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 Like a complete unknown. Like a rolling stone. [Esteban & Cypris]

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Anthea P. Iordanou
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MessageSujet: Like a complete unknown. Like a rolling stone. [Esteban & Cypris]   Sam 7 Fév - 19:46





    La poussière qui vous brouille la vue et vous permet de disparaître aux yeux de votre assaillant. Les cris qui vous anesthésie l’ouïe de sorte que vous avez l’impression que plus rien d’autre n’existe et ne pourra jamais exister par la suite. L’odeur de sang qui vous monte à la gorge, vous saisit au plus profond de vous-même avant que vous vous y habituiez. Ce n’était pas sa conception de la guerre. Elle n’avait rien à faire dans les batailles. Son travail, ses choix se situaient en amont. Dans la conduite des plans d’attaque. Dans les lieux de réunion pour décider de mener la façon dont la bataille allait se dérouler. Ou encore dans les réflexions de quelconque général pour décider d’un moyen qui permettait de remporter la lutte en faisant le moins de victime possible. Aujourd’hui, elle pourrait s’en donner à cœur joie. Il suffisait d’une bombe correctement placée pour éviter d’autres morts. Mais c’était tellement aléatoire et ses convictions lui interdisaient de s’en prendre à des civils. Si elle avait encore eu du pouvoir, Hiroshima et Nagasaki n’auraient jamais eu lieu. Du moins, pas de cette manière. Mais elle n’était plus rien. Elle en revenait même à regretter l’époque ancienne où les technologies et l’intelligence n’étaient pas réellement au cœur des préoccupations. Au moins, avait-elle encore de l’influence. Et cette guerre de Troie, restée dans les annales, en avait représenté le summum. Un summum auquel elle repensait de temps en temps en souriant. C’était tout ce qu’elle pouvait en obtenir.

    Il existait cependant des choses qu’elle regrettait avoir faite cette décennie là. Maintenant que l’entente avec Aphrodite était bien meilleure, la gifle qu’elle lui avait infligé durant une bataille, elle n’en était plus réellement fière. Mais c’était l’époque qui avait voulu ça. Elle avait encore la rancœur de n’avoir pas remporté ce stupide concours de pomme. De toute façon, qu’est ce qu’elle aurait bien pu faire d’une pomme en or. Ce n’est pas comestible et on ne peut pas dire qu’elle soit aussi seyante pour la porter en pendentif comme un trophée. Non, c’était juste une question de fierté. Elle comprenait largement qu’Héra ne l’ait pas remportée. En effet, elle était toujours enlaidie par sa jalousie maladive à l’encontre de son époux, aujourd’hui comme hier. Mais elle ? Elle était belle, intelligente, le regard rusé et espiègle. Et cet humain avait opté pour l’amour plutôt que pour la gloire de la bataille. Quel imprudent. Etait-ce seulement un homme ? Un vrai ? L’amour ne sert à rien. L’amour n’est rien. Il vous affaiblit quand vous devez être fort. Il vous tourne l’esprit lorsque vous devez penser. Il vous pique de douleur quand le repos sur votre esprit doit se faire. Non, l’amour n’a rien de noble comme pourrait l’avoir la victoire. Rien d’aussi grisant, d’aussi intense que la gloire.

    Par contre, pour certains faits d’arme, elle ne les regrettait pas une seule seconde. Ainsi en était de la pierre jetée à l’encontre de son frère cadet, Arès. Ils n’avaient jamais su trouver un terrain d’entente. Ils étaient tellement différents que la conciliation être leurs deux visions était mission impossible. Pourtant, ils étaient intéressés par les mêmes choses ce qui aurait dû les rapprocher. Se compléter. Mais il y ait des liens qui ne pouvaient jamais être positifs, des caractères qui ne pouvaient jamais s’entendre. Les millénaires avaient eu beau s’écouler, la haine qui existait entre les deux divinités n’avait jamais cessé, ne s’était même jamais amoindrie à un moment ou à un autre de l’histoire. Encore heureux qu’ils ne vivent pas ensemble. Raison pour laquelle, elle vit rouge en croisant le dénommé Esteban dans cette vie tandis qu’elle rentrait après sa journée de travail.

    « Qu’est ce qu’il fait ici ? » les interrompit-elle, sans se soucier de leur occupation, la voix glacée, le regard noir.

    Elle était chez elle. Elle n’avait pas la moindre intention de croiser des individus qu’elle n’avait pas envie de se coltiner. Elle le faisait déjà à l’extérieur.


[Début court parce que je savais pas trop dans quoi j'intervenais. Laughing Ordre : Anthea/Esteban/Cypris]

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Esteban L. Goerdizös

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MessageSujet: Re: Like a complete unknown. Like a rolling stone. [Esteban & Cypris]   Mer 11 Fév - 0:48


    Pour certains, ce n’est qu’un coucher de soleil. Pour d’autres, il s’agit de bien plus. D’une nouvelle vie à endosser, un autre visage à arborer, des aventures, des batailles mais différentes de celles de la journée. Quand la journée ressemblait à une guerre, la nuit penchait du coté de l’amour. Et ce, depuis plusieurs millénaires. Pendant que certains dorment ou boivent à ne plus avoir soif, certains attendent la nuit pour se laisser aller à aimer. Certains disent qu’il n’y a pas d’heure pour cela, l’amour est intemporel, universel et pour tous. Les idiots qui ont écrits ça n’y connaissent rien … Ils ne savent pas que depuis des millénaires, certains scrutent le ciel à voir le soleil rougir et descendre pour se perdre dans l’immensité de l’océan pour laisser la lune régner sur le ciel avec son armée d’étoiles. Un spectacle vu des milliers de fois, voire plus depuis trois millénaires, mais ne jamais s’en lasser, pourquoi pas arborer un sourire, léger en coin, pour baisser les armes et laisser son cœur battre. Quand la guerre laisse la place à l’amour, ça change une personne et une vision d’un soleil couchant comme il y en a eu des millions depuis que le monde est monde.

    Et un spectateur admirait cette magnifique vision avec de nombreux souvenirs. A l’époque, il se nommait Arès, Dieu de la Guerre, et vivait avec ses cuirasses et casques, paré à la bataille où il se jetait à corps perdu. Epée à la main, il se jetait à corps perdu pour décapiter les têtes passant à sa hauteur, à planter en plein abdomen et continuer sans se retourner tandis que les infortunés se pliaient en deux, tombaient à genoux et expiaient dans l’honneur d’un guerrier. Voila comment il fallait mourir quand on est un homme, au combat. Et chaque jour où Hélios apparaissait à l’horizon pour annoncer un nouveau jour, Arès trouvait champ de bataille où déchainer sa colère avec ses deux fils, hurler sa haine se battre inlassablement, toujours avec le même acharnement sans jamais baisser les bras. Il n’aimait pas les défaites, cherchait la victoire à tout prix. Mais, quand Hélios quitte le ciel pour laisser place à l’obscurité, il savait que l’heure venait à montrer une autre face, retirer ses cuirasses et avait rendez vous avec l’Amour. L’incarnée perfection qu’il n’avait le droit de voir qu’une fois la nuit tombée pour ne jamais se faire prendre, quand le mari travaillait encore et quand l’Olympe sommeillait, Aphrodite et Arès s’aimaient à l’abri des regards. Jusqu’au jour où ils se firent prendre. Mais de leur relation avaient donné de magnifiques enfants. Comme quoi, l’Amour et la Guerre ne sont pas si incompatible, on fait faire l’amour et la guerre. Les siècles se sont écoulés et ils se sont revus, toujours dans cette tendre obscurité. Comme une sécurité, comme une habitude. Et quand Hélios ne fut plus, cela resta ainsi, impossible de changer une manière de procéder. Alors un coucher de soleil signifiait souvent un rendez vous alors Arès avait souvent contemplé le ciel avant de partir en chemin et s’en aller peu avant l’aube.

    Et aujourd’hui, Esteban agissait toujours de la sorte. Il contemplait l’horizon, assis en tailleur sur un rocher. Rien de plus beau à voir comme spectacle après avoir passé sa journée avec des humains idiots et peureux, ils ne savaient pas se battre, cela en devenait désolant. Où sont passés ces vaillants guerriers sans peur mais avec honneur, courant vers le combat le cœur battant mais avec la gloire si la mort venait à les faucher ? Aujourd’hui, ils s’enfuyaient à la moindre réticence, tremblaient devant la violence et n’osent pas frapper de peur de faire mal. Mais c’était le but ! Le jeune homme passa la main dans ses cheveux et secoua la tête avec un long soupir de lassitude. Le dernier rayon du soleil s’éclipsa dans l’eau devenue sombre et lui se leva de toute sa hauteur et s’étira, son torse musclé se bomba sous sa chemise noire et ses biceps se vinrent à tendre le tissu étroit. Puis il sauté de son rocher et marcha sur la plage jusqu’à la villa. Il avait un peu d’avance sur l’horaire convenu. Oui, à l’heure de la technologie, on ne disait plus après le coucher du soleil mais plutôt à 20h, il fallait avancer avec son temps. La villa se profilait au loin. Cypris, le nouveau prénom d’Aphrodite, lui avait promis qu’ils ne seraient que tous les deux, ce sera parfait pour se détendre et calmer sa colère.

    Et si avant, il passait par la fenêtre du balcon, aujourd’hui il sonnait à la porte. Là encore, le progrès et l’évolution des mœurs. Autrefois romantique, il pourrait passer aujourd’hui pour un cambrioleur. Et lorsqu’elle vint lui ouvrir, il offrit son plus beau sourire et montra une bouteille de vin dans une main. Ceux qui parlent de vivre d’amour et d’eau fraiche sont stupides. Il faut remplacer l’eau par le vin, cela est tellement plus délicieux.

    Bonsoir l’Amour. Je suis pile à l’heure.

    Derrière lui, les cloches tintèrent huit fois. S’il avait de nombreux défauts, la ponctualité faisait partie de ses quelques qualités restantes. Il s’approcha de la jolie brune pour la saisir de sa main libre à la taille, l’attirer contre lui et l’embrasser avec passion tandis que son pied refermait la porte pour leur laisser un peu d’intimité. Esteban savait qu’il n’était pas l’élu du cœur de la belle, elle avait passé les siècles à courir après la réincarnation d’un humain. Et bien qu’il trouve cela stupide, il l’acceptait tant qu’elle lui accordait un peu de temps pour ces soirées en tête à tête où il pouvait profiter de sa compagnie. Elle le conduisit dans la maison par la main et il se laissa faire, la suivit jusqu’à la cuisine où il posa la bouteille et la prit par la taille pour l’embrasser dans le cou tandis qu’elle cherchait des verres. Le jeune homme se perdit dans la chevelure de la belle puis déposa quelques baisers dans le cou.

    Alors qu’as-tu prévu pour notre soirée ? Tu as déjà mis à la porte les indésirables parasites, dis moi que nous avons tout le temps, qu’aucun ne reviendra nous perturber. Cela fait bien quelques semaines que je n’ai pas eu de tes nouvelles, je m’inquiétais.

    Jamais il n’allait vers elle, Esteban la laissait décider si elle voulait le voir, il ne voulait pas l’obliger à quoique ce soit, contrairement à bon nombre de femmes. C’est fou comment la nuit peut calmer les furies d’un dieu colérique. Mais un rien pouvait les réveiller. Trop occupé avec la jolie Cypris, il n’entendit pas la porte ni les pas dans la villa. Il avait autre chose à penser, un cou à embrasser et humer son doux parfum dans son cou. D’un coup, il entendit une voix bien trop familière et il suspendit tout geste. Ses mains se crispèrent autour de la taille de la jolie brune, son doux souffle devint plus rauque et son sourire disparut au profit d’un visage crispé et ses yeux devinrent d’un bleu plus foncé, presque noir.

    Ce n’est pas vrai … Maugréa t’il tout bas.

    Il se retourna et, l’espace d’une volte-face, Esteban aurait espéré n’avoir entendu des voix. Malheureusement non, elle se tenait là, l’air aigre. Athéna … Anthéa dans cette vie. Sa sœur. Son ennemie plutôt, et ça faisait depuis toujours. Jamais les deux dieux de la guerre ne s’entendirent jamais, toujours des pensées opposées. Et entre eux les disputes devenaient pires que des tempêtes.

    IL espérait passer une soirée loin de la vision de ta face putride et faire ce que ton serment ne t’autorise pas à faire … C’est con hein ! Répliqua-t-il avec férocité.

    S’il aurait pu la tuer sur l’instant, il l’aurait fait. Son regard la fusillait sur place. Et c’était parti pour un trio infernal, comme lors de cette bonne vieille Guerre de Troie.
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Cypris A. Kléatos
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MessageSujet: Re: Like a complete unknown. Like a rolling stone. [Esteban & Cypris]   Dim 15 Fév - 16:22

    Cypris avait passé sa journée à servir des cafés à l'Astartes, hôtel de luxe de la ville de Santorin dans lequel elle travaillait depuis près de 3 ans maintenant. Et ce n'était bien évidemment pas grâce à son salaire qu'elle et ses amis avaient pu se payer le luxe de vivre dans la belle villa Théra. La jolie déesse n'appréciait pas particulièrement son travail, mais il lui permettait d'avoir des contacts avec les humains de la manière la plus simple qui soit. Elle les servait. Quel comble pour la jeune femme qui avait pendant deux siècles eut l'habitude qu'on réponde immédiatement au moindre de ses caprices ! Elle se disait que ce n'était certainement pas en agissant comme une esclave de l'ancien temps qu'elle parviendrait à forcer les humains à avoir de nouveau foie en l'amour, mais pour l'instant, elle n'avait pas grandement le choix.

    La jeune déesse, passait alors son temps à virevolter de tables en tables, gracieusement, en offrant des boissons et des sourires. Elle était vite devenue la serveuse préférée de ces messieurs, et malgré leur jalousie maladive, les femmes ne pouvaient s'empêcher de la trouver charmante. Malgré les années qui passaient, s'il y avait une chose qui fonctionnait toujours, c'était l'attraction et l'admiration qu'elle provoquait. Rien de tel pour une Déesse de l'amour. Cependant, depuis quelques temps, elle prenait son rôle bien à la légère, et l'augmentation des divorces de ces dernières années, illustraient bien son propos. En panne d'amour, la jeune femme n'en offrait plus aux autres. De temps à autre, elle refaisait naître quelques vieux sentiments à la terrasse de cet hôtel, mais elle ne se souvenait plus de la dernière fois où elle avait créer un couple. Pourtant, on lui devait toutes les plus belles histoires d'amour de l'Histoire. De Roméo et Juliette, Hélène et Pâris, Napoléon et Joséphine, à Tristan et Iseult. Aujourd'hui, elle se contentait d'observer les déchéances amoureuses... de loin.

    Lorsqu'elle franchit le seuil de sa villa, en fin d'après midi, elle repensa à ce client sans gêne qui n'avait pas hésiter à la peloter pendant son service. En souriant, elle ne pu s'empêcher de penser que si Arès, ou Esteban, avait été là, l'homme n'aurait à cette heure ci, plus de bras. A la place, c'était Cléante, le patron de l'hôtel, qui avait viré le client sans ménagement. Ce genre de comportements n'arrivaient que rarement en réalité. Même si les hommes en éprouvaient l'envie, la jeune femme dégageait quelque chose qui les empêchait toujours de tenter quoi que ce soit à son encontre. Sans doute un reste de sa divinité passée. Une fois passé le seuil de sa maison, la Déesse poussa un soupir de soulagement. Ici, elle pouvait être enfin elle même, et plus cette simple humaine. Aphrodite avait tellement évoluée en plusieurs millénaires. Sa candeur, sa naïveté avait disparu avec les siècles pour laisser place à une Déesse de l'amour blasée. Le 21ème siècle avait eut raison d'elle.

    Elle avait rendez vous avec Esteban dans moins d'une heure. Malgré les siècles, les changements de corps, d'époque, de contexte, ils ne se voyaient encore que la nuit. Malgré son tendre attachement, Cypris veillait à ce qu'il ne s'agisse que de nuits et de parties de jambes en l'air entre eux. Elle n'avait plus envie de plus, et plus envie d'avoir mal. Pourtant, elle l'attendait toujours avec impatience, appréciant son charisme et son caractère. Et il ne fallait pas omettre que son nouveau corps était particulièrement attirant. La jeune femme passa un long moment à brosser ses cheveux et lire un roman avant que ne sonne vingt heures. Pile à l'heure, elle entendit la sonnette retentir. Un sourire aux lèvres, elle rejoignit la porte où il l'attendait. Devant la porte, il cachait le soleil qui se couchait derrière lui, un sourire aux lèvres et une bouteille de vin à la main.

    ESTEBAN - Bonsoir l’Amour. Je suis pile à l’heure.
    CYPRIS - (sourire) Comme toujours.

    Il ne la laissa pas vraiment parler plus, puisqu'il se saisit de sa taille et l'attira brusquement à lui. La déesse était habituée à ses étreinte. Il était plus passionné et fougueux. Peu appréciaient la violence qui le caractérisait, pourtant elle qui était délicate, n'avait jamais eut à s'en plaindre. Cypris resta collé à son amant quelques secondes avant de l'attirer vers la cuisine. La jeune Déesse s'était arrangé pour que ses colocataires soient tous de sortie ce soir, car même si elle les appréciait tous à leur manière, ils avaient tous besoin d'un peu d'intimité de temps à autre. Aujourd'hui, elle partageait la belle villa Théra avec trois autres divinités. Tout d'abord il y avait les jumeaux Artémis et Apollon, son alter égo dans le règne de la beauté, puis Athéna. Même si la cohabitation n'avait pas été facile au départ, ils avaient tous finit par faire en fonction des caractères des autres et s'étaient liés d'une étrange amitié.

    ESTEBAN - Alors qu’as-tu prévu pour notre soirée ? Tu as déjà mis à la porte les indésirables parasites, dis moi que nous avons tout le temps, qu’aucun ne reviendra nous perturber. Cela fait bien quelques semaines que je n’ai pas eu de tes nouvelles, je m’inquiétais.

    Il ne restait jamais bien loin d'elle lorsqu'ils étaient ensemble, aussi là, alors qu'elle servait la boisson dans deux verres ballons, il avait son bras autours de sa taille. Pourtant il n'était pas intrusif. Si elle voulait être seule, il la laissait sans faire de difficultés. Et ces dernières années, Cypris avait de plus en plus appris à aimer la compagnie de sa personne et ne plus avoir constamment besoin d'un homme à ses côtés. Il s'était inquiété et elle le rassura d'un baiser, sachant qu'il n'exigeait pas d'elle une quelconque explication.

    Rapidement, elle sentit le Dieu crisper son étreinte sur elle, et la raison se fit valoir très vite. Anthéa venait d'entrer dans la pièce et les dévisager en cachant difficilement le dégoût sur ses traits.

    ESTEBAN - (maugréant) Ce n'est pas vrai...
    CYPRIS - (bas) Calme toi. Elle ne va pas rester.
    ANTHEA - (froide) Qu'est ce qu'il fait ici ?
    ESTEBAN - IL espérait passer une soirée loin de la vision de ta face putride et faire ce que ton serment ne t’autorise pas à faire … C’est con hein !
    CYPRIS - (froide) Stop. (à Esteban) Allez, monte dans la chambre. (à Anthéa) J'avais demandé à être seule ce soir...

    Le silence qui lui répondit, l'absence de réaction et les regards meurtriers qu'ils échangèrent eurent raison de sa motivation à éviter le conflit entre eux deux. Elle soupira, se dégagea de l'étreinte d'Esteban et alla se poser sur un tabouret de la cuisine, pour les observer se disputer. Avec un peu de chance cela ne durerait qu'une dizaine d'heures... Cypris soupira et se saisit d'un verre de vin qu'elle descendit d'une traite. Si elle devait être témoin d'une prochaine guerre, elle préférait imiter Dyonisos et être complètement saoule.


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    DON'T SAY YOU CARE
    I'M NOT HUMAN
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Anthea P. Iordanou
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MessageSujet: Re: Like a complete unknown. Like a rolling stone. [Esteban & Cypris]   Dim 17 Mai - 13:55

Malgré le principe d’immutabilité des divinités grecques, Athéna avait réellement changé. Son caractère surtout. Son physique avait toujours cette constance inintelligible. Une grande femme aux longs cheveux bruns pourvu de yeux verts vifs et intelligents. Seulement au fil des vies passées, des existences sacrifiées, ses traits s’étaient aigris, du dédain s’était inscrit dans chacune de ses moues et dans chacun de ses regards. De déesse bienveillante et aimée, voire idolâtrée des hommes, elle était devenue une jeune femme, une banale mortelle, asociale qui n’hésitait pas à passer ses nerfs sur les personnes qui avaient le malheur de l’entourer. En ce sens, elle s’était rapprochée moralement de son ténébreux frère cadet, lui aussi soumis à ses colères que l’on savait titanesque et qu’il valait mieux ne pas provoquer si l’on souhaiter ne pas avoir à prier –comble de l’ironie – pour avoir suffisamment d’influence afin d’avoir une chance de se réincarner dans la vie suivante. Mais pour le reste, elle refusait catégoriquement d’avoir à faire avec son cadet.

La haine était la seule au rendez –vous pour ces deux divinités dès lors qu’elle se rencontrait. Pas une fois, elles ne s’étaient entendues. Pas une seule fois, elles n’avaient enterré la hache de guerre entre elles. Comment pouvait-on le faire lorsque l’on avait été façonné, destiné à devenir les deux visages de la guerre. L’un dans sa bassesse et sa violence, dans le sang et la furie la plus bestiale qui permettait de remporter sur les plus faibles comme les plus agiles. L’autre dans sa réflexion et sa trahison, dans la lâcheté et la distance la plus mesurée qui permettait de remporter sur la masse et les plus forts. Deux visages d’une seule et même figure. Opposés l’un à l’autre mais disposant d’un tronc commun. L’entente était impossible. Tout comme l’ignorance qui aurait pu éviter de nombreux conflits. Non, jamais ils ne pourraient s’entendre. Peu importe que l’entente s’était réchauffée entre Aphrodite et Athéna alors que même tout les opposait également. L’amour et la virginité. La concupiscence et la froideur.

Ce qu’il faisait ici ? « Il espérait passer une soirée loin de la vision de ta face putride et faire ce que ton serment ne t’autorise pas à faire … C’est con hein ! » La déesse se contenta de lever les yeux au ciel en entendant une telle réflexion et secoua négativement la tête. S’il pensait la mettre en rogne en utilisant un tel vocabulaire, il réussissait juste à apporter la preuve vivante qu’il ne méritait pas sa place dans l’Olympe et qu’il ne valait pas mieux que ces insectes rampants dont ils avaient été obligés d’emprunter l’existence. « Arès, Arès, Arès, souffla-t-elle d’un ton de désolation. Tu es la preuve – malheureusement vivante – de la raison pour laquelle nous avons été obligés de descendre. Je serai presque honteuse d’appartenir à la même famille et au même rang que toi si tout le monde ignorait qu’il devait y avoir nécessairement un rejeton qu’on a oublié de passé au vide-ordure dès la naissance car on n’avait qu’une seule hâte : oublier jusqu’à son existence même. »

Aphrodite tenta de calmer les esprits ou de les apaiser mais lorsque ces deux-là étaient réunis, la déesse de l’amour était parfaitement placée pour savoir que rien d’autre n’existait plus à leurs yeux que la haine indicible qu’ils éprouvaient l’un à l’encontre de l’autre. Ils étaient comme enfermés dans une bulle de colère et de noirceur, une bulle où quiconque s’en approchait risquait de se brûler les ailes. « Je suis chez moi à ce que je sache. » grommela-t-elle à son encontre lorsqu’elle lui rappela qu’elle lui avait bien demandé d’avoir la villa pour elle-seule.

Athéna avait une très bonne mémoire et avait pensé à lui faire plaisir … l’espace de trois secondes peut être. Pas davantage. La vérité était qu’elle avait eu une longue journée. Qu’elle avait dû supporter la vue de ces êtres humains qu’elle avait pendant si longtemps protégés envers et contre tous et qui l’avaient remercié en la faisant déchoir. Qu’elle avait vu Cléanthe avec son épouse juste avant d’être témoin des exploits de séduction de Timothée à l’encontre d’une quelconque touriste bulgare ou norvégienne. Et qu’elle avait abandonné l’idée de passer la soirée avec Artémis, la déesse dont elle était le plus proche, lorsqu’elle l’avait vu avec son jumeau. Mieux valait ne pas interférer ces deux-là lorsqu’ils étaient en tête à tête. La vérité était qu’elle était trop asociale pour passer ses soirées ailleurs que chez elle, dans sa chambre ou sur la terrasse devant un bon livre d’auteur moderne pour parfaire sa culture. Pathétique si on n’appréciait pas ce genre de soirée.

Elle planta ses yeux dans ceux de son frère y déversant toute la colère et le mépris qu’elle pouvait éprouver à son encontre. Sans s’en rendre compte, elle contracta son poing droit, n’ayant qu’une envie : attraper les galets qui servaient d’ornements dans la plante qui se trouvait à côté d’elle et de lui envoyer à la figure pour briser ce nez comme elle l’avait fait durant cette fameuse guerre. Le rocher ne serait pas de la même taille, les pouvoirs étaient amoindris mais l’intention demeurait la même. Et une fois encore, elle avait bien l’intention d’avoir le dessus sur le représentant de la furie guerrière dans toute sa laideur.

« Tu as un chez toi, il me semble. Et vu la valeur de tes colocataires, ne serait-il pas mieux de s’y rendre pour vous adonner à vos jeux d’outrecuidance et de concupiscence de vos amours légères – si on peut nommer cet acte répugnant – de cette manière ? » l’interrogea-t-elle, comme si elle ne comprenait pas alors que la seconde suivante, elle claquait des doigts se remémorant soudain. « Oh mais non, bien sûr que non. Pas devant Héphaïstos. Il est vrai que cela rappellerait trop cet épisode honteux de ta vile existence. Ce filet … rien que d’y penser, j’en ris encore. Presque aussi drôle que ce rocher que tu as eu le bonheur de recevoir en plein visage, y perdant la moitié de tes pauvres neurones qui se battaient déjà en duel dans ta boîte crânienne vide. Ca aussi c’était amusant. » N’y tenant plus, elle attrapa un des galets et se mit à jouer avec, le lançant en l’air. « Mais on peut toujours réitérer l’expérience si tu t’entêtes à être dans mon passage. »

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