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 " In their eyes is the place that you find " [ Belen / Léandre ]

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MessageSujet: " In their eyes is the place that you find " [ Belen / Léandre ]   Lun 9 Fév - 17:24




    Un soleil au zénith de sa gloire, propageant son énergie ardente sur Santorin et ses habitants. Une chaleur affable, embaumé d’un vent frais et délicat. Les conditions rêvées, et idéales pour entreprendre ce genre de projet. Une idée qui avait soudainement germée d’un recoin sombre de mon esprit, telle une détonation. Comme toujours, j’agissais guidé par mon instinctivité. Ma vie toute entière était une succession d’imprévu, de coïncidence, de hasard, surtout. J’aimais l’inattendu, ne pas savoir de quoi demain sera fait, fermer les yeux, savourer, et fuir la routine, qui, vicieusement, provoquait la mort certaine et progressive de vos sens, de votre jovialité intérieure. Un fléau sous-estimé, qui pouvait nuire à vos journée, et hanter vos nuits. Fort heureusement, ça n’était pas mon cas. Pas encore. M’étant fait une promesse personnelle de ne jamais sombrer dans une quelconque accoutumance, quelle qu’elle soit. Pour ce faire, j’évitais au mieux de ne pas m’attacher de façon excessive aux gens, et plus particulièrement aux femmes, quitte à se comporter comme un véritable salop. J’en étais peut-être un, après tout. Mais, les addictions sont imprévisibles, indétectables, vous tombent dessus et vous rongent l’esprit, irrémédiablement …

    Les mains empoignant le volant de ma vieille carlingue décapotable, j’avisais l’océan, songeur. Je n’étais pas encore tout à fait conscient dans quoi je m’embourbais, tout ce que je savais - à en juger par ce flux d’excitation récent -, c’était que j’en avais très envie. Envie d’apercevoir une ébauche de sourire honnête prendre forme sur ses lèvres, à elle. Ayant pourtant découvert - parfois à mes dépends -, que cette quête semblait vaine, je ne désespérais pas. Ca n’était pas mon genre, et je m’amusais même de cette situation … Les pieds collés au sol, je fis véhément claquer la portière du véhicule avant d’entreprendre une marche vers l’inconnu. Au court d’une investigation plutôt brève, j’eus appris que la jeune Belen travaillait ici, au centre de plongée. Il m’était déjà arrivé de visiter les fonds marins, à maintes reprises d’ailleurs. En revanche, prendre des cours dans l’unique optique de se délecter du regard de sa monitrice, ne m’était encore jamais passer par l’esprit. Il n’était jamais trop tard pour bien faire.

    Après plusieurs tentatives inefficaces aux travers du bâtiment, j’eus finalement décidé de parcourir le ponton surplombant le bord de l’océan. Idée concluante. De profil, la chevelure dorée rutilante sous les rayons ancestraux du soleil, j’aperçus la douce, et ô combien terrible Belen. Me glissant derrière elle, j’essayais de favoriser l’effet de surprise, puis le brisa de ma voix emprunt d’espièglerie.

    « Belle journée, n’est-ce pas ? » Je ne la regardais pas, mais imaginais parfaitement son regard fusilleur. Par conséquent, je ne savais pas encore si ses prunelles bleutés s’étaient déjà posées sur moi, ou pas. A l’instant même où mes yeux daignèrent finalement s’attarder sur la belle, je repris, reluquant à la va-vite le matériel de plongé non loin d’elle.

    « J’aimerai apprendre. En compagnie d’une personne compétente, et intransigeante. J’avais pensé que vous feriez parfaitement l’affaire. » Un de ces sourires mutin que l’on me connaissait bien, vînt doucement s’esquisser sur mes lèvres. J’attendais sa réaction avec hâte, sachant éperdument qu’elle n’aurait rien de complaisante à mon égard.

    « Par contre, si vous pouviez rester habillée cette fois-ci, ça m’arrangerais. J’aimerai me concentrer sur le fond marin … » Un autre sourire, plus provocant cette fois, ornait mon visage. J’avais bien entendu fais référence à notre première rencontre, en sachant que l’allusion était trop énorme pour rester incomprise. Je savais que faire cela m’attirerais ses foudres, mais peu importe. Jouer avec le feu était une chose que j’appréciais, et je n‘appréhendais pas le risque de me brûler.
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Belen C. Kalligaris
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Date d'inscription : 19/01/2009
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Divinité jouée : Artémis
Pouvoir/Humanité Développée : communiquer avec les animaux.

Emploi : monitrice de plongée
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MessageSujet: Re: " In their eyes is the place that you find " [ Belen / Léandre ]   Mer 11 Fév - 1:19


      « Belen? »
      « Oui? »
      « Cesses d'employer ce ton avec moi. »
      « Je ne vois pas de quoi tu parles, cher oncle... » répliquais-je en passant la tête par l'entrebaillement de la porte de la cabane principale du centre de plongée, affichant bien évidement une moue totalement innocente, frisant l'insolence.
      « Arrêtes de te foutre de ma gueule Belen. » enragea soudain mon oncle.
      « Bon, au lieu de me prendre le chou, tu vas me dire ce que tu veux... J'ai des choses à faire pour les prochaines pompes à fric. »
      « Bordel Belen... Je me demande encore comment j'ai fais pour t'engager. Et les clients... »
      « Tu m'emmerdes Poséidon ! Ton fric, c'est moi qui te la ramènes... C'est moi la meilleure et tu le sais. Maintenant, vu que t'as décidé de rien dire mais de me faire chier, je me casse. » finis-je par protester en claquant la porte.

    C'est d'un pas vif que je me dirigeais vers une autre cabane qui renfermait toutes les bouteilles d'oxigêne, tout en ruminant sur mon abruti d'oncle. Poséidon avait vraiment le don de me mettre en rogne, il était constamment sur mon dos et je me demandais souvent ce que je faisais en tant qu'employée chez lui, j'aurais très bien pu démissionner. Le vieux croûton qu'il était aurait bien été dans la merde... J'étais, je suis, et je resterais la meilleure... Bon après lui ok, parce que mon domaine de prédilection est la fôret. Mais la nature est mon élèment et la mer fait partie de la nature. C'est comme ça, c'est inné.

    La journée s'annonçait tranquille, le soleil était présent, mais il fallait dire que la saison touristique n'était pas à son apogée en ce moment, et ce n'était pas pour me déplaire. La fibre sociale ne m'avait pas vraiment été accordé à la naissance, profitant à Apollon. Ah Apollon... Tout mon opposé. Enfin, c'est ce que tout le monde dit. Ok, je n'allais pas dire les contredire. Je me souvenais parfaitement des moments où j'avais été mise à l'écart, au profit du dieu civilisateur. Je n'étais pas du genre à m'en faire pour si peu, mais je les aurais bien massacré de ne pas me prêter attention. Je n'étais pas invisible, certes fière, insoumise, et pourquoi pas sauvage comme le dit si bien mon jumeau, mais quand même.

      « Belen, accélère! »
      « Vas te faire voir! »

    Relation conflictuelle en permanance. En réalité, cela me faisait rire... Galinós n'avait tellement pas d'emprises sur moi, malgré ses efforts certains pour, que cela en devenait risible. Il se donnait l'air tellement supèrieur avec son ambition dévorante qu'il ne se rendait même pas compte que je me moquais constamment de lui. Une fois que j'eus terminé ma tâche qui consistait à vérifier la contenance de chaque bouteille et de les remplir au besoin, je les chargeais une à une sur un chariot métallique afin de les sortir du local pour les diposer de façon à ce que les pauvres petits touristes ne soient pas perdus. Me servant de ma superbe force musculaire, j'exagère un peu, je sais, je poussais le chariot dehors afin de tout mettre en place mais c'était sans compter sur mon oncle, et oui, toujours le même. Le vieux croûton brun qui fait les comptes, assis sur sa chaise en plastique.

      « Belen, vas vérifier le bâteau, j'ai eu un souci avec le moteur hier et je crois qu'il manque des masques... »
      « Oui chef! » m'exclamais-je, d'une manière un peu moins sèche, en passant devant le comptoir derrière lequel il était.

    Le bi-moteur était déjà accosté au ponton et je n'eus pas besoin de nager pour le ramener au bord, Galinós l'ayant déjà fait. Ôtant mes chaussures, je montais sur le bâteau et en fit rapidement le tour, vérifiant que tout était ok. Le check-up du matin afin d'éviter les problèmes la journée. Un coup d'oeil à ma montre, il était neuf heures quarante, les clients n'allaient pas tarder et déjà les premières navettes et scooters arrivaient. Je soupirais. Ne pouvaient-ils donc pas arriver à l'heure ? Non, ils étaient obligés d'arriver en avance afin de poser milles et unes questions qui avaient le don de m'agacer prodigieusement. Retournant sur le ponton, je m'y assis, juste à côté de l'embarcation, balançant mes pieds dans le vide. Poséidon pouvait très bien se débrouiller pour accueillir les premiers arrivants, si c'était moi, ils risquaient de repartir aussi sec pour ne revenir qu'à dix heures piles... Ou pas.

      « Belle journée, n’est-ce pas ? »

    Je rêvais? Enfin je l'éspèrais secrètement... Ou c'était plutôt un cauchemar. Cette voix, enjouée et vibrante, teintée de malice et d'espièglerie. Je l'avais enregistré dans mon esprit, et la petite lueur « warning » venait de s'allumer, ne cessant de clignoter. Léandre. La dernière personne que j'avais envie de voir. Je faisais d'ailleurs tout pour ne pas le voir, mais il semblait me suivre à la trace, tel un chien avec son maître. Pire, j'étais persuadé qu'il me collait, comme une sangsue. Je sentis irrémiédiablement la grimace se dessiner sur mon visage, et par reflexe me retournait. Le garçon était juste derrière moi, me cachant le soleil de par sa posture. Il me fixait, et j'aurais du l'envoyer ballader pour tant de lourdeur, mais je me levais, prenant appui sur mes mains.

      « Si vous l'dites... » soupirais-je en posant une main sur ma hanche, il me bloquait le passage.
      « J’aimerai apprendre. En compagnie d’une personne compétente, et intransigeante. J’avais pensé que vous feriez parfaitement l’affaire. »
      « Pardon? »

    La surprise dans ma voix n'était pas feinte, ce Léandre voulait vraiment gâcher ma journée. Il était hors de question que je lui donne des cours, plutôt crever, enfin bien grand mot vu ma condition et mes réincarnations successives. Non mais franchement, il avait craqué son slip ou quoi ? Il pensait vraiment que j'allais lui donner des cours. Ok, ok... C'est mon boulot mais... Pas lui. Hors de question !

      « Par contre, si vous pouviez rester habillée cette fois-ci, ça m’arrangerais. J’aimerai me concentrer sur le fond marin … »
      « Ma palanquée est complète. »

    Mon ton s'était fait sec et tranchant, et la claque partie immédiatement, sur le coup de la colère. Il avait beau me dépasser en taille d'une tête, je n'en restais pas moins redoutable depuis mon petit mètre cinquante-cinq, et là, il venait de dépasser les bornes. La marque de mes doigts étaient encore visible sur sa joue mal rasée alors que je le poussais pour m'éloigner, revenant à la cabane principale.

      « C'est qui? »
      « Tu es bien trop curieux Galinós. »
      « Si c'est un client potentiel, j'ai tous les droits. » répliqua t-il alors qu'il était entrain de sortir les gilets qui servaient à porter les bouteilles et le matériel pour plonger.
      « Je ne le veux pas avec moi. »
      « Tu vas être obligé ma chère Belen... Je ne sors pas aujourd'hui. Il y a juste Zach, le petit jeune, qui vient faire le bâteau. »
      « Non mais je rêve! »
      « Belen ? C'est moi qui décide ici... Tu le mets dans ton groupe de dix heures. Un point c'est tout ! »
      « Et si je n'ai pas envie? »
      « T'es pire qu'une gosse... »

    Je soupirais alors qu'il s'éloignait pour faire la causette avec les touristes déjà arrivés, un vieux couple qui pouvaient plonger en autonome, chose que je sus en jetant un oeil à la feuille de présence. Un baptème était prévu aussi. La poisse ! Mes yeux aussi azurs que la mer se tournèrent en direction du ponton et lorsque je l'aperçus, il n'avait décidement pas abandonné, je lui fis un signe de la main. Il fallait clairement pour lui qu'il se bouge les fesses.

      « J'ai de la place à dix heures... Ca vous va ? De toute façon, c'est cela ou rien. »

    Et toc ! C'est pas parce que j'avais baissé les armes face à mon oncle que j'allais faire ma douce, loin de là.

      « Vous avez quel niveau? »

_________________


Oh, mon Egerie,
Quittons ce bitume qui nous rend gris,
Nous abrutit et salit nos plumes.
Oh, toutes ces prairies,
Si près d'où je viens, si loin d'où je suis.
Si loin d'où je suis, si près d'où je viens.
Kaponz & Spinoza - Exil
chamallow - crocodile
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