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 Retour dans le passé... [Belen]

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MessageSujet: Retour dans le passé... [Belen]   Mer 18 Fév - 17:40


« Tell me that we belong together.
Dress it up with the trappings of love.
I'll be captivated,
I'll hang from your lips »



    FLASH BACK 1 – Enfance des jumeaux

    Belen – « Dorian, c’est à moi ! Redonne-moi ça ! MAMAN ! »
    Dorian – « Bravo, ton jeu d’actrice est très bien ma sœur… on dirait presque toi dans tes jeunes années divines. » murmura Apollon à l’oreille d’Artémis en retenant un rictus moqueur.

    Deux jeunes enfants étaient assis en indien sur le béton froid du sous-sol, une pièce aménagée en salle de jeux depuis la naissance des jumeaux. Bien entendus, le frère tout comme la sœur n’étaient pas de vrais enfants à proprement parlé, puisqu’ils avaient conservé en souvenir toutes leurs vies précédentes, mais la toute première. Mais pour le bien-être de leur couverture et de leur plan de retour au pouvoir, ils n’avaient d’autre choix que de paraître naïfs et fragiles. Quand on avait 3356 ans tout juste, la vraie enfance était plutôt loin dans l’esprit, et essayer de comprendre comment un jeune mortel agissait n’était pas toujours de tout repos. La preuve, on prenait Apollon et Artémis pour des surdoués et ils avaient déjà sauté une année à l’école, se retrouvant donc avec des « plus vieux » dans la cour de récréation. On se moquait souvent des jumeaux qui semblaient privilégier la lecture et l’écriture aux poupées et ballons de football, ce qui était tout à fait normal étant donné leur vieillesse… leurs parents, quant à eux, étaient plutôt fiers de leurs enfants et devaient croire que si leurs enfants étaient aussi intelligents, c’était grâce à leur grand sens de l’éducation parentale. Ce qui faisait bien rire Dorian qui doutait qu’ils y soient pour quelque chose. Dans cette vie, ils venaient de fêter leur septième anniversaire et avaient beaucoup de mal à conserver leur « innocence » enfantine… en voyant sa mère ramasser quelques jouets non loin d’eux, Dorian avait décidé d’agir en petite peste et voler la poupée qu’Artémis tenait entre ses petites mains de fillette. Celle-ci, qui avait dû remarquer le manège de son frère, s’était aussitôt fâchée contre lui et en avait rajouté, pour paraître encore plus crédible. Une vrai dispute digne de jumeaux mortels, qui à défaut d’exaspérer leur mère, la soulagerait. En effet, madame Kalligaris s’inquiétait souvent de la trop grande maturité de son fils et de sa fille. Ils avaient bien beau être surdoués, ça ne faisait pas d’eux des adultes, non ? Elle avait consulté des médecins et des psychologues qui avaient tous eu le même verdict : ce n’était qu’une étape passagère qui aiderait au développement mental des enfants. Ça disparaîtrait avec le temps, disaient-ils. S’ils avaient su que sous Dorian et Belen se cachaient Apollon et Artémis, ils auraient peut-être ajusté leurs théories.

    Belen – « Très drôle cher frère ! Tu joues très mal le fils à papa dans cette vie, si je puis me permettre… » répliqua-t-elle sur un ton tout aussi bas.

    FIN DU FLASH BACK 1 – Enfance des jumeaux

    Le rêve avait stoppé net à l’instant même où Dorian avait ouvert les yeux, ces derniers ronds comme des balles de golf. En fait, c’était plutôt un souvenir dont il s’agissait, puisqu’il se remémorait parfaitement l’instant dans son esprit, sans efforts. Sa mémoire implacable n’était pas disparue avec ses autres pouvoirs, puisqu’il ne s’agissait pas d’un don, mais d’une simple qualité plus développée que les autres. Depuis qu’il s’était réincarné en Dorian Kalligaris, le dieu du soleil ne cessait de rêver à des événements du passé, que ce soit dans cette vie, ou dans toutes les autres. Ces derniers temps, le jeune dieu avait revécu la victoire contre Python, son mariage avec Coronis, la mort de cette dernière, la guerre de Troie… les souvenirs défilaient à une vitesse hallucinante dans sa tête, un peu comme un humain sur le point de mourir voyait sa vie défiler devant ses yeux. Était-ce vraiment l’arrivée imminente de sa mort qui le mettait dans un tel état d’alerte ? Ou alors en perdant autant de pouvoirs ferait disparaître tout souvenir de son ancienne vie, mettant son esprit en mode « désespéré ». On aurait juré qu’Apollon voulait à tout prix se rappeler de tout, peu importe la banalité de la rencontre ou de la discussion. Il se leva péniblement, des gouttes de sueur perlant son front parfait, se demandant pourquoi son corps réagissait de la sorte à un souvenir aussi… ordinaire. Si quelqu’un le voyait dans cet état, il semblerait avoir fait un cauchemar particulièrement horrible, ce qui était loin d’être le cas. Incapable de se rendormir pour l’instant, il enfila une paire de jeans qui traînait sur la commode et se rendit à la salle de bain où il aspergea son visage d’eau glaciale. Dorian descendit ensuite à la cuisine où il se prépara un petit truc à manger. De toute façon, Artémis viendrait bientôt le rejoindre. Ils devaient partir tôt ce matin-là, car c’était le tour de faire l’épicerie de la villa. Il y a quelques semaines, Apollon avait réussi à esquiver cette tâcher en prétextant un rendez-vous important, mais cette fois-ci, il n’y échapperait pas. Ce n’est qu’à la toute dernière bouchée de son bol de céréales que la divinité aperçut une tête blonde familière apparaître au bout de la pièce, encore un peu fatiguée. Le dieu n’était pas encore habitué à voir sa jumelle les cheveux aussi en bataille le matin venu et devait encore se retenir d’éclater de rire s’il ne voulait pas s’attirer les mauvaises grâces d’Artémis.

    Dorian – « Tu es prête ? J’enfile un chandail et on y va. »

    Lavant rapidement son bol, il attrapa par la suite le chandail bleu marin qu’il avait préalablement descendu avec lui au rez-de-chaussée et sortit à l’extérieur. Artémis le suivait de près et Apollon chercha même la main de sa jumelle, en un geste bien trop instinctif. D’aussi loin qu’il se souvenait, il avait toujours tenu la main de sa sœur lors de leurs promenades. Ce n’était pas un mouvement malsain, mais plutôt fraternel. Ils ne prirent pas la voiture puisque le soleil était radieux même à neuf heures le matin, et la liste n’était pas très longue de toute façon. Marchant côte à côte sur le trottoir bordant la rue principale, ils ne mirent qu’une dizaine de minutes pour atteindre l’épicerie du coin, petite mais offrant des aliments de qualités et qu’on ne retrouvait pas ailleurs. Ils y étaient venus même avant d’emménager sur l’île principale, après le fameux incident qui avait poussé leurs parents à les chasser de la maison. Leur père appréciait les huiles que vendait cette épicerie et d’après lui, on n’en trouvait pas de meilleures. Durant leur enfance, les jumeaux étaient donc venus un nombre incalculable de fois avec leur paternel. Autant dire qu’ils connaissaient l’endroit par cœur. Ils entrèrent et prirent un panier et d’un commun accord, commencèrent par la section des fruits et des légumes.

    Dorian – « Chaque fois que je viens ici, ça me rappelle monsieur Kalligaris. » dit-il tandis qu’il examinait une pomme.
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Belen C. Kalligaris
    e l e c t r i c
    a . d . m . i . n

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Date d'inscription : 19/01/2009
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Prénom/Pseudo : Maëva

Divinité jouée : Artémis
Pouvoir/Humanité Développée : communiquer avec les animaux.

Emploi : monitrice de plongée
Humeur : Massacrante


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Âge du perso: 3356 ans. Dans cette vie, 27 ans.
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MessageSujet: Re: Retour dans le passé... [Belen]   Mer 25 Fév - 20:25


« Quand on aime, on aime toujours trop. »
Marchal Achard


      « Tu es prête? J'enfile un chandail et on y va. »
      « Ai-je l'air d'être prête? » répondit Belen en baillant alors que son jumeau se levait pour nettoyer son bol et terminer de se préparer.

    La jolie blonde poussa un grognement en avançant vers le frigo qu'elle ouvrit d'un air las avant de boire une gorgée de lait à même la bouteille sous le regard désapprobateur de Dorian. Elle haussa les épaules en remettant la bouteille à sa place et lui fit signe d'attendre deux minutes, le temps qu'elle se passe un dernier coup d'eau froide sur le visage afin de se réveiller complètement. C'était toujours comme cela avec la jeune femme, elle avait beau mettre son réveil à sonner, prendre une douche froide, il lui fallait toujours un temps plutôt long pour émerger.

      « C'est bon... » dit-elle en se réattachant ses longs cheveux blonds non coiffés en un chignon lâche.

    La jeune femme s'étira une dernière fois et souria à son frère qui attendait, bien évidemment. Il sortirent alors de la villa, Belen suivant de près Dorian qui menait la cadence. Elle le rejoignit en quelques enjambées légères et Dorian chercha sa main, leurs paumes se frolèrent et leurs doigts s'entrelacèrent en un signe évident d'amour. Amour fraternel et inconditionnel.

      Flash back 2 ; L'adolescence : 15 ans

        « Belen! Belen! Non mais tu es malade ou quoi? »
        « Lâche moi Dorian! »
        « Il en est hors de question... » répliqua Dorian avant de serrer fermement sa soeur par le bras pour l'entraîner plus loin.
        « Ouais... Tiens donc ta furie! Faut les tenir en laisse ses bêtes là » lança le jeune garçon, enhardie, que Belen avait volontairement agressé après qu'il se soit mal comporté avec elle.
        « Enfoiré! »
        « Je sens que je vais finalement la laisser te pêter le nez, et pourquoi pas défiguré cette face de pêteux fils à papa »
        « J'en ai maté des plus gros! » s'époumona la jolie blonde complètement hors d'elle en essayant de se débattre de l'emprise de son jumeau, mais elle savait que cela était peine perdue, Dorian ayant le don de l'apaiser rien qu'en la touchant, sorte de connection fraternelle.

      Belen était impulsive, c'était un fait indéniable. Véritable boule de nerfs et bombe à retardement, le compteur arrivait souvent à zéro et elle explosait sans préavis, dévastant tout sur son passage. Mieux valait ne pas se jouer de la fière déesse pour ne pas avoir à subir son gourou. Mais les adolescents sont cruels et se retrouver dans un corps d'adolescent, c'est se retrouver au milieu de ses railleries et messes basses permanentes. Artémis, refusant de faire un quelconque commerce avec les hommes, refusant surtout de se soumettre, étaient dans cette énième adolescence, un élèment pertubateur. Prise comme tête de turc par certains camarades, Belen entendait les moqueries sans y répondre, les ignorant tout simplement. Bien entendu, elle n'était pas à l'écart mais son franc-parler ne la desservait pas. Et cette époque était celle que la déesse détestait le plus dans toutes ses réincarnations. Et Apollon, toujours là, garçon surement le plus populaire du lycée, tout le contraire de sa jumelle. Il était la civilisation, elle était la nature. Deux opposés complèmentaires.

      Fin du Flash back 2 ; L'adolescence : 15 ans


    C'est à pied qu'ils se rendirent à l'épicerie fine pour trouver les produits les plus fins et succulents dont raffollaient les dieux, de toute façon, la marche à pied était le moyen privilégié pour se déplacer à Santorin, la voiture n'étant utiliser que pour relier les villes entres elles ou l'aéroport. Belen n'aimait pas vraiment aller faire les courses, la jolie blonde préfèrait trainer à la plage ou dans les environs plutôt que de fouler les rues pavées de la ville qui était bien souvent bondé de touristes ou de langues médisantes, comme les trois petites vieilles qu'ils venaient à l'instant de croiser. Belen les avait tout bonnement ignoré, levant le nez en regardant droit devant elle, Dorian, lui, avait fait l'un de ses souries polis en hochant la tête comme à son habitude, marquant une nouvelle fois leurs différences.

    *****


      « Chaque fois que je viens ici, ça me rappelle monsieur Kalligaris »
      « Mouais... » soupira la déesse en entrainant son frère vers le rayon des confitures et autres, après l'avoir attrapé par le bras.
      « Je ne tiens pas particulièrement à parler de la famille Kalligaris... » ajouta t-elle en mimant des guillemets avec ses doigts.
      « Alors? Confits d'oignons à la figue ou à l'orange? » demanda t-elle pour couper court à la dicussion.

    La jeune femme n'aimait pas vraiment ressasser les choses, particulièrement lorsqu'il s'agissait de Monsieur et Madame Kalligaris, leurs parents dans cette énième vie, cette nouvelle réincarnation. Tout avait été facile au début même si le fait de devoir feindre l'innocence infantine devenait quelque chose de lourd à faire. Belen déplorait d'ailleurs de plus en plus le fait de devoir renaître à chaque fois. Mourir d'une manière ou d'une autre pour revenir encore plus affaiblie que la fois précédente. Intérieurement la déesse était lasse, et parfois en venait à souhaiter que plus aucun humain ne croit en elle pour pouvoir disparaître pour de bon et enfin pouvoir se reposer. Elle n'aimait pas se retrouver entre deux eaux, comme si elle était consciente qu'elle pouvait se noyer à tout moment, mais que cela n'arrivait pas. Bien entendu, cette lassitude ne se faisait pas tout le temps sentir, Belen se contentant de vivre au jour le jour sans se soucier du lendemain. Mais Dorian était si différent d'elle. Il avait cette tendance de tout calculer. Mais malgré cette différence, Belen savait qu'il était l'homme de sa vie. Ils étaient frères et soeurs certes, partageaient le même sang, mais étaient fusionnels à un point que cela en devenait presque gênant pour certains personnes. Les Kalligaris, Belen et Dorian, faisaient plutôt jaser dans l'île, contraires et fusionnels, le paroxysme ayant été atteint l'année de leurs dix-sept ans.

      Flash back 3 ; L'adolescence : 17 ans

        « Alors? »
        « Alors quoi? » demanda Dorian en s'affalant sur le lit de sa jumelle, juste à ses côtés.
        « Tu te l'ai faite? »
        « Belen! »
        « Oui, c'est moi... Alors?»
        « Belen... » soupira le grand brun, légèrement agacé en pinçant le bras de Belen. « Oui, nous avons couché ensembles. »
        « T'es vraiment un con! » s'exclama la blonde en se redressant immédiatement, fusillant son frère du regard. « Cette fille est une salope... Tu pouvais pas trouver mieux non? »
        « Elle n'est pas comme tu le penses... »
        « Ca, c'est toi qui le dit. Et c'est complètement faux! Tu vois le bien partout de toute façon... Même chez les pires personnes pouvant exister sur Terre. »
        « C'est bien pour cela que je prend ta défense depuis plus de trois-mille ans... » répliqua Dorian, sourire en coin.
        « Je ne suis pas l'une des pires personnes existant sur Terre! Et puis ce n'est pas drôle Dorian! »
        « Si... J'aime te voir faire la grimace. »

      Belen tapa son jumeau sans ménagement, furieuse contre lui mais hilare aussi. Elle ne pouvait être en colère contre lui trop longtemps, c'était d'ailleurs bien le seul à réussir à l'apaiser aussi facilement, et surtout à oser se frotter à elle sans prendre de gants. Le jeune homme se débattit sans vraiment y mettre du sien, laissant volontairement sa soeur prendre le dessus malgré sa carrure imposante. Il pouvait très bien la maitriser en moins de deux avec son mètre quatre-vingt treize face à son petit mètre cinquante-cinq. Elle était semblable à une brindille face à lui.

        « Belen... » soupira t-il alors encore une fois, lassé de ce petit jeu alors qu'ils se « battaient » et il retourna sa soeur comme une crèpe, se mettant sur elle en appuyant de tout son poids.

      Belen étouffa un cri, surprise. Il se laissait toujours faire d'habitude et la blonde n'aimait pas qu'il se rebelle pour une fois et fit une moue boudeuse. Dorian émit un petit rire et se baissa déposant un doux baiser sur le front de Belen. Son visage se détendit immédiatement, un sourire se dessinant sur ses lèvres fines et rosées. La jeune adolescente qu'elle était à l'époque se redressa alors sur les coudes et tendit le cou pour pouvoir déposer un bisou sur la joue de son frère, tout près de sa bouche, avant de se reculer en affichant cette fois une moue taquine.

      Fin du Flash back 3 ; L'adolescence : 17 ans

_________________


Oh, mon Egerie,
Quittons ce bitume qui nous rend gris,
Nous abrutit et salit nos plumes.
Oh, toutes ces prairies,
Si près d'où je viens, si loin d'où je suis.
Si loin d'où je suis, si près d'où je viens.
Kaponz & Spinoza - Exil
chamallow - crocodile
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