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 Tirons notre courage de notre désespoir même. [Kalika]

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MessageSujet: Tirons notre courage de notre désespoir même. [Kalika]   Dim 22 Fév - 20:16

Si les hommes devaient accoucher, aucun ne dépasserait jamais le premier enfant
Lady Diana


« Théà, la jeune femme de la chambre 18 a des contractions de moins en moins espacées. Elle va bientôt accoucher. On vous attend ! »

L’infirmière se tenait dans l’encadrement de la porte. Je m’étais assise quelques instants dans la salle où je prenais habituellement mes, bien rares, pauses. Je posai mon café, à peine commencé, sur la table. Il fallait que je me dépêche pour être aux côtés de la jeune femme le plus vite possible. Elle avait beaucoup souffert durant sa grossesse. Malheureusement, je n’avais pas réussi à vraiment atténuer ses douleurs. Et tous mes efforts n’y firent rien, son bébé serait un prématuré. Il naîtra à même pas 7 mois. Il fallait que j’encourage cette jeune femme, jeune mère, et que je fasse tout ce qui est en mon pouvoir pour que l’accouchement se passe bien. Je sortis de la salle, et déclarai à l’infirmière « Emmenez la en salle d’accouchement. J’arrive »
Arrivée à la salle d’accouchement, je vis les infirmières qui préparaient l’événement. Aucun signe du gynécologue de la future mère. J’allai voir une infirmière, un peu en retrait, et lui demandai où il se trouvait. Sa réponse me fit l’effet d’un choc :
« Il est en vacances. Il nous a dit que nous pouvions très bien nous débrouiller ».
Comment osait-il ? Comment pouvait-il laisser cette femme, qui devait avoir peur comme jamais ? Il fallait donc prendre les choses en main. Je soufflai un bon coup, et me tournai vers la future mère, et son mari. Il lui avait tendu sa main, à laquelle elle s’attachait de toutes ses forces, comme si sa propre vie en dépendait. Je me concentrais comme je le pouvais, essayant d’atténuer les douleurs de la jeune femme. Mais je l’entendais toujours crier et pleurer de douleur. Mon pouvoir ne servait plus à grand-chose. Moi, qui avais accompli tant de choses sur le mont Olympe, j’en étais réduite à cet état d’humaine, devant me débrouiller avec ce que j’avais. Il fallait que tout se passe bien. Il le fallait !
Je m’approchai du lit, et, essayant de masquer les tremblements de ma voix, déclarai :
« Votre gynécologue ne pouvait pas venir, donc c’est moi qui vais m’occuper de l’accouchement, avec toute l’équipe. Donc vous allez faire ce que l’on vous dit. Vous pousserez quand l’on vous dira de poussez. Tout se passera bien. » J’essayais de sourire, pour leur montrer que je gérais les choses, mais c’était un sourire forcé, et je crois que les personnes autour de moi le remarquèrent. Qu’importe, je pouvais tout à fait me débrouiller. Après tout, j’étais Héra, une déesse. Je n’étais pas n’importe qui.
Nous étions tous autour de la femme, faisant ce que nous avions à faire.
« Poussez ! »
Un cri strident résonna dans la salle d’accouchement, et je ne serais pas étonnée que toute la clinique l’ait entendu. L’homme ne devait plus sentir sa main, tellement sa femme la pressait. Malgré tous mes efforts pour qu’elle souffre moins, elle semblait ressentir une douleur intense. Je commençai à voir la tête du bébé, et, ne pouvant masquer ma joie, je criais « Je vois sa tête, je vois sa tête ! ». Une naissance est un moment si marquant dans une vie, si beau, mais douloureux malgré tout. Elle continuait à pousser de toutes ses forces. Je crus que tout se passait bien, que le bébé et la mère seraient en bonne santé. Mais lorsque je recueillis le nouveau né dans mes bras, la mère s’évanouit. Elle ne respirait plus. Je passais le bébé à une infirmière, et fit tout ce que je pouvais pour sauver la mère. Mais rien n’y fit. Le nouveau né, une petite fille, ne connaitra jamais sa mère. Les filles ont besoin de leur mère. Elles auraient pu passer des moments de pur bonheur, où elles pourraient se confier. Une mère, une présence si importante pour une jeune fille. Comment fera-t-elle lorsqu’elle sera une adolescente, et qu’elle aura besoin des conseils de sa mère ?
Je regardai un instant le père. Père, et veuf. Tout cela le même jour. Partagé entre la joie d’avoir une fille, et le désespoir d’avoir perdu sa moitié. Entre rires et pleurs.
« Je suis sincèrement désolée Monsieur. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour sauver votre femme. Elle a été très courageuse. Nous avons mis votre fille en couveuse. Elle est en bonne santé, mais étant née prématurément, elle devra rester ici quelques jours. Vous pourrez venir la voir. Encore une fois, je suis désolée. »
Je me retirai et me dirigeai vers la salle de pause. Enfin, salle de pause est un grand mot. Chacun sait qu’elle ne sert pas vraiment. Mon café était froid, maintenant. J’en pris un autre. Je tenais la tasse dans mes mains, pensant à ce qui venait d’arriver. Je me sentais responsable.
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MessageSujet: Re: Tirons notre courage de notre désespoir même. [Kalika]   Lun 23 Fév - 0:18

    On venait de sonner à la chambre 18 a et ayant entendue la sonnette, Kalika s’y dirigea donc d’un bon pas, commençant plus au moins à savoir que cette patiente, une femme enceinte de sept mois environ, ne sonnait rarement pour rien. Quand son mari était là, c’était même lui qui venait demander plutôt que de faire sonner. Ce qu’elle aimait bien, et en plus cela n’arrivait pas souvent. Elle pressa donc finalement son pas en direction de cette chambre. Cela devait être vraiment urgent, si elle sonnait alors que son mari était là. Mari qui sortait justement de la chambre, l’air inquiet, qui marchait vite, et elle accéléra une nouvelle fois le pas. Je pense qu’elle a des contractions. fit l’homme. Des contractions ? À sept mois ? Il fallait qu’il se trompe… Elle savait que la grossesse avait mal été, que la future mère avait souvent eu des douleurs, des problèmes, mais si tôt ? Elle courut donc en direction de la chambre, suivit du mari. Elle se cogna l’épaule contre la porte en entrant dans la chambre, mais elle ne s’en rendit même pas compte trop inquiète, c’était aussi une habitude faisant très souvent cela, involontairement, entrant dans la chambre et se dirigeant vers le lit. La femme enceinte avait effectivement des contractions, elle se dépêcha donc, sortant d’un pas de la chambre, se cognant une nouvelle fois :

      - Aller chercher la sage-femme ! cria Kalika.


    Elle revint ensuite sur ses pas, ne se cogna pas contre le cadre de porte, mais ne le remarqua pas plus, pour revenir au chevet de la femme. Quelque instant plus tard, quelques autres infirmières entrèrent dans la chambre, disant qu’il y avait une qui avait été cherché la sage-femme et qu’une autre essayait d’entrer en contact avec le gynécologue. Quelque instant plus tard, il fallait l’amener en salle d’accouchement. Ce qui ne prit pas beaucoup de temps puis qu’elles avaient prévues cela, et la femme était donc déjà presque prête lorsqu’elles reçurent l’ordre. Une infirmière murmura à toutes les autres, que le gynécologue était en vacances et qu’elles pourraient se débrouiller ? Quoi ? Mais c’était… il avait le droit de faire cela ? Ne sachant que faire, Kalika essuya le front où que la sueur commençait à perler de la future mère. Et la sage-femme arriva quelque instant plus tard. Elle semblait tout aussi outrée du fait que le gynécologue n’était pas là. Ensuite, tout se passa très vite. Trop vite. Mais en même temps tout se passait si lentement. Elle ne saurait le décrire. C’était assez étrange comme sensation.

    Pourtant, tout semblait bien aller, outre le fait que cela ne faisait que sept mois, elle avait poussé, poussé jusqu’à ce que la sage-femme dise qu’elle voyait la tête. Un soulagement, de courte durée, s’empara de la jeune blonde, lorsqu’elle vit le bébé dans les bras de la sage-femme. Elle se retourna vers les nouveaux parents, lorsqu’un bruit, désagréable, se fit entendre. Le bruit strident d’une machine indiquant que le cœur ne battait plus. La réanimation ne fonctionna pas. Cela chagrina énormément Kali. Elle avait déjà vu et assisté à des morts depuis qu’elle avait commencé, mais jamais comme cela. Jamais une naissance et puis la mort de la mère ensuite. Elle ne saurait dire si le bébé mort et la mère vivante était plus pire. Les deux étaient horribles, mais ce n’était pas exactement la même chose. Elle allait étriper le gynécologue. Idée balayée presqu’immédiatement lorsqu’elle vit le père. Elle allait lui laisser cela. Elle partie avec une autre infirmière pour installer la nouvelle petite fille, n’entendant que le début de ce qu’avait dit la sage-femme.

    Ensuite, la petite fille bien installée et surveillée par les responsables et autres infirmières, Kalika se dirigea vers les toilettes, se lava les mains par habitude pour ensuite s’asperger de l’eau dans le visage, et l’essuyer par la suite. Elle ne savait pas trop comment réagir, elle se regardant dans le miroir sans se voir, se demandant ce qu’elle aurait pu faire. Elle savait qu’elle avait fait son possible, surtout que c’était le premier bébé aussi prématuré qu’elle rencontrait depuis qu’elle était infirmière. Mais elle ne trouva rien. Elle sortit des toilettes et une infirmière n’ayant pas assistée à l’accouchement lui dit qu’elle la remplaçait et qu’elle pouvait aller en pause tout de suite. Kali lui sourit, et alla vers la salle de repos. Salle de repos où qu’elle n’allait pas souvent et jamais bien longtemps. Salle de repos où qu’il y avait déjà la sage-femme, qui semblait se tenir responsable de ce qui venait d’arriver.

      - Vous avez fait votre possible. dit Kalika, voyant la sage-femme.
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MessageSujet: Re: Tirons notre courage de notre désespoir même. [Kalika]   Mer 25 Fév - 16:57

« Vous avez fait votre possible. »

La voix de la jeune femme me fit sortir de mes sombres pensées. Je tournai mon regard vers elle. Après quelques secondes de réflexion, je me rendis compte qu’elle avait participé à l’accouchement. Elle aussi, avait assisté à une naissance et à une mort. Je lui fis un sourire, et pris une gorgée de café. C’était d’autant plus dur à accepter, pour moi, d’avoir échoué. Je suis une déesse, mon pouvoir était puissant, à un point où je décidais de la vie et de la mort de chaque individu sur Terre. Maintenant, mon pouvoir ne servait plus à grand-chose. Et aujourd’hui, je n’avais pas réussi à garder une jeune femme en vie. J’étais si confiante, avant, je n’avais pas peur pour ce qui était de l’avenir. Sur le mont Olympe, je ne pensais pas au lendemain, seul le présent comptait. Maintenant, je me posais toujours des questions, sur ce que je vais devenir, sur ce qui va se passer. Une kyrielle de questions affluaient dans mon esprit au fil des jours. « J’ai fait mon possible, mais j’aurais pu en faire plus, pour la sauver. » Je pensais à voix haute, et cela me faisait du bien, car je me sentais écoutée. « Au lieu de m’extasier sur le nouveau né, j’aurais du m’inquiéter de l’état de la mère.» Je n’étais pas du genre à me morfondre sur mon état, mais j’avais peu de personnes à qui me confier. Beaucoup me détester, pour diverses raisons. J’avais peu de proches autour de moi. Et je ne savais pourquoi, à cet instant précis, j’avais besoin d’une oreille pour m’écouter parler. « Enfin, ce n’était pas totalement ma faute je pense. Ce gynécologue, il était en vacances pendant que cette femme avait besoin de lui. J’avais toutes les responsabilités sur les épaules. Je n’ai pas su faire face. Cette petite fille, elle vivra sans sa mère. Alors que c’est important d’avoir sa mère à ses côtés. » Je bu mon café, jusqu’à la dernière goutte. Je me levai, pris la cafetière et versai du café dans la tasse. « C’est toujours difficile quand quelqu’un meurt sous vos yeux. Vous vous sentez impuissant. » Je me confiais sans mentir à cette jeune fille, que je ne connaissais que de vue, avec qui, sans le savoir, j’avais partagé un moment fort. Et je me rendis compte que je ne connaissais même pas son prénom. « Au fait, je suis désolée, je ne me suis pas présentée. Je m’appelle Théà Gamélios. Et vous ? » Elle avait un joli visage. Je ne savais pas son âge, mais elle avait l’air d’être très jeune. Elle avait même gardé une bouille d’enfant, ce qui lui donnait un air angélique. Des yeux pétillants, qui faisaient rayonner son visage tout entier. Alors que je ne la connaissais pas beaucoup, presque pas pour ainsi dire, je sentais que j’allais bien m’entendre avec elle. J’espérais que je ne l’avais pas embêtée en me confiant de la sorte. La journée n’était pas finie, mais je n’avais rien à faire, pour le moment en tout cas, et j’avais du temps à consacrer, pour apprendre à la connaître. La porte était ouverte, et j’entendais les voix des infirmières, des cris, des ordres…Tout un bruit de fond qui faisait partie intégrante d’une clinique. Je ne voulais pas reprendre le travail tout de suite. J’étais exténuée par cet événement, qui pour sur, m’aura marquée pendant longtemps. Tout ce que je souhaitais était de rester assise là, parler avec cette jeune infirmière, faire sa connaissance. Evidemment, je souhaitais également que la journée passe vite, et que je puisse rentrer chez moi, m’allonger et ne rien faire. Essayer de ne penser à rien. Mais c’était impossible, je le savais bien.
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MessageSujet: Re: Tirons notre courage de notre désespoir même. [Kalika]   Ven 27 Fév - 5:50

    Ne sachant pas si la jeune femme voulait ou non de sa présence, Kalika décida tout de même de prendre place et de s’asseoir, après tout la salle de repos était pour les personnes travaillant à la clinique et à ce qu’elle sache, elle en faisait parti. C’était à la sage-femme de décider si elle voulait poursuivre la conversation ou non ; si elle voulait en parler ou pas. Kali ne la connaissait pas, elle ne savait donc pas comment elle pouvait réagir. Peut-être qu’elle n’était pas du genre à parler à la première personne venue, tout le monde n’étant pas nécessairement comme elle. Peut-être que la jeune femme gardait ce qu’elle pensait et ressentait pour elle ou n’en parlerait pas à une inconnue, même si cette inconnue avait assistée à la même chose qu’elle. Beaucoup de suppositions, suppositions qui ne tardèrent pas à s’arrêter lorsque la sage-femme lui répondit finalement. J’ai fait mon possible, mais j’aurais pu en faire plus, pour la sauver. Kalika n’était pas d’accord avec elle, elle l’avait vu agir, avait vu agir toute l’équipe, et ne pensait pas qu’elle aurait pu faire plus. Mais avant qu’elle ne puisse dire ce qu’elle pensait, la sage-femme repris la parole. Au lieu de m’extasier sur le nouveau né, j’aurais du m’inquiéter de l’état de la mère...

      - Personne ne s’attendait à cela. Et c’est tout à fait normal de s’extasier sur un bébé.


    C’était vrai que de regarder la mère aurait été normal, mais il y avait tout de même une personne importante qui n’avait pas été là et dont c’était tout particulièrement le travail. Absence s’étant faite grandement remarqué durant l’accouchement et absence très bien comblée par la sage-femme. Sage-femme qui ne tarda pas non plus à faire remarquer la même chose. Enfin, ce n’était pas totalement ma faute je pense. Ce gynécologue, il était en vacances pendant que cette femme avait besoin de lui. J’avais toutes les responsabilités sur les épaules. Je n’ai pas su faire face. Cette petite fille, elle vivra sans sa mère. Alors que c’est important d’avoir sa mère à ses côtés. Elle avait raison, mais elle continuait de penser qu’il ne fallait pas qu’elle ne se mette tout sur les bras. Après tout, si elle réagissait comme cela, cela indiquait certainement qu’elle était une bonne sage-femme, ne perdant pas souvent les mères, ce qui comptait après tout. C’est toujours difficile quand quelqu’un meurt sous vos yeux. Vous vous sentez impuissant.

      [b]- Je trouve aussi… je sais pas trop comment le décrire, ça me fait terriblement bizarre. dit Kal, mettant la main sur son cœur sans y faire attention. Mais la petite fille est vivante, ce qui est très bien aussi.


    Une petite lueur d’espoir malgré tout. Perdre la mère était terrible, mais perdre en plus la petite fille… elle ne voulait même pas y penser. Peut-être qu’un jour malheureusement, cela arriverait, mais elle ne voulait pas y penser non plus. Elle y penserait lorsque cela arriverait. C’était vraiment très étrange à penser, penser à ce qui arriverait de malheureux. Cela lui donna comme une sensation de vertige. Vertige de courte durée, puisque son esprit fut fixé, cela ne lui en prenait pas beaucoup, sur quelque chose d’autre. - Au fait, je suis désolée, je ne me suis pas présentée. Je m’appelle Théà Gamélios. Et vous ?. Théà Gamélios. C’était donc le nom de la sage-femme. Sage-femme qui selon elle n’avait rien à se reprocher sur comment avait été fait l’accouchement. Comme elle l’avait précédemment dit, elle avait fait son possible.

      - Ce n’est rien. dit Kali. Kalika Palladios. lui répondit-elle ensuite.


    Kalika lui sourit, avant de se lever et d’aller se prendre une tasse de café, et de se rasseoir ensuite. Enfin, après presque s’être pris les pieds dans une patte de la chaise, elle l’avait frôlé. Il n’y eut pas d’incident, son café ne bougea presque pas, mais cela aurait très bien pu arriver. Elle se connaissait assez bien pour cela. Elle prit une gorgée avant de déposer la tasse. Entendre la jeune femme ne la dérangeait absolument pas. Si elle l’aidait à se sentir mieux, cela l’enchanterait et en serait satisfaite.
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