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 When discoveries just begin [Kalika]

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MessageSujet: When discoveries just begin [Kalika]   Lun 23 Fév - 19:01


Sayhan Gallagher & Kalika Palladios

    Comme bien des matins depuis son arrivée sur l'île de Santorin Sayhan se réveilla au son de la danse infernale des mouettes et à l'odeur agressive du sel marin. Juché sur les falaises l'hôtel Astartes offrait certes une vue imprenable sur la mer et ses alentours, c'était sans compter sur la ronde quotidienne des oiseaux côtiers en quête nutritionnelle à longueur de temps. Heureusement pour la jeune américaine l'odeur prédominante n'était pas celle de leur nourriture à dire le poisson mais plutôt du fumet salé que dégageait l'écume mousseux des vagues qui se précipitaient sur les rochers une centaine de mètres plus bas. Quel établissement hôtelier proposait de toute façon ses services dans un environnement jouxtant le large domaine poissonnier. Si Sayhan ne doutait pas qu'à bien des endroits il y en eu doté d'existence cela relevait de gargottes infâmes dans lesquelles jamais elle n'y aurait foulé le sol. L'argent permettait bien des choses dont la principale étant de s'offrir un mode de vie à faire pâlir les autres. Sur Santorin cela se résumait par séjourner dans un hôtel, le seul hôtel luxueux de l'archipel, doté de 4 étoiles au service relativement satisfaisant et à la large palette d'activités. Comme à son habitude Azhrael avait dû mettre les voiles aux aurores en quête d' inspiration pour ses toiles aux milles et unes couleurs. Si Sayhan pouvait comprendre qu'une chose passionne chaque être humain elle ne pouvait cependant cernait le fait de s'immerger dans la peinture. Elle-même ne la détestait pas seulement c'était plutôt du genre un cadre par ci, un autre par là et terminé. Sayhan ne comprenait pas comment Azhrael faisait pour rester plongé des heures entières à contempler une toile montée sur un chevalet. D'ailleurs cela ne l'intéressait guère. S'il était heureux de peindre, se perdre dans ses contemplations inutiles c'était son choix et cela arrangeait plus ou moins la jeune femme qui se trouvait de ce fait bien plus libre que jamais. Azhrael toujours en quête de quelque chose laissait Sayhan totalement libre d'elle même bien qu'ils se retrouvent pour les repas pour le moins du soir ainsi que les nuits, nuits de délice qu'ils passaient ensemble. A croire que leur relation n'était pas basé que sur ca ce qui, à défaut d'être totalement juste, était loin d'être faux.

    Sayhan s'était levée, douchée, habillée et assise sur le balcon de sa chambre lui offrant une vue imprenable sur l'étendue bleutée qui s'étendait sur des centaines de kilomètres face à elle, se délectait du vent frais qui lui caressait le visage de sa main de velours. La température frisait les 35° degrés annonçant qu'en ces 11h30 du matin elle ne monterait sûrement pas beaucoup plus haut. Se décidant à bouger la jeune femme enfila une paire de sandales en cuir parsemées de lanières qu'elle avait achetées deux mois plus tôt lors d'un voyage à Paris. Craquant immédiatement pour ces chaussures proches des sandales antiques grecques Sayhan avait trouvé amusant le fait de les emmener et ne se privait pas de les porter. La jeune femme était descendue au rez-de-chaussée d'Astartes et s'était commandé une salade au restaurant de l'hôtel. L'expédiant en vitesse tout en perdant son regard sur le bleu azur de l'océan Sayhan s'élança sur les sentiers pédestre de l'île qu'elle commençait à bien connaître. Rapidement la jeune femme se trouva dans le centre de Fira et, passant devant la Marie et l'office de tourisme elle emprunta le chemin qui l'avait récemment menée à une superbe plage à la caractéristique unique de son sable rougeâtre. Sous le charme de la crique mais à la vue du peu de temps qui lui restait avant la tombée de la nuit Sayhan s'était promise de revenir dans les prochains jours et elle exécutait sa promesse. Il était midi passé lorsque la jeune femme s'élança sur les sentiers battus par l'énorme vague de touristes qui s'y rendaient chaque jour. Si cette crique était extrêmement visitée Sayhan ne rencontra néanmoins sur le sentier que peu de personnes susceptibles d'êtres catégorifiés dans ce que l'on appelle touristes qui était présentement sa condition. Croisant deux couples à la peau halée et aux cheveux ébènes il était fort à parier qu'ils ne provenaient ni du Danemark ni de la Chine mais bel et bien, à défaut de Santorin, de la terre Grecque. Alors que ce chemin était surbondé en voyageurs à la dernière visite de la jeune américaine cette fois ci tout laissait à croire qu'un évènement se déroulait ailleurs à la vue de nombre extrêmement réduit de rencontres. Se pouvait-il qu'elle ai raté une informations concernant l'île à l'Hôtel ? C'était fort probable cependant Sayhan continua sa route, heureuse de revoir la splendide crique.

    Il lui fallut une bonne quinzaine de minutes avant d'arriver en vue de la plage. D'une démarche tranquille Sayhan se régalait de la vue que lui offrait le sentier sur laquelle elle marchait et se régalait des senteurs que le vent lui offrait. Contrairement à son réveil le parfum marin se faisait doux et la transportait ailleurs. Pensive, elle continuait lentement sa marche se délectant de l'environnement exceptionnel dans lequel elle se trouvait. Le chant mélodieux des oiseaux se nichant dans les falaises formait, en compagnie du son paisible du vent, des quelques cris des mouettes et du chat des criquets un halo sonore aux doux registres typique des paysages incroyables sud méditerranéen. Bien qu’elle ai plus l’habitude de les voir en films ou en photos de part son habitat au Etats-Unis Sayhan n’en était pas moins subjuguée par les paysages à couper le souffle que lui offrait Santorin. La plage rougeâtre se dessinait lentement au loin, ses contours rendus flous par la chaleur estivale qui semblait dessiner une ligne de gaz tremblante. Sayhan s’arrêta quelques instants afin de reprendre son souffle à l’ombre d’un arbre gigantesque. S’asseyant sur une pierre elle contempla l’étendue couleur encre qui s’offrait alors à son champ de vue. Se pouvait-il vraiment qu’Azhrael ne trouve pas d’inspiration ici ? Pour Sayhan c’était ridicule, elle-même aurait eu envie si elle avait eu les capacités de peindre ce qu’elle voyait actuellement. Quoiqu’une bonne photo était toute aussi belle et surtout, à sa portée. Dommage qu’elle n’ai pas emmenée son portable. Inspirant un grande bouffée d’air fais la jeune femme se releva et reprit sa marche solitaire. Comment dans un environnement pareil, seule et sous le soleil, elle pouvait se sentir bien. Elle, Sayhan Gallagher, mannequin talentueuse et pleine aux as arrivant de plus grand pays au monde, ne s’était jamais aussi sentie en paix.

    Comment les choses les plus simples au monde pouvaient-elle subvenir à ses désirs ? Les choses dont tout le monde pouvaient accéder, des choses partagées. Elle avait toujours reçu le meilleur, des choses dont peu de gens pouvaient se vanter d’avoir, de vivre. Comment pouvait-elle se contenter d’un bonheur simple, loin de tous artifices ? Décidemment ce voyage ne s’annonçait pas aussi bénin et reposant qu’il avait l’air au premier abord. En réalité c’était de loin l’inverse mais cela personne n’aurait pu s’en douter Sayhan la première. Elle qui s'attendait à la plage, le soleil, les journalistes bref les vacances de toute personnalité célèbre. Les journalistes, au grand bonheur inconscient du mannequin se faisaient rares et pour ce qui était de la plage et du soleil elle était plus que servie. En revanche elle ne s'était pas attendue à y trouver le calme et la sérénité ... et à s'y plaire. Depuis quand aimait-elle la nature ? Les ballades et se perdre dans la contemplation d'un paysage ? Tout cela elle l'avait découvert ici et Sayhan préssentait que ce n'était pas les seules choses qu'elle allait découvrir. Contiunant sa route elle arriva bien vite sur la plage où le soleil brûlant écrasait de chaleur le sable qui semblait saigner. S'abritant sous un des rares arbres qui poussaient sur la crique la jeune femme dû grimper sur un rocher et s'assoir sur le sable tiède. Peu de monde était présent et légèrement à l'écart des autres touristes seul le bruit des vagues se brisant sur les rochers proches était perceptible par la jeune femme qui, rêveuse, s'allongea à plat ventre afin de mieux regarder ce qui s'offrait à elle.
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MessageSujet: Re: When discoveries just begin [Kalika]   Jeu 26 Fév - 6:16

    Aujourd’hui, elle était en congé. Autant elle aimait être infirmière, autant Kalika aimait être en congé afin de pouvoir faire ce qu’elle aimait autant faire qu’être infirmière, soit plonger. Elle comptait donc faire cela en cette journée de congé. Rien de bien original pour Kalika, mais elle ne pouvait s’en empêcher. Pour elle, plonger était comme respirer. Elle ne pouvait s’en passer. Il fallait au moins qu’elle plonge une fois par semaine. Et c’était vraiment le minimum puisque pour elle plonger, était comme relaxer et il était plutôt rare que l’on relaxait qu’une fois par semaine. Elle avait aussi d’autres méthodes, mais la plongée était certainement la meilleure. Du moins, dans celle qu’elle utilisait. Peut-être qu’il y en avait de meilleure qu’elle ne connaissait pas. Mais cela ne lui dérangeait absolument pas tant qu’elle pourrait plonger. Rien de bien compliqué, du moins pour elle. Peut-être que si son père n’aurait pas aimé plonger, elle aurait une autre méthode afin de pouvoir relaxer, mais ce n’était pas le cas.

    Même si elle aimait plonger en général tout le temps, même si elle était en congé, même si elle aurait pu dormir beaucoup plus tard, Kali se réveilla tôt, préférant aller dans l’eau le matin. Elle ne savait pas pourquoi elle préférait y aller le matin plutôt qu’en après-midi ou en soirée, mais elle avait bien vite sentie que le matin pour elle c’était parfait. Peut-être à cause de l’aspect que le soleil donnait sur l’eau, la faisant miroiter et lui donner de très belles couleurs, comme s’il y avait une explosion ou encore la tranquillité qu’il y avait si tôt le matin. Elle n’avait rien contre les autres personnes qui plongeaient ou qui essayaient de plonger, mais elle aimait simplement le calme qu’il y avait. Comme si le temps s’était arrêté durant quelque instant, qu’elle se sentait intouchable. Elle savait très bien qu’elle ne l’était pas, la bouteille qu’elle avait sur le dos le lui rappelait bien, mais l’oublier durant quelque instant n’était certes pas mauvais.

    Commencer sa journée par la plonger était surement, du moins pour elle, le meilleure moyen pour bien commencer sa journée. Le seul bémol était simplement le bruit sonore qui venait de se faire entendre dans sa chambre pour lui indiquer de se lever. Elle leva la tête, chercha le cadran à tâtons, ferma enfin le son strident, avant de s’étirer. Même si elle aimait beaucoup l’eau, Kalika enviait quelque chose à un animal qui n’aimait pas du tout l’eau. Elle enviait les chats et leur faculté, du moins selon l’impression qu’elle en avait, qu’ils pouvaient s’étirer encore et encore et encore et vraiment très bien. Elle s’étirait peut-être, mais ne pensait pas le faire aussi bien qu’un chat. Animal qu’elle pensait peut-être acheter. Si elle ne pouvait pas s’étirer aussi bien qu’un chat, elle pourrait au moins regarder cela assez souvent. Et puisqu’elle était seule, qu’elle avait la maison, rien ne lui empêchait de le faire. Ce n’était pas qu’elle avait quelque chose contre la tortue qu’elle avait. Mais elle ne l’avait jamais vu s’étirer aussi bien qu’un chat. Du moins, quand elle la voyait.

    L’infirmière en congé sortit finalement du lit, alla vers la fenêtre, fenêtre grande ouverte, regarder à l’extérieur. Elle faisait cela à chaque fois qu’elle se levait, mais ne se fatiguait jamais du spectacle de la vue du jardin de sa maison. Il n’était pas nécessairement des plus beaux, ni des plus cultivés, ni des plus entretenus, mais il avait ce quelque chose de sauvage qu’elle aimait tout, et, surtout, il était à elle. Sa maison était peut-être le seul point en quoi sur lequel elle était possessive. Sa maison et tout ce qui la concernait. Comme elle avait été fière de voir sa maison repeinturée, de la même couleur, il y avait de cela cinq ans. C’était la même, mais en vraiment mieux. Elle aimait sa maison, et bizarrement, elle sentait que sa maison l’aimait, qu’elle était heureuse. Elle lisait peut-être trop de livre romantique, mais c’était l’impression qu’elle avait. Elle descendit les escaliers, sourit en entendant l’avant dernière marche craquer sous son poids comme elle le faisait depuis une dizaine d’années, et se dirigea vers la cuisine.

    […]


    Après avoir plongé, Kalika restait toujours, durant quelque instant, tout simplement immobile à regarder l’étendue d’eau qui s’étalait devant elle, les pieds dans l’eau, à ne rien dire, juste à regarder ce qu’il y avait sous ses yeux. Elle ne savait jamais il était quel heure lorsqu’elle faisait cela, n’ayant pas de montre sous l’eau et ne le sachant que lorsqu’elle rentrerait chez elle. Ce qui ne l’importait pas vraiment puisqu’elle était en congé. Comme d’habitude, elle était très satisfaite de sa plongée, même si elle plongeait souvent aux mêmes endroits. Il n’y avait rien eu de particulier et avait comme toujours appréciée ce qu’elle avait vu. Sur le chemin de retour, elle croisa quelques personnes qu’elle connaissait, d’autres plus que et d’autres moins, à qui elle parla de tout et de rien ; bon elle conseilla comme d’habitude le même vieil homme sur ses rhumatismes, mais il lui demandait toujours la même chose pour essayer de voir durant combien de temps elle lui conseillerait la même chose. Cela devait faire presque deux ans. Elle savait qu’il essayait de faire cela et comptait très bien lui montrer qu’elle était capable de dire la même chose très longtemps.

    Arrivée, après être passée aller chercher le courrier, elle regarda l’heure après avoir rangé son matériel et s’être changée. 11h00. Elle regarda ce qu’elle avait reçu. Des circulaires, rien de bien intéressant, des factures, elle regarderait ce soir, une lettre de ses parents, elle allait la lire en mangeant, et une carte postale de Pook ; surnom de l’un de ses amis dont elle ne savait même plus le vrai prénom, venant de Sydney, Australie. Il y avait le pont de Sydney et rit beaucoup en lisant le petit mot. Pour la énième fois, il venait encore de lui demander de l’épouser et elle récolterait une grosse fortune, et devrait supporter sa nouvelle belle-mère. Pas pour elle. Elle ne l’avait vu que quelquefois et s’était découvert des envies de meurtre insoupçonnés. Elle comprenait parfaitement Pook de s’éloigner le plus possible de sa mère. Elle alla mettre la carte postale dans la pièce où qu’elle mettait toutes les cartes postales qu’elle recevait, elle commençait en avoir beaucoup pour retourner à la cuisine, lire la lettre de ses parents et manger.

    Une fois ceci fait, elle fit ce qu’elle aimait aussi bien faire lorsqu’elle pouvait le faire, revisiter Santorin. Comme pour la plongée, elle ne s’en fatiguait jamais. Il lui semblait toujours découvrir de nouvelles choses qu’elle n’avait jamais vues avant alors qu’elles étaient déjà là, quand il n’y en avait pas de vraies nouvelles. Simple, mais toujours agréable. Elle arriva finalement à la plage rouge, nommée ainsi à cause de la couleur de son sable. Située non loin d’où est-ce qu’elle était un peu plus tôt lorsqu’elle avait plongée. Oubliant ses vingt-cinq ans ; ce qui arrivait tout de même souvent, Kalika décida de se mettre à gambader dans le sable ne voyant personne sur qui le sable arriverait. Elle enleva ses sandales, les prit dans ses mains, et commença à sautiller dans le sable, tournant, sautant et riant.
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MessageSujet: Re: When discoveries just begin [Kalika]   Mar 3 Mar - 17:24

    Sayhan se prélassait sur le sable tiède, les pensées dans le vague. Qui aurait cru qu'elle se plairait ici ? Elle n'avait accompagné Azrhaël seulement pour le soleil et la mer mais quelque chose semblait irrémédiablement lui plaire sur cette île perdue. Qu'était-ce donc ? Elle semblait se découvrir chaque jour de nouvelles envies, de nouvelles facettes. Si elle aimait se prélasser sur les plages de San Francisco une armée de journalistée à ses bottes tout était vraiment différent ici. La nature environnante la reposait littralement et cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas sentie aussi libre. En y pensant elle ne s'était sûrement jamais sentie aussi libre de toute sa vie. Elle était libre de faire ce qu'elle voulait sans que le moindre de ses actes ne parraissent dans la presse à scandales le lendemain matin, ilbre d'aller où bon lui semblait, libre de fréquenter qui elle voulait. Cela ne lui posait pas trop de problèmes par ailleurs puisqu'elle ne connaissait réellement qu'Azrahël. Pourtant ce piteux rocheux semblait regorger de monde. C'était de loin différent de son New-York habituel mais le charme de l'île semblait se répercuter sur ses habitants. Tout ce qu'elle avait rencontré pour le moment n'était que douceur et cela elle l'apréciait au centuple. La fraîcheur du vent marin, l'odeur du marché lorsque la foule s'y pressait certains matins de la semaine, le sentiment de paix intense qu'elle éprouvait à chaque bouffé d'air sur Santorin. Heureuse qu'Azrhaël n'ai pas encore fixé de date de retour elle appréciait donc à sa valeur la petite île grecque. D'ailleurs ou passait-il le plus clair de son temps celui là ? S'ils avaient passé ensemble la journée de l'enterrement ils ne se voyaient à présent que le soir à l'hôtel. Vous parlez d'un couple soudé. Heureusement qu'un aucun des journalistes New-Yorkais habituels ne traînait dans les parages, il aurait vite fait d'épingler le couple qui vacait chacun à ses propres activités.

    Savourant une longue bouffée d'air frais Sayhan perdait petit à petit son regard dans la myriade d'eau bleutée qui s'offrait alors à elle. Jamais elle n'avait vu pareils paysages et elle n'aspirait qu'à les retrouver chaques jours. La plage déserte et la chaleur ambiante n'aspirait qu'à augmenter le taux déjà suffisant d'aise de la jeune femme qui allait sans le savoir bientôt être dérangée. Prise d'une sorte de somnolence Sayhan se retourna de façon à s'allonger sur le dos, contemplant ainsi à l'ombre du soleil le ciel bleu azur orné de quelques rares nuages aux formes cotoneuses qui osaient s'y aventuraient. La jeune femme ferma les yeux et cette somnolence reprit de plus belle. Bercée par le bruit des vagues proches et par le vent qui soufflait délicieusement sur son visage il était dur de ne pas se sentir bien. Plus rien ne comptait alors si ce n'était que ce sentiment perdure à jamais. A jamais. Sans le remarquer Sayhan s'endormit à la douce mélodie du paysage dans lequel elle se trouvait. Alors rêveuse eveillée le sommeil ne changea en rien ses pensées. Tous les paysages rencontrés jusqu'à maintenant lui revinrent en tête, paisibles, empreints de douceur, magiques. Pourquoi n'était-ce pas ainsi à New-York ? Elle y avait toujours vécu et malgré des périodes difficiles sa vie lui convenait. Mais ici... Toutes ses certitudes de bonheur s'ébranlaient, jamais elle ne pourrait se sentir mieux qu'à Santorin et s'était bien cela qui lui faisait peur. Peur de se retrouver malheureuse à son retour à New-York, peur de ne plus jamais ressentir cette paix intérieure, peur de troquer ce bonheur simple contre les strass et paillettes des défilés. Certes elle adorait défiler mais c'était tout à fait autre chose que ce qu'elle vivait là. Plus rien n'avait pas de sens. Tous ses actes passés semblaient dérisoires face à la vie ici et cela n'était en rien rassurant. Mais il n'était pas bon de s'empoisonner avec de telles pensées, il fallait admirer le paysage et profiter tant qu'il en était tant ce que Sayhan ne se privait pas de faire.

    Perdue dans son léger sommeil un élement extérieur à sa psychée vint faire son apparition. Rugueux, grossier. Du sable. Des projections de sable ininterrompue venaient s'échouer sur son corps. Ouvrant les paupières, la colère proche, Sayhan se releva rapidement avant d'appercevoir une jeune fille qui sautillait dans le sable. Non mais franchement, était-ce l'âge ? Aux environs de la vingtaine, blonde. Blonde. Cela n'excusait en rien son comportement si bien que la jeune femme s'avança et pronnonça d'une voix claire et haute qu'elle voulut moins agressive.

    « J'espère que je ne te gêne pas ! »

    Et puis quoi encore. Si seulement Sayhan avait eu à portée de bras une pelle et un sceau elle lui aurait lancé mais il en était rien si bien qu'elle toisa la jeune femme de toute sa hauteur juchée sur son rocher, une note de dédain habituelle peinte sur son visage. Le vent fit virevolter ses cheveux ajoutant une note colérique au visage dejà peu relaxé de Sayhan qui était décidemment bien énervée qu'on l'ai tirée sans aucun ménagement de son sommeil bienfaiteur.
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MessageSujet: Re: When discoveries just begin [Kalika]   Mer 4 Mar - 1:06

    En ce moment, Kalika avait complètement oublié où qu’elle était, elle avait quel âge, ni ce qu’elle faisait. Elle sautait simplement dans le sable. Elle se sentait tout simplement bien, et en profitait, agissant comme une enfant. Enfin, dans son cas ce n’était pas vraiment difficile puisqu’il semblait toujours qu’elle avait encore un pied dans le monde des enfants. Elle ne l’avait jamais quitté vraiment. Raison pour laquelle elle s’entendait si bien avec les enfants, les comprenant encore parfaitement. Il n’était pas nécessairement conseillé de la laisser avec des enfants dans une pièce remplie de jouet puisqu’elle ne ferait probablement pas de ménage après eux, étant plus de genre à participer à leurs jeux. Mais comme le montrait ce qu’elle faisait en ce moment, elle n’avait pas besoin de jouets ni d’enfants pour agir comme une enfant. Juste d’un drôle d’idée. Et le pire dans tout cela était qu’elle faisait cette idée. Et cela avait toujours été comme cela avec l’infirmière et avait toujours été le cauchemar de ses parents. Après tout, elle demandait souvent à n’importe qui de l’aider ou pouvait traverser la rue sans regarder des deux côtés. Aujourd’hui, elle faisait attention à cela, du moins pour regarder des deux côtés.

    Elle s’arrêta durant un instant, n’ayant pas trop le choix venant de perdre l’équilibre s’étant pris les pieds dans ses propres pieds. Elle se mit à rire d’elle-même et attendit de s’être calmée avant de refaire la même chose ; se remettre à sautiller dans le sable, en faisant se déplacer énormément de sable autour d’elle. Une chance qu’il n’y avait personne. Sauf que s’il y aurait eu quelqu’un elle n’aurait probablement pas fait cela, car les personnes auraient eues du sable sur elle, ce qu’elle ne voulait pas. Qu’on la voie en train de sautiller et d’agir comme une gamine ne lui dérangeait absolument pas, mais d’envoyer du sable sur quelqu’un, cela lui dérangeait. Mais comme ce n’était pas le cas, elle ne se doutait pas encore que cela allait lui arriver, elle pouvait donc continuer de faire ce qu’elle aimait bien faire. Elle continuait de rire pour la simple raison qu’elle avait envie de rire, de toute manière elle ne pensait pas qu’il fallait une raison pour rire, continuant d’avancer, tourbillonnant, projetant du sable autour d’elle. Elle en remmènerait probablement chez elle, mais elle était tout de même habituée. Le sable était toujours présent même quand cela faisait bien longtemps que l’on n’avait pas été à la plage.

    Kalika ne savait pas durant combien de temps elle ferait encore cela, peut-être jusqu’à ce qu’elle soit encore plus essoufflée pour recommencer ensuite. Cela serait parfait pour elle. Ce dont elle ne se doutait pas, c’était que cela allait s’interrompre beaucoup plus tôt qu’elle ne le pensait, bien avant qu’elle ne veuille s’arrêter par elle-même. Un J'espère que je ne te gêne pas ! mit fin à ce qu’elle avait commencé à faire et qui la fit arrêter bien plus vite qu’elle ne le pensait, répndant ainsi à sa question silencieuse. Elle n’avait pas vu la jeune femme, mais l’avait entendu. Très bien entendu même. Assez entendu pour stopper, ce qui envoya encore du sable un peu partout, ce qu’elle était en train de faire et de chercher d’où provenait ses paroles qu’elle venait d’entendre. Elle vit des pieds sur un rocher qu’il y avait près d’où est-ce qu’elle était située. La voix devait certainement provenir d’un peu plus haut. Elle releva donc la tête vite fait, regardant la jeune femme qui semblait être bien fâchée de ce qui venait d’arriver. La blonde ne pouvait que la comprendre, se faire projeter du sable n’était certainement ce qu’il y avait de plus agréable.

      - Oh mon dieu ! Je suis désolé, je vous avais pas vu ! Ça va ? dit Kalika, à bout de souffle.


    Ensuite, ayant réussi à dire cela d’une traite, elle chercha à reprendre son souffle. Elle était sincère dans ce qu’elle venait de dire, puisqu’elle ne voulait vraiment pas envoyer du sable sur quelqu’un, mais cela ne paraissait pas vraiment. Après tout, elle avait les joues roues, les yeux brillants, étaient décoiffées, ayant les cheveux dans tous les sens et avait encore le goût de rire pour elle ne savait pas trop quelle raison. Rien pour dire qu’elle pensait ce qu’elle venait de prononcer à la jeune femme. Elle le pensait, simplement les apparences jouaient vraiment contre elle. Après tout, si elle ne le penserait pas, elle ne se saurait probablement pas excusée ni lui aurait demandé si cela allait ou aurait tout bonnement continué de sautiller, et aurait continué son chemin comme si de rien n’était. Mais elle comprendrait aussi que la brune penserait peut-être qu’elle ne semblait pas penser ce qu’elle venait de dire. Si au moins son envie de rire pouvait la quitter, comme un fou rire que l’on ne pouvait interrompre qu’après quelque instant même quand la situation drôle était depuis bien longtemps passée. Il fallait qu’elle se calme. Elle s’était légèrement baissée, les mains sur ses genoux, penchant sa tête durant un instant essayant de retrouver son souffle.
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Moĩrai

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MessageSujet: Re: When discoveries just begin [Kalika]   Jeu 5 Mar - 19:35


    Miss Sayhann Gallagher, c'est dans votre prochain post que vous ferez entrer dans votre vie, votre nouvelle capacité, celle d'influencer les sentiments. Peu importe la façon dont il vient, il fait à présent entièrement partie de vous, et vous ne comprenez pas vraiment, pensant avant tout que cette Kalika est folle.
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