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 Eleri Kapsis, fini !!!!

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MessageSujet: Eleri Kapsis, fini !!!!   Dim 1 Mar - 23:53


KAPSIS, Eleri Katarina
Twenty Three years.old
écrivain de romans d'amour sans grand succès

ONLY MORTALS



    Qwenty, Stéphanie
    18 ans et demi
    F
    Rachel Bilson
    code ok
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    CREDITS : Satin Diary & Obsession


Dernière édition par Eleri Kapsis le Lun 2 Mar - 12:03, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Dim 1 Mar - 23:55


    « Le sentiment le plus fort que perçoit une personne est l’amour. Le vrai amour. Pas seulement celui que l’on reçoit d’une mère ou d’un père ; mais celui que t’offriras ton âme sœur. Lorsque tu auras le cœur qui battra à tout rompre, tu saurais que c’est le bon et ne le laisse pas filer. L’amour c’est comme les souvenirs, il faut l’entretenir si on ne veut pas qu’il s’échappe. »

    - Maman, accepterais tu de me raconter une histoire ? demanda la petite fille les yeux suppliants.

    Eleri avait toujours eut l’esprit vif. Dès son plus jeune âge, elle avait deviné que sa maman ne pouvait pas lui résister. Il suffisait à la petite fille aux longs cheveux bruns de darder son regard sur sa mère pour que cette dernière cède. Eleri l’avait très vite su et depuis, elle jouait de ce don pour obtenir de sa mère absolument tout. Charmante en apparence, cet enfant n’était pas aussi innocent que l’on aurait pu le croire.

    - Alors maman, tu veux bien ?

    Voyant que celle-ci cédait, Eleri se mit à taper dans ses mains, enthousiaste. Quittant rapidement son lit douillet, elle se mit à courir jusqu’à l’armoire qui contenait tous les objets auxquels elle tenait.
    Saisissant l’album photo qui contenait tous les souvenirs de l’union de ses parents, elle le glissa entre les mains de sa maman avant de se glisser une nouvelle fois dans ses édredons.

    - Il était une fois …

    « Maman commençait toujours son histoire ainsi et moi je ne m’en lassais pas. Je ne gardais qu’un souvenir assez flou de mon père. Il était grand, brun, un bel homme, il me mettait souvent sur ses épaules pour jouer au cheval. Son rire éclatait encore dans mon esprit, mais cela s’arrêtait là. Papa, le seul homme que ma mère n’ait jamais aimé, est mort, alors que je n’avais que trois ans. Un homme si bon, trop tôt disparu. Son décès a brisé le cœur de ma maman, mais elle ne s’est pas laissée aller, elle s’est ressaisie : pour moi. Sa fille unique, celle en travers qui son mari survit encore. Il paraît que je lui ressemble énormément, ce qui explique les larmes qui perlent parfois aux yeux de maman lorsqu’elle m’observe.
    Je la regarde, elle s’est tue. L’émotion l’a submergée. Revoir les photos de son mariage, les photos où elle tenait la main de mon père lors d’un voyage, ou encore les photos de ma naissance. L’image de mon père est restée gravée dans ma mémoire grâce à ses images. Contrairement à ma mère, je n’ai pas su retenir les moments passés ensembles les premières années de ma vie.
    Comme chaque nuit, ou presque, je demande à ma mère de me raconter l’histoire de sa rencontre avec papa, cette histoire que je connais par cœur, mais dont je ne me lasse jamais de réentendre.
    Ma mère de sa voix cristalline reprend son récit et je l’écoute avec une réelle adoration. »


    - Ton père était le fils d’un riche armateur grec. Nous nous sommes rencontrés alors qu’il séjournait en France, dans un petit village provençal où je suis née. Moi, je travaillais dans le petit café de mon père. Je servais les rares clients qui venaient s’asseoir à une petite table et je leur proposais une tasse de café ou un verre de limonade.
    - Et c’est là que tu as rencontrés papa ?!
    coupa la petite fille sous le charme du récit. J’aimerais rencontrer l’homme de ma vie d’une façon aussi romantique que ça !
    - Oui, ma chérie
    , répondit sa mère en caressant les cheveux de sa fille.

    « La suite de l’histoire j’aurais pu la conter à la place de ma mère. Je me rendais bien compte que la souffrance remontait en elle chaque fois qu’elle évoquait cette histoire. Mais je ne pouvais m’empêcher de vouloir en apprendre plus, toujours plus. Souvent, elle rajoutait un détail ou une anecdote à la fin, ce qui me permettait d’en apprendre plus sur ce père trop tôt disparu. »

    - Quand tu as rencontrés papa, tu as eu le coup qui a fait boum boum dans ta poitrine ? demanda candidement la petite fille.

    « Pour moi, le cœur d’une personne doit battre la chamade lorsqu’elle rencontre son âme sœur. Je suis encore jeune, c’est vrai, mais je suis une experte dans l’art de l’amour. Comme dans les films, lorsque tu vois l’homme de ta vie pour la première fois. Tu dois commencer à transpirer, ton regard ne peux plus se détacher de lui, ton cœur bat si fort que tu as peur qu’il ne sorte de ta poitrine à tout instant. Mais le plus important, c’est qu’une étrange chaleur envahit tout ton corps, une émotion plus forte n’existe pas, l’amour est le sentiment le plus sincère chez une personne. »

    - Oui il a fait boum boum.

    « J’aurais pu voir le jour en France. Mes parents y ayant élu domicile après leur rencontre. Mais mon père voulait absolument se marier dans le petit village qui l’avait vu naître. »

    - Nous sommes tombés amoureux au premier regard et ne nous sommes plus quittés pendant des mois. Puis, comme tu le sais si bien, pour faire plaisir à ton grand-père Vassili, nous sommes retournés en Grèce. J’étais déjà enceinte, aussi, nous sommes nous mariés rapidement.
    - Le 23 mars vous vous êtes enfin dit oui, et moi, j’ai pointé le bout de mon nez le 2 juillet qui a suivi. Vous avez été heureux que je sois là ?
    - Très heureux, pour rien au monde je ne changerai cet instant.


    « Ma mère m’aimait, je le savais. Dans ses gestes si maternels, elle me donnait le double d’affection, pour combler celle que mon père ne saurait plus me donner. J’avais de la chance, beaucoup de chance. J’ai eu une enfance heureuse, même si elle avait été marquée par la disparition tragique de Nikos Lakis, mon père. Si seulement, il n’avait pas pris l’avion ce jour là, il serait assis à côté de maman, en cet instant, sur mon lit, et me raconterait sa version de l’histoire. »

    - Dors maintenant ma chérie.

    L’enfant ferma les yeux, respectant l’injonction de sa mère. Elle sombra hâtivement dans les bras de Morphée.


Dernière édition par Eleri Kapsis le Lun 2 Mar - 1:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Dim 1 Mar - 23:57


    « Le premier amour n’est que très rarement le seul et l’unique de l’existence d’une personne. Il peut vous donner des ailes, mais également vous arracher ce à quoi vous tenez le plus. Le premier amour n’est pas à confondre avec le vrai. Il vous brisera probablement, la rupture sera douloureuse, mais gardez en mémoire qu’il n’était pas le bon. Panser vos blessures, souriez, retrouvez le gout de vivre et d’aimer. »

    Sans savoir pourquoi elle s’était laissée entraînée, elle se promenait désormais avec Mickaël sur la plage. Ils avaient abandonné Amy dans le restaurant depuis plusieurs minutes déjà et Eleri se demandait sincèrement ce qu’elle faisait ici. Marcher sur la plage, les pieds nus dans le sable, observant le coucher de soleil c’était tellement romantique ! Elle aurait dû passer cet instant avec son amoureux et non un inconnu qui demeurait étrangement silencieux. Eleri l’observait à la dérobée, admirant son profil, son nez droit et bien dessiné, ses traits aristocratiques. C’était vraiment un beau spécimen. Encore un peu et Eleri aurait presque cru au coup du destin. Et si cet homme avait été envoyé sur terre pour lui faire découvrir l’amour, le vrai ? Chassant cette idée saugrenue de sa tête en la secouant, elle se posait de nombreuses questions sur sa présence en ce lieu.
    Le temps était sec, il y avait une légère brise qui caressait sa joue, très agréable en ce début de soirée où la chaleur était encore étouffante. Elle avait chaud, trop chaud. Au lieu de venir dans les Caraïbes elle aurait préféré partir à la montagne. Supportant mal la chaleur, elle avait toujours privilégié les destinations où la température n’excédait jamais les 25°c même en été. Sentant une fine gouttelette de sueur perler sur son front, elle l’essuya rapidement d’un revers de la main et décida de retirer son châle crocheté.
    Surprenant son geste, Mickaël lui adressa un sourire amusé.

    - J’ose espérer que c’est moi qui vous donne aussi chaud.

    Levant les yeux au ciel, elle bougea ses bras dans un signe de révolte.

    - Les hommes ont toujours la fâcheuse tendance à considérer qu’ils sont la cause de toutes les réactions féminines. Mais je vais vous détromper. Voyez-vous il fait chaud, terriblement chaud et je ne peux supporter une telle chaleur, par conséquent je transpire. Voyez-vous cela n’a absolument rien à voir avec vous !

    Elle avait déclamé son discours, comme un texte parfaitement appris lors d’une représentation théâtrale ce qui amusa beaucoup son compagnon. Eleri ne réagissait jamais comme les autres. A sa place, Amy lui aurait sûrement, très probablement, dédié son sourire le plus sensuel et aurait répondu « Oh Mickaël chéri, tu me mets les sens en ébullition, aides-moi à retrouver la sérénité ! », le tout accompagné d’un mouvement des hanches très prononcé. Cette pensée la fit sourire, quelle aurait été la réaction de Mickaël si elle lui avait fait une telle démonstration ? Comme tous les hommes, il serait parti en courant, Eleri n’était pas comme Amy et par conséquent ne pouvait se comporter comme son amie le faisait.

    - Je n’ai peut-être rien à voir dans l’échauffement de vos sens, mais vous par contre avez sur moi un réel effet.

    Surprise, elle ne répondit rien. Mais lorsqu’elle sentit ses bras se refermer sur ses hanches, elle se pressa contre lui de toutes ses forces. Leurs yeux se rencontrèrent puis s’accrochèrent, Eleri eut juste le temps de remarquer que les siens étaient assombris par le désir. Lorsqu’il se pencha pour prendre sa bouche, elle ferma les yeux. « Je dois rêver » pensa-t-elle juste avant que leurs lèvres ne se rencontrèrent. D’abord hésitantes, elles se frôlèrent, comme si elles se cherchaient et enfin se scellèrent dans le baiser le plus incroyable que l’on n’ait jamais donné à Eleri Kapsis. Tendre, se baiser se fit rapidement plus sensuel. Forçant avec sa langue la barrière de dents de la bouche d’Eleri, il l’embrassa pleinement, explorant la bouche de celle qu’il serrait contre lui comme si sa vie en dépendait. Leurs langues se touchèrent enfin, prolongeant le baiser. Eleri n’avait jamais été embrassée ainsi. Dimitri avait toujours été lointain avec elle, ne l’embrassant que superficiellement. Avec Mickaël tout était différent, elle se sentait enfin femme. Elle était une femme désirée, pensa-t-elle en sentant la virilité de Mickaël se dresser contre son ventre. Son corps en fut tout électrisé, il lui faisait perdre la tête. Jetant spontanément ses bras autour du cou de celui qui lui faisait découvrir les milles trésors du baiser, elle humecta son odeur avec délice. Lorsqu’il s’éloigna enfin d’elle, un peu plus tard, elle dût lutter pour retrouver sa respiration. Lui aussi été essoufflé, mais il l’observa avec stupéfaction, comme frappé par la foudre. Tandis qu’elle passait sa main sur ses lèvres rougies par l’intensité du baiser, pour se rassurer que tout était bien réel.
    Elle ouvrit la bouche pour briser le silence qui les enveloppait, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Elle avait perdu l’usage de la parole. Ce n’était pas plus mal, de toute manière elle n’aurait rien eu à dire. Son cerveau fonctionnait au ralenti, elle était incapable d’émettre la moindre réflexion.
    Lui jetant un regard éperdu, elle le vit fondre une seconde fois sur elle et accueillit ce nouvel assaut avec une joie immense.
    Leur premier baiser avait été sensuel, mais celui-ci l’était plus encore. Ils s’embrassaient pour mettre fin au feu qui les ravageait intérieurement, en vain. Plus ils se goutaient, plus ils en voulaient. Le baiser était possessif, comme si en l’embrassant il voulait signifier à tout le monde qu’elle était sienne, Eleri n’en douta pas un instant.
    Elle savoura intensément ce baiser, profitant pour glisser ses mains dans ses cheveux, les ébouriffant, comme elle en avait envie depuis qu’ils s’étaient rencontrés. Ses cheveux étaient si doux, elle ne se lasserait jamais d’y enfoncer ses doigts. Les mains du jeune homme prirent à leur tour assaut du corps de sa partenaire. Lui caressant tendrement le dos, il fit pleuvoir en elle un torrent de sensations plus voluptueuses les unes que les autres. Frôlant la rondeur d’un sein, il la fit sursauter et s’éloigner de lui. Reprenant leur souffle, front contre front, il agaçait amoureusement le lobe de l’oreille de la jeune femme avec sa main.
    Le repoussant gentiment, elle tenta de retrouver une certaine contenance.

    - On pourrait nous voir, murmura-t-elle.

    Soudain elle prit connaissance qu’elle s’était complètement abandonnée dans ses bras. Il n’aurait eu qu’à la déposer sur le sable chaud, pour qu’ils fassent l’amour sans qu’elle ne proteste. L’incongruité de la situation la dépassait. Elle le connaissait depuis moins d’une heure et s’il avait voulu, elle se serait donné à lui dans un abandon total. Dimitri n’avait jamais obtenu d’elle un tel abandon en plus de deux années de relations, jamais elle ne lui avait cédé, malgré ses insistances. Que lui arrivait-il donc ? Elle réagissait comme les héroïnes de ses romans, mais elle n’était pas dans un récit à l’eau de rose, c’était la réalité la vraie, et dans cette réalité on ne fait pas l’amour a un inconnu sur la plage !

    - Je dois rêver, s’entendit-elle répondre d’une voix qu’elle ne reconnaissait pas.
    - Ce qui s’est passé entre nous nous dépasse tout les deux, répliqua Mickaël d’une voix rauque.
    - Je dois partir !
    - Non, ne fuyez pas. Venez avec moi, je voulais vous emmener danser, je souhaite faire plus ample connaissance avec vous.
    - Ce n’est pas possible
    , rétorqua-t-elle d’une voix douloureuse.
    - Mais si voyons.
    - Je dois réfléchir.
    - Promettez-moi de vous joindre à moi demain pour une croisière,
    supplia-t-il en posant ses mains sur la taille fine de la jeune femme qu’il voyait hésiter, s’il vous plait.
    - D’accord, concéda celle-ci après une brève hésitation.
    - Parfait, rendez-vous demain neuf heures dans le hall de l’hôtel.
    - J’y serai.


    Déposant un rapide baiser sur les lèvres de la jeune femme il disparut, la plantant là, les yeux dans le vague, avec l’étrange sensation de rêver éveillée.
    Ce ne fût pas la timide et renfermée Eleri qui ouvrit la porte de sa chambre peu de temps ensuite. C’était une nouvelle Eleri complètement sous le choc de ce qui venait de s’achever.
    A peine eut-elle glissé la clé dans la serrure, que la porte s’ouvrit brusquement, dévoilant une Amy surexcitée qui sautait dans tous les coins en posant des dizaines de questions à son amie, sans lui laisser le temps de répondre.

    - Que s’est-il passé ?
    - T’a-t-il embrassé ?
    - Tu ne t’es pas enfuie au moins j’espère ?
    - Tu vas le revoir ?
    - Quand ?
    - Tu en as appris plus sur lui ?
    - Dis-moi tout, je suis trop curieuse ! J’ai voulu vous suivre, puis j’y ai renoncé, je n’aimerais pas que l’on m’espionne, j’ai pensé que c’était la même chose pour toi, mais je veux tout savoir ! Alors assieds-toi et raconte.


    Eleri était encoure sous le choc de ce tendre moment passé en compagnie de Mickaël et l’agitation d’Amy lui donna mal à la tête. Passant une main dans ses cheveux, elle se laissa tomber sur son lit.

    - Amy s’il te plait, si cela ne t’ennuies pas on reparlera demain, là je suis épuisée, je veux juste dormir un peu.

    Face à cette rebuffade, Amy pâlit, vexée. Mais elle se reprit rapidement, comprenant son amie.

    - Ok, je te laisse dormir, mais tu me donneras tous les détails, tu n’y échapperas pas !

    La voix d’Amy se fit lointaine et Eleri sombra dans un profond sommeil.


Dernière édition par Eleri Kapsis le Lun 2 Mar - 1:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Dim 1 Mar - 23:57


    « Après la douleur la délivrance. Fuir ne te fera pas oublier, mais cela t’aidera à te reconstruire. Suis tes passions lorsque tu as l’impression que tout est anéanti. Le passé est impossible à négliger, mais tu peux faire une croix dessus en te préoccupant de ton présent, en le considérant comme un cadeau venu des Dieux. Carpe Diem, souris, ne te laisse pas abattre, la chance te ressourira un jour. »

    La journée s’annonçait belle, d’une clarté intéressante. Il faisait chaud, trop chaud. Comme toujours, je ne supportais pas la chaleur. Je transpirais. Dire que le jour venait à peine de se lever. Comment supporterais-je la chaleur pesante aux alentours de midi ? Je n’osais y penser.
    La climatisation de mon appartement était morte, comme mon cœur. M’appuyant contre le rebord de la fenêtre, j’observais les bateaux qui accostaient au petit port ou qui, au contraire, le quittait. Cela me rappelait trop de souvenirs douloureux que je préférais oublier.
    Fermant les yeux, je remis une de mes mèches de cheveux derrière l’oreille. Ce geste qu’il avait fait si souvent durant nos quinze jours passés sous le soleil des Caraïbes me tortura.
    Je devais l’oublier. Tout oublier.
    Du jour au lendemain il était parti, m’abandonnant sur cette île qui avait hébergé nos ébats. Mon premier amour, je l’aimais tendrement, j’étais persuadée qu’il était l’homme de ma vie, mais il était parti ; comme mon père avant lui.
    Amy avait eu beau me consoler, mes blessures ne s’étaient pas pansées. J’avais fui, j’étais une poule mouillée. J’avais fui. Cette phrase revenait sans cesse dans mon esprit. Pourquoi avais-je fui ? Je n’avais rien fait de mal… J’avais espéré que fuir guérirait les cicatrices de mon cœur brisé, en vain.
    J’avais quitté Athènes, la ville où j’étais née, où ma mère vivait encore. J’avais perdu contact avec ma meilleure amie, la seule que je n’ai jamais eu, et tout ça pour quoi ? Pour un amour de vacances déçu.
    J’étais sotte, vraiment sotte. Que faisais-je ici à Santorin ? Surtout dans un appartement aussi minable que celui-ci. Dire que j’étais une riche héritière, que j’avais plusieurs villas délicieuses dans le tout Grèce et que je venais m’enterrer dans ce trou perdu peuplés de touristes plus stupides les uns que les autres.
    Comme les artistes, j’avais osé croire, que vivre dans la « pauvreté » (tout étant relatif bien sûr), j’aurais retrouvé mon imagination débordante. Celle qui me faisait rêver de prince charmant tout droit sorti d’une contrée lointaine pour m’embrasser passionnément. Cette imagination m’avait quitté, en même temps que mon cœur.
    Cette imagination, pourtant, m’était indispensable. Depuis plusieurs mois, désormais, j’étais incapable d’écrire plus de trois lignes pour mon roman. Mon éditeur me criait dessus chaque jour, espérant que j’allais enfin me décider à lui envoyer un exemplaire. Mais rien n’y faisait, j’avais tout perdu lors de ces vacances.
    Ecrire. Cette passion qui m’avait aidé à garder la tête hors de l’eau si souvent, ne m’était plus d’aucun secours aujourd’hui. Je n’arrivais à rien, à rien !
    J’étais dépitée, réellement dépitée.
    Soudain le téléphone se mit à sonner. J’avais de la chance que l’on ne m’ait pas encore coupé le téléphone, je ne payais plus mes factures depuis si longtemps ! Comme tout, désormais mon existence, je la menais comme une bohème. J’oubliais tout, je ne faisais jamais ce que je devais faire. Je ne payais pas mes factures, je ne payais pas mes impôts : je me laissais complètement allée !
    Ma mère se posait beaucoup de questions à mon sujet, elle avait peur. Peur que déprimée, je me jette sous un train. Moi, sa seule raison de vivre aujourd’hui, l’héritière de la fortune abandonnée par mon père… Mais je n’aurais jamais eu le courage d’un suicide : j’étais une bonne à rien !
    Hésitante, je secouai la tête, tentant de reprendre mes esprits : je devais me ressaisir. Et enfin, je décrochai ce téléphone dont la sonnerie criarde me donnait un mal de tête insupportable.

    - Eleri ? C’est Amy !

    Amy, ma chère et tendre amie. Ma rousse impétueuse, qui ne reculait devant rien. La cause des tourments qui me poursuivaient depuis des mois. Si seulement, elle ne m’avait jamais entraînée sur cette île ! Mon cœur comme mon esprit seraient sains et saufs.

    - Oui ? répondis-je d’une voix plus coupante que je ne l’aurais souhaitée.

    Le silence se fit au bout du fil. Amy détestait quand je lui parle de cette manière. Elle n’en n’avait pas l’habitude. Moi la petite fille sage qui exécutait toujours à la lettre ce qu’on lui demandait de faire était devenue une personne aigre et autoritaire. Plus personne ne la reconnaissait, ce qui expliquait le peu de visites qu’elle recevait depuis qu’elle s’était exilée sur cette île grecque, délaissant son patrimoine paternel.

    - J’aimerais que l’on se voie. Tu me manques quand reviens-tu à Athènes ?
    - Jamais,
    hurlais-je au téléphone !

    Comment aurais-je pu retourner à Athènes ? Cela m’était impossible désormais. Je voulais juste de la tranquillité : qu’on me laisse en paix !
    Raccrochant précipitamment le téléphone, je me jetai sur mon lit. J’aurais voulu qu’en fermant les yeux tout s’oublie, tout, absolument tout.
    Malheureusement, rien de cela n’était possible.
    Mais un éclair de lucidité me traversa. Mon prochain roman… Et si je racontais mon histoire ? Celle d’une petite fille riche à millions qui ne parvenait pas à oublier ses amours malheureuses ? C’était peut-être, également, une sorte de thérapie, étaler sur papier mes sentiments les plus profonds et les plus personnels agirait peut-être comme une médication et me ferait reprendre du poil de la bête.
    Theos, pourquoi m’apitoyais-je sur mon sort comme je le faisais ? Cela me déprimait encore plus. J’étais la fille de Nikos Lakis, je devais redevenir la fougueuse demoiselle que j’étais !
    Me précipitant vers mon bureau improvisé où trônait mon ordinateur portable duquel je ne me séparais plus, je me mis à taper sans réfléchir. Les mots s’inscrivaient d’eux-mêmes sur l’écran. Mon futur best-seller, j’allais enfin recevoir la notoriété dont je rêvais pour mon talent d’écrivain, et non pour mon compte en banque bien rempli !


Dernière édition par Eleri Kapsis le Lun 2 Mar - 12:02, édité 1 fois
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Belen C. Kalligaris
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Lun 2 Mar - 1:15

Bienvenue ici Stephanie. Wink
Rachel t'a été réservé pour 7 jours. Bonne continuation pour ta fiche. =)

_________________


Oh, mon Egerie,
Quittons ce bitume qui nous rend gris,
Nous abrutit et salit nos plumes.
Oh, toutes ces prairies,
Si près d'où je viens, si loin d'où je suis.
Si loin d'où je suis, si près d'où je viens.
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Lun 2 Mar - 1:22

merci c'est gentil Smile
tu m'as fait peur, j'avais mal lu je pensais qu'elle était prise xD
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Belen C. Kalligaris
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Lun 2 Mar - 1:28

Non non... Lol. Wink
T'en fais pas, elle est à toi. Wink

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Oh, mon Egerie,
Quittons ce bitume qui nous rend gris,
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Lun 2 Mar - 1:31

xD la fatigue me fait avoir des visions Smile
bon je posterai, je pense, le troisième poste demain, je dois y aller Wink
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Lun 2 Mar - 12:03

désolée pour le DP, c'était pour signaler que j'avais fini. Mes trois rp's sont écrits à chaque fois de façon différente, mais j'espère que cela conviendra ...

Wink
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Belen C. Kalligaris
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Lun 2 Mar - 21:19

On voit ça entre nous, et on te donne une réponse rapidement. =)

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Oh, mon Egerie,
Quittons ce bitume qui nous rend gris,
Nous abrutit et salit nos plumes.
Oh, toutes ces prairies,
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Lun 2 Mar - 23:56

merci Smile
par contre je préviens, je risque de ne pas être présente jusque jeudi soir, j'ai beaucoup de travail pour la fac Wink
et en passant, superbe nouveau design Wink
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Dennis Omádios

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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Mar 3 Mar - 22:05

Bienvenue ici, même si je ne supporte pas la personne de ton avatar Wink
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Mar 3 Mar - 23:04

xD merci Smile
je ne la prends pas souvent, en général je choisis une blonde, je sais pas pourquoi j'ai pris rachel mdr
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Belen C. Kalligaris
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Prénom/Pseudo : Maëva

Divinité jouée : Artémis
Pouvoir/Humanité Développée : communiquer avec les animaux.

Emploi : monitrice de plongée
Humeur : Massacrante


GOT A SECRET
Âge du perso: 3356 ans. Dans cette vie, 27 ans.
Relations:
Croyance:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Mer 4 Mar - 2:05

Alors... On a adoré le premier RP, trouvé le deuxième niais à souhait. Mais on valide. Tu as une très belle façon d'écrire, bienvenue parmi nous. Wink

_________________


Oh, mon Egerie,
Quittons ce bitume qui nous rend gris,
Nous abrutit et salit nos plumes.
Oh, toutes ces prairies,
Si près d'où je viens, si loin d'où je suis.
Si loin d'où je suis, si près d'où je viens.
Kaponz & Spinoza - Exil
chamallow - crocodile
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   Mer 4 Mar - 12:17

xDDD merci Smile et double merci ^^'
j'suis une adepte des romans à l'eau de rose, je ne pouvais passer à côté d'un rp de ce style xD
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MessageSujet: Re: Eleri Kapsis, fini !!!!   

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Eleri Kapsis, fini !!!!
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