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 Somewhere beyond the sea [Kallika]

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Dennis Omádios

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Date d'inscription : 19/02/2009
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Age : 28
Prénom/Pseudo : Lee

Divinité jouée : Dionysos, dieu de la vigne, des opposés et des excès en tout genre.
Pouvoir/Humanité Développée : Suppression d'éléments précis de la mémoire

Emploi : Despotique patron de "La bleue et blanche"
Humeur : Agacé par le fait de devoir être sage.


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MessageSujet: Somewhere beyond the sea [Kallika]   Mar 3 Mar - 19:39




    Il était ivre. Comme d’habitude. Il ne se souvenait même plus à quand remontait la dernière fois où il avait été clairement sobre. Car une fois passée l’enfance, dans chacune de ses réincarnations, Dennis sombrait irrémédiablement dans les vices qu’on lui connaissait. Et principalement l’alcool. Il était complètement accro, et il en était conscient. Mais tous les dieux étaient accros à quelque chose. Et tous avaient en commun la passion charnelle en commun – exceptée peut-être Artémis, mais celle-là…

    Ce jour-là, Dennis faillit faire un plongeon mémorable en se prenant le pied dans une imperfection de la passerelle. Il avait bu plus que de raison sur le bateau, commandant vodka sur vodka. Il revenait d’un voyage sympathique près d’Athènes où il avait rendu visite à quelques vieux amis et il avait voulu poursuivre la fête tout seul. C’était totalement typique de lui. Seul ou à plusieurs, l’alcool, il n’y a rien de meilleur, voilà ce qu’il aimait scander à ses détracteurs. Mais ce jour-là, si Walter ne l’avait pas rattrapé in-extremis par la manche de sa veste, il aurait eu tout le loisir de décuver en coulant. Il ne l’avait pas encore fait ce coup-là d’ailleurs. La mort par noyade, ça aurait été une première. Pourtant, il en avait testé des pas mal. Une balle en plein cœur à son époque magouilleuse, des maladies dues à ses excès, des crises cardiaques précoces, il avait même réussi une fois à se faire faucher par un camion en faisant le malin. Ca avait été pénible cette fois-là. Surtout quand la police avait dû ramasser les morceaux.

    - Mais c’est pas possible ça ! Bande d’abrutis, vous n’êtes pas foutus d’entretenir un bout de bois ou quoi ?

    Il entra dans une rage folle décuplée par l’alcool. S’il avait été encore aussi puissant qu’à l’époque, il aurait volontiers infligé une malédiction à ce satané marin. Il détestait être humilié, il ne supportait même pas qu’on le voit en position de faiblesse. Raison pour laquelle il effaça tous les esprits qui avaient assistés à la scène, sauf Walter. Walter était son pense-bête. Il savait presque tout de son patron, hormis sa condition divine.

    Le capitaine du bateau ne comprit pas pourquoi son invité prestigieux, et qui payait si bien, s’énervait. Évidemment, quand on avait aucun souvenir de l’incident, ça semblait un peu étrange. Dennis lui désigna le trou en question, balançant un regard noir à cet incapable.

    - Et ça, c’est quoi ? J’aurais pu me tuer si je n’avais pas fait attention.

    Walter esquissa un sourire. Il ne comprenait jamais bien pourquoi l’entourage du patron semblait frappé aussi souvent d’amnésie, mais il avait une petite théorie là-dessus. Une théorie bien proche de la réalité d’ailleurs, mais qu’il se gardait bien de partager avec quiconque. Il se sentait privilégié. Après tout, il était l’homme de main d’un homme puissant et respecté sur l’île. Il était bien payé. Il fréquentait les femmes les plus ravissantes de la Grèce. Sa situation était idéale.

    Le capitaine se confondit en excuse tandis que Dennis le snobait royalement, prenant garde à ne pas réitérer sa bêtise. Il posa enfin le pied sur le quai et commença à déambuler sur le bord, jetant un regard à son fidèle employé qui signifiait qu’il souhaitait être seul.

    - Vous êtes sûr boss ?
    - Bien sûr que oui, je ne suis pas un gosse, je ne vais pas me noyer crétin !


    Walter haussa les épaules et partit dans la direction opposée. Après tout, il faisait ce qu’il voulait, c’était lui qui signait le chèque, il n’allait pas le contrarier. Et s’il se noyait comme il le disait, tant pis pour lui.

    Dennis était enfin seul. Il souffla tout en continuant de marcher dangereusement sur le bord. Il n’avait pas peur de tomber, il n’avait d’ailleurs peur de rien. C’était l’avantage de l’immortalité. Rien ne représentait un obstacle, rien n’était trop dangereux ou infranchissable. S’il avait voulu, il aurait pu piloter une moto sans casque – il l’avait déjà fait d’ailleurs – ou jouer à la roulette russe. Les risques étaient dérisoires. La peur n’existait plus. D’ailleurs, Dionysos n’avait jamais ressenti la peur à proprement parler. Sur l’Olympe, il était invincible. Ici, il se réincarnait à volonté. Pour lui, la souffrance était une caresse un peu trop virulente d’une strip-teaseuse aux ongles longs, voilà tout.

    Les vagues très calmes venaient taper sur le béton quelques mètres plus bas. L’une d’elles, un peu plus vaillante, claqua avec plus de force et arrosa légèrement les pieds de Dennis. Ce dernier, qui s’efforçait de fixer ses chaussures pour éviter quand même la chute, n’y accorda aucune importance, mais faillit à ce moment précis être déséquilibré. In extremis, il parvint à se remettre d’aplomb. Décideraient, ça n’était pas sa journée. Il se retourna férocement pour regarder s’il y avait eu des témoins, mais le quai était désormais désert dans le coin où il était. Tant mieux.

    Décidant qu’il n’avait pas envie de tenter à nouveau l’expérience du vide et de provoquer la mort pour aujourd’hui, il se stoppa et s’assit en tailleur au bord de l’eau, avant de laisser pendre ses jambes dans le vide. Il fixa l’horizon et laissa ses pensées divaguer. En réalité, il s’imaginait son prochain voyage à Sparte, prévu dans moins de deux semaines. Quelques jours assez orgiaques allaient être organisés par un de ses clients les plus fidèles, et étant donné qu’il avait à la bonne Dennis, il l’y avait convié. Ce dernier aimait particulièrement quitter l’île, contrairement à ses confrères et sœurs. Sauf sans doute Hermès, qui était quand même le dieu du voyage. Mais pour les autres… il semblait qu’ils n’aimaient pas se séparer les uns des autres, comme si quitter Santorin allait les éloigner encore plus de leur condition divine. Ils étaient vraiment stupide de temps à autre ceux-là ! Santorin n’avait rien à voir avec l’Olympe et puis même à l’époque, Dionysos n’aimait pas rester sur son nuage et s’amusait à parcourir le monde. Il n’allait pas se priver en étant mortel, même si ses périples étaient moins extraordinaires bien sûr. Il n’avait plus son cortège de panthères, nymphes et autres créatures. On ne le reconnaissait plus sur son passage. Il provoquait beaucoup moins de transes.

    Soupirant de nostalgie, il sortit de sa poche une petite flasque remplie de… il ne savait plus bien ce qu’il avait mis dedans, mais à l’odeur il semblait que c’était du whisky. Rapidement, il constata qu’elle était à moitié vide et une fois qu’elle fut vraiment remplie d’air, il la balança au loin.

    Satanés mortels… Je n’étais jamais en rupture là-haut !
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MessageSujet: Re: Somewhere beyond the sea [Kallika]   Mer 4 Mar - 0:08

    Une amie qu’elle n’avait pas vue depuis quelques années lui avait envoyé un message comme quoi elle revenait passer quelque temps à Santorin, et qu’elle arrivait à bord de son nouveau bateau et lui avait demandé de passer la voir. Elle lui avait vers quelle heure elle pensait arriver et vers quelle heure elle penserait passer chez elle. Sauf que Kalika s’était dit que d’aller l’accueillir serait une bonne idée. Elle avait sa journée de congé demain, mais avait réussi à faire un échange avec quelqu’un d’autre. Comme quoi ne pas rater bien souvent ses journées de travail pouvait être bien utile. Surtout qu’elle s’en serait voulu ne pas pouvoir l’accueillir, elle, et son bébé. Bébé. Son enfant maintenant, il devait avoir presque quatre ans, à moins qu’il ne les ait déjà. Cela devait faire trois ans qu’elle ne l’avait pas vu et qu’elle n’avait pas vu non plus son amie. Et encore plus longtemps qu’elle n’avait pas vu le père, ce dernier étant parti, soi-disant, acheter des couches pour redonner de ses nouvelles un mois plus tard, disant qu’il refaisait sa vie en Allemagne. Dure coup et raison pour laquelle Valeria avait décidé de quitter Santorin. Et la revoici en bateau.

    Au moins tout semblait s’être bien passé pour elle, surtout si elle revenait avec son bateau. Même si elle l’avait loué, c’était tout de même très bien. Regardant l’heure Kalika quitta sa maison, elle arriverait peut-être un peu plus en avance, mais elle voulait voir le bateau arriver et la vue au port était très belle. Cela ne la dérangeait donc pas d’attendre. Elle marchait tout de même lentement, parlant aux personnes qu’elle connaissait, répondant à certaines questions des touristes. Touristes qu’il y avait de moins en moins au fur et à mesure qu’elle approchait du port. Ils devaient être découragés par les escaliers à descendre ou se sire que le port n’était pas ce qu’il y avait de plus important à visiter. Ce qu’elle ne pensait pas, mais elle n’était pas dans la tête des touristes et était tout de même à Santorin depuis qu’elle avait cinq ans. Elle avait donc eu tout le loisir d’explorer Santorin. La sonnerie de son cellulaire se fit entendre. Pookie, elle ne se souvenait plus du tout se son vrai nom, ils parlèrent de tout et de rien durant quelque instant, avant qu’elle ne mette fin à la conversation.

      - Pook ? Qu’est-ce que t’as dit ? J’entends rien, je passe dans un tunnel ! cria Kalika, avant de raccrocher et de fermer son cellulaire.


    Pour tout bon, et moins bon en fait, observateur, on pouvait très bine voir qu’il n’y avait pas le moindre tunnel à l’horizon. Il était bien rare de voir un tunnel près du port de toute manière. Le problème, c’était qu’elle lui avait dit qu’elle allait au port. Et il connaissait assez bien Santorin pour savoir qu’il n’y avait de tunnel là où elle était. Mais elle le connaissait assez bien pour savoir qu’il comprendrait que ce qu’elle venait de faire était une réponse négative face à sa demande, pas du tout original puisqu’il la lui demandait depuis qu’ils devaient avoir dix-sept ans. Il était habitué, et ne le prendrait pas mal, mais abandonné n’était pas ce qu’il faisait de mieux. Peut-être qu’un jour elle lui ferait une réponse positive juste pour voir sa réaction. Mais elle attendrait d’être en face de lui. Du moins, dès qu’il serait revenu… de quelque part de sur la planète. Elle se souvenait que la semaine passé il était à Tokyo, mais c’était il y avait une semaine. Mais elle allait tout de même dire à Valeria qu’il la saluait.

    Kali reprit donc son chemin, rangeant son cellulaire dans son sac, elle reprit donc son chemin en direction du port d’où est-ce qu’elle n’était pas bien loin maintenant. Elle commença donc à descendre les escaliers, faisant attention à où est-ce qu’elle mettait les pieds. Faire venir son amie à la clinique n’était pas l’un des meilleurs accueils que l’on pouvait avoir. Avoir des escaliers taillés à même le roc était peut-être bien beau et naturel, mais ce n’était pas bien pratique pour quelqu’un d’aussi maladroit que Kalika, qui réussit à descendre les escaliers complètement, en un seul morceau, remettant ses sandales qu’elle avait enlevées avant qu’elles ne s’enlèvent d’elles-mêmes. Elle lissa ensuite sa jupe d’une main, ainsi que son chemisier avant de reprendre son chemin. Le plus long, même si ce n’était pas vraiment long, était fait. Marcher ne lui causait aucun problème. Il ne lui restait plus qu’à trouver le quai que lui avait dit son amie. Quai qui n’était pas situé là où avait été situé si longtemps le bateau de son père. Bateau qu’il avait fait amené jusqu’aux États-Unis peu après son arrivée là-bas. Il ne pouvait s’en passer.

    Cela n’avait pas dérangé Kali, elle avait tout de même la maison de ses parents et préférait plonger que faire du bateau. Bon, il était vrai qu’en bateau on pouvait se rendre plus loin pour plonger, mais elle pouvait tout de même en louer ou en emprunter un si elle avait envie d’aller plus loin. Ce qui pourrait peut-être lui prendre ou non. Elle le saurait lorsque cela lui prendrait et ne le saurait pas si cela ne lui prendrait pas. Rien de bien plus compliqué, n’ayant pas un horaire de ce qu’elle ferait ou non dans sa tête. Elle s’arrêta de marcher, venant de se rendre compte qu’elle marchait depuis un peu trop longtemps. Elle regarda le numéro du quai d’où est-ce qu’elle était rendue. Effectivement, elle avait dépassé l’endroit qu’on lui avait dit. Elle fit donc demi-tour, revenant par où est-ce qu’elle passée sans s’en rendre compte. Voilà, elle était arrivée. Elle n’avait pas du tout porté attention aux nombres de quais qu’elle avait dépassés. Et à sa grande surprise, il y avait quelqu’un d’assis. Elle regarda le numéro du quai, sortit le papier où qu’elle avait fait imprimé les informations que lui avait écrit Valeria. C’était bien ce quai.

      - Vous connaissez Valeria ? demanda-t-elle.


    Cela se pouvait toujours, elle ne connaissait pas nécessairement toues les personnes que connaissait Valeria. Sauf qu’elle n’attendit tout de même la réponse du jeune homme avant d’aller s’asseoir à côté de lui. Elle aurait très bien pu attendre, mais cette idée ne lui passa même pas par la tête.
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Dennis Omádios

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MessageSujet: Re: Somewhere beyond the sea [Kallika]   Jeu 5 Mar - 2:47

    Une fois en rupture, Dennis tâtonna les poches de sa veste qui lui tenait trop chaud et constata qu’elles étaient désespérément vides. Quelle tristesse… Pas de nymphe à disposition pour venir le resservir. Il avait beau ne pas trop détester sa nouvelle condition, il y avait bel et bien des désavantages majeurs. Comme celui de transpirer par exemple. Il essuya à cette pensée une goutte qui perlait sur son front lisse. C’était sans doute l’avantage de ne pas mourir bien vieux : il ne connaissait pas les rides, alors que même Aphrodite s’était déjà fanée plusieurs fois.

    Continuant de tergiverser mentalement sur des tas de choses sans rapports aucun, il sortit de sa poche de jean son étui à cigarettes, et attrapa entre ses lèvres parfaites l’une d’entre elle. Il fit tournoyer entre ses doigts habiles son briquet avant d’allumer sa dose de nicotine sur laquelle il tira goulument avant de laisser un large filet de fumée s’échapper. Son portable vibra alors qu’il aspirait une deuxième bouffée meurtrière. Il leva les yeux au ciel avant de sortir l’engin dernier cri de sa veste. C’était une de ses amantes occasionnelles, et il rejeta l’appel sans détour. Il venait à peine de rentrer qu’il était obligé de filtrer ses appels. Qu’est-ce qu’elle pouvait être collante celle-là… Elle n’allait pas tarder à avoir un immense trou de mémoire. Il espérait juste qu’elle n’avait parlé à personne de lui, sous quoi son entourage la placerait peut-être en hôpital psychiatrique. Mais bon, ça n’était pas son problème ça. Elle n’avait qu’à faire un peu attention à qui elle collait.

    Alors qu’il continuait tranquillement à s’intoxiquer sans rien demander à personne, il entendit une voix qui vint troubler sa quiétude. Heureusement, c’était une voix féminine aux intonations relativement charmantes, ce qui l’excusait à demi. Et puis sa fureur passée n’était plus d’actualité, et il s’ennuyait, alors pourquoi pas une petite mortelle… à séduire ? Il se retourna vers la petite voix et fut surpris de trouver sa propriétaire plus près de lui qu’il ne le pensait. Effectivement, la jeune femme qui s’était adressé à lui n’avait même pas pris le temps d’attendre sa réponse avant de poser ses fesses sur le quai, à côté de lui. Ok, ça n’était pas sa propriété privée, mais bon. Ca n’était pas fort poli. Ca tombait bien, lui non plus n’était pas adepte des convenances.

    Il ne se priva pas pour la dévisager comme il se devait. Preuve des plus virulentes que le mot politesse ne faisait pas partie de son vocabulaire courant. Il remarqua tout d’abord ses yeux vairons, l’un bleu et l’autre marron, qui lui donna directement la certitude de ne l’avoir jamais croisée. C’était le genre de détail qui marquait facilement l’esprit embrumé du jeune dieu. Et là, pas de confusion possible, il n’avait jamais rencontrée cette blonde souriante à souhait et à la poitrine alléchante – c’était là un détail important pour des yeux comme ceux de Dennis. Il releva son regard pour les planter dans ses yeux bicolores et lui lâcha un semblant de sourire avant de se détourner d’elle et de répondre tout de même à sa question après ses deux minutes impolies.

    - Si vous voulez parler de celle qui décroise ses jambes de façon plus délicieuse encore plus que Sharon Stone dans son jeune temps, je la connais assez bien en effet.

    C’était la seule Valeria qu’il connaissait. Elle avait été une des premières danseuses qu’il avait engagée et elle n’avait pas hésité à s’allonger quelque fois pour satisfaire son patron. C’était une bonne employée, fidèle et toujours à l’heure, qui plaisait beaucoup aux clients. Pas trop débauchée, juste ce qu’il fallait. L’œil lubrique et la tenue toujours courte. Une brave fille, qui commençait à se faire un petit peu vieille pour le métier mais il l’avait plutôt à la bonne.

    - Mais je doute fort que nous parlions de la même, vous n’êtes pas du genre à fréquenter ce genre de boîte de nuit je présume.

    Elle aurait certes pu la connaître plus personnellement, mais il n’y croyait pas une seule seconde. Il avait déjà vu quelques amies de Valeria venir la rechercher à la fin de son « service » et elles n’étaient pas du genre de cette demoiselle qui avait l’air tellement propre sur elle. Il était sûr qu’il y avait confusion sur la personne, et il aurait pu se taire plutôt que de laisser entendre qu’il fréquentait des danseuses légèrement coquines. Mais il ne voyait pas de raison de se taire. Il n’avait fait que répondre à une question. Mal tout exprès, mais ça ne faisait rien ça. C’était son style.

    Il se tourna à nouveau vers elle avant de lâcher une nouvelle phrase, lui balançant un léger sourire amusé en tendant sa main qui n’était pas occupée à tenir sa cigarette presque terminée maintenant.

    - Ne croyez pas que je côtoie des femmes trop dénudées par désespoir, ce serait une fausse image. Dennis Omàdios, propriétaire de la bleue et blanche.

    Si ça n’était pas par désespoir, c’était néanmoins par envie. Il aurait très bien engager des filles habillées pour se trémousser sur un plot, mais il trouvait que ça avait moins de gueule qu’une bande de nana en short trop court et brassière un peu transparente. En plus, ça attirait les touristes. Et les ados.

    Il se détourna à nouveau vers l’horizon. Fixer une femme trop longtemps les rendait confiante à souhait, et il n’aimait pas ça. Il était mystérieux de nature, depuis sa naissance dans la cuisse de son père. Et joueur. Toute conversation avec une personne du sexe faible impliquait pour lui un jeu de séduction, même si l’interlocutrice était la plus laide des humaines – ce qui n’était d’ailleurs pas le cas ici. Il devait toujours avoir le dessus, et snober les personnes était un bon moyen. De plus, il n’aimait pas qu’on déchiffre en lui, et ses yeux étaient le miroir de son âme divine. Raison pour laquelle il les détournait souvent, et évitait de les fixer quelque part trop longtemps.

    C’est toujours les yeux dans le vague, ou plutôt dans les vagues, qu’il continua à parler. Il n’était pas bavard de nature, mais quand il en avait un coup dans le nez, et qu’il n’avait rien à faire…

    - Vos yeux ont quelque chose de troublant.

    Peut-être la raison pour laquelle il la regardait un peu moins que les autres encore. Il devait bien admettre que se plonger dans ces océans de couleur différente était un peu perturbant. L’immensité bleue devant lui était plus réconfortante mine de rien. Pourtant, il était le dieu des opposés. Il trouvait même ça joli. Mais il n’empêchait que c’était étrange et que l’alcool n’aidant pas, il se laissait aller à divaguer tout haut avec elle.
    Il planta de nouveau ses yeux noisette dans les siens, tirant une dernière fois sur sa cigarette avant de la jeter à la mer. Tant pis pour les poissons.

    - Je suis sûre que vous les impressionnez, et qu’en même temps ils vous courent après. Mais je doute que vous n’ayez une certaine exigence à propos de prétendants. Vous pouvez vous le permettre.

    La flatterie. Ca marchait toujours. En même temps, il était des plus sincères à ce moment précis, toujours en train d’essayer de sonder son esprit à travers ces deux fenêtres, l’une sombre et l’autre si claire.
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MessageSujet: Re: Somewhere beyond the sea [Kallika]   Jeu 5 Mar - 23:18

    Une fois assise, sans autorisation, Kalika regarda durant quelque instant l’horizon, plissant les yeux quelques secondes afin d’essayer de voir si un bateau n’arrivait pas. Elle savait très bien qu’il ne serait probablement pas là, étant arrivée en avance, mais on ne savait jamais. Il y avait bien quelques bateaux, mais ils s’éloignaient ou ne se dirigeaient pas vers le port. Ce n’était pas parce qu’il n’y avait pas de bateau qui semblait se diriger vers le port de Santorin, qu’elle n’allait pas continuer de regarder l’horizon. Après tout, la vue du port était des plus belles. Par contre, elle ne s’attendait pas vraiment à ce que le jeune homme ne lui réponde pas. Au moins, cela ne semblait pas trop lui déranger le fait qu’elle se soit assise à côté de lui sans attendre sa réponse. Peut-être que cela le dérangeait, mai qu’il ne voulait pas le dire. Mais bon, elle était assise et comptait le rester ; s’il n’était pas content, qu’il se lève ou qu’il lui dise. Ce n’était pas en ne parlant pas qu’elle allait savoir ce qu’il pensait. De toute manière, même s’il lui disait de s’en aller Kali resterait tout de même proche.

    Elle se sentait observée. Elle tourna légèrement sa tête. Effectivement, elle était observée. Et pas vraiment au niveau qu’elle le voudrait nécessairement. Mais elle n’eut pas le temps de s’offusquer, le jeune homme se mettant à la regarder à un niveau un peu plus haut, avant de lui faire un petit sourire et de finalement regarder devant lui. Sa réponse ne tarda pas ensuite. Si vous voulez parler de celle qui décroise ses jambes de façon plus délicieuse encore plus que Sharon Stone dans son jeune temps, je la connais assez bien en effet. Juste avec ce qu’il venait de lui dire, elle ne pensait pas qu’ils étaient en train de parler de la même personne. Elle essaya tout de même de se souvenir des fois où qu’elle avait vu Valeria se croiser les jambes. Jamais comme cela. Cela la fit même avoir une de ses envies de rire. Bon, l’image qu’elle venait de se faire dans la tête ne fonctionnait pas trop avec ce que le jeune homme venait de lui dire. Pas du tout. C’était même très drôle. Un clown qui se croise les jambes. Elle avait peut-être un peu trop pris la personnalité de Valeria au sérieux. Il n’y avait pas à dire, un clown avec de grands souliers rouge qui se croisaient les jambes c’était… hilarant. Mais je doute fort que nous parlions de la même, vous n’êtes pas du genre à fréquenter ce genre de boîte de nuit je présume. Il s’en était aussi rendu compte qu’ils ne parlaient probablement pas de la même Valeria.

      - Je pense aussi que l’on ne parle pas de la même personne. répondit-elle, hochant la tête.


    Plus elle y pensait, plus elle était sûre que ce n’était pas du tout la même personne. Maintenant, il ne lui restait plus qu’à essayer de se calmer et de ne pas rire suite à l’image qu’elle venait de se faire. Ce qui allait être tout de même assez dur, puisqu’elle avait réussie à se faire une image assez réelle. Elle avait probablement un peu trop d’imagination dont elle ne se servait pas des plus intelligemment possible. Après tout, elle pourrait peut-être devenir une grande écrivaine. Le seul problème c’était que quand elle devait se servir de son imagination, elle n’y arrivait pas, quelquefois oui mais certainement pas assez pour en faire son métier. De toute manière, elle aimait trop être infirmière pour arrêter d’exercer son métier. Son imagination se pointait seulement quand il ne le fallait pas vraiment. Comme en ce moment. Comment faire à présent pour essayer de calmer son fou rire ? Trouver une image moins drôle ? Ou simplement se changer les idées ? Chose que venait de faire le jeune homme sans le vouloir, venant de lui parler.

      - Mais, je ne crois rien du tout. dit Kalika, tout en ayant un léger fou rire dans la voix, qui la quittait de plus en plus. Enchantée, Kalika Palladios. tout en lui serrant la main.


    La Bleue Blanche. Endroit où qu’elle n’avait presque jamais été. Après tout, il était bien rare de rencontrer des personnes qui voulaient se faire écraser les pieds comme le faisait si bien Kalika. Ça ou encore se faire donner des coups de coudes, elle y arrivait aussi très bien. Son secret ? Être maladroite, tout simplement. Elle l’était depuis toujours à ce qu’elle se souvienne et n’était certainement pas à la veille de ne plus l’être, bien malheureusement. Elle savait tout de même ce que c’était et où c’était. Par contre, elle ne s’attendait pas vraiment à ce que le propriétaire de La Bleue et Blanche soit aussi jeune. Elle ne s’attendait pas non plus à le rencontrer un jour. Comme quoi, tout pouvait arriver. Elle ne savait pas trop à quoi pouvait ressembler un propriétaire de La Bleue et Blanche, même tout simplement un propriétaire, mais elle s’attendait à plus vieux et moins séduisant que le jeune homme à ses côtés. Un Vos yeux ont quelque chose de troublant. la fit sortir de ses pensées.

      - Vraiment ? Je me demande bien quoi. fut sa réponse.


    Kalika se retint de rire. Elle était habituée après tout. Des réactions face à ses yeux, elle en avait eue de toutes les sortes. Habituellement, au lieu du troublant c’était bizarres ou étranges et même effrayants, mais troublant c’était bien la première fois. Mais cela, du moins selon elle, revenait tout de même plus au moins à la même chose. Sa couleur de yeux n’étaient pas habituels, elle le savait et y était habituée. Elle ne le remarquait presque plus et n’y pensait pas. Pour elle, des yeux de couleurs différentes étaient aussi normal que d’avoir des yeux de la même couleur. Pas de quoi en faire tout un plat. Elle comprenait tout de même les personnes qui ne réagissaient pas comme si ses yeux étaient de couleurs pareils, c’était tout de même assez inhabituel de voir cela. Surtout une aussi grosse différence de couleur. Pas bleu et vert ou bleu et gris ou gris et vert, mais bleu et brun. Assez frappant. Je suis sûre que vous les impressionnez, et qu’en même temps ils vous courent après. Mais je doute que vous n’ayez une certaine exigence à propos de prétendants. Vous pouvez vous le permettre. Elle regarda le jeune homme brun à ses côtés, assez surprise de ce qu’il venait de lui dire.

      - Je… je ne pense pas que je fasse ça. elle fit une légère pause avant de reprendre. Et il n’y a personne qui me courent après…


    Pour elle, Pook ne comptait pas. Après tout, il courait après la majorité des filles, elle n’était pas une exception pour cela. Bon, elle était peut-être la seule à qui il faisait aussi souvent la même demande, mais c’était pour ne plus que sa mère ne l’harcèle sur ses descendants. M’enfin, si quelqu’un lui courait après elle ne le savait pas ou ni avait pas porté attention, cela aussi pouvait bien arriver.
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Moĩrai

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MessageSujet: Re: Somewhere beyond the sea [Kallika]   Dim 8 Mar - 19:45

    Pouf, c'est ballot, Dyonisos a perdu son pouvoir.
    Comment il va faire maintenant ?
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MessageSujet: Re: Somewhere beyond the sea [Kallika]   

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Somewhere beyond the sea [Kallika]
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