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 bit of shade

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MessageSujet: bit of shade   Dim 8 Mar - 1:11




dennis omadios & agape kostas
20 : 21 - dans un bar



Agape avait toujours été considérée comme une fille mesurée, d’apparence très sage et propre sur elle, toujours savamment habillée dans un style qui se voulait volontairement stricte mais moderne, un peu enfantin…C’était la fille du maire, après tout ; mais comme on le disait souvent, l’habit ne fait pas -ou pas forcement en tout cas- le moine. Ainsi, Agape avait toujours entretenue cette image de quasi-perfection en feignant, la plupart du temps, l‘innocence ; et qui aurait cru, de toute façon, Agape, la gentille et jolie Agape, coupable de quelques crimes ? Personne, c’était évident. Tous le monde sur l’île la connaissait pour sa gentillesse et sa générosité et rares étaient les personnes à savoir qu’elle était également capable du pire. Et si quelqu’un, un jour, venait à mettre en doute cette sagesse, Agape n’avait qu’à jouer de ses charmes pour faire oublier le mal. C’était facile, très facile. Enfin bref, cette journée n’avait pas été des plus agréables. Agape s’était fâchée avec son père à propos du divorce avec sa mère et avait, de surcroît, été presque harcelée par Belen qui n’avait cesser de lui seriner, comme souvent en ce moment, de se méfier de Dennis. Son père, trop occupé au affaire politique ne souciait pas vraiment -en tout cas pas assez aux yeux d’Agape- de ce qu’elle pouvait ressentir vis-à-vis de cette séparation, ce qui le rendait d‘autant plus douloureuse… Quant à Belen, Agape pensait être tout de même assez grande pour savoir ce qu’elle avait à faire, ou non. Elles s’étaient toujours bien entendue, malgré leur rupture et la tension qui naissait entre les deux femmes déplaisait à Agape. On va dire que ce n’étais pas habituel pour elle d’avoir des conflits avec les gens de l’île ; la plupart se contentait de l’apprécier, sans se sentir obliger de la protéger à longueur de temps. Pourtant, il est vrai que le visage poupin de la demoiselle forçait la contemplation et donc, la protection, pareille à une poupée de porcelaine frêle et fragile. Et, cette soudaine agitation autours d’elle la rendait quelque peu morose, il fallait l’avouer. Son habituel sourire, rayonnant, avait momentanément disparu de son visage séraphique et son énergie avait semblé l’abandonner au fur et à mesure qu’elle avait marché le long de la côte. Son pied léger se faisait plus lent et son regard plus vide. Seuls quelques rares élus avait eu la malheureuse occasion de la voir à ce point dénuée de vie, et Agape tenait à ce que ce cercle reste le plus petit possible ; elle n’avait vraiment envie qu’on connaisse cette face plus ou moins cachée d‘elle même, préférant qu’on garde d’elle l’image de la fille heureuse, comblée.
Mais personne ne l’est réellement, c’était une réalité à laquelle chacun avait un échappatoire. Le vice d’Agape c’était l’alcool, qu’elle avait triste d’ailleurs. Encore une fois, peu de personnes avaient eu la chance, ou la malchance, d’assister au spectacle de sa saoulerie car les fois où Agape avait honteusement péché n’étaient pas excessivement nombreuses. Il faut dire qu’elle n’avait pas vraiment l’occasion de se saouler plus que de raison, car les seules fois où c’était le cas, étaient, comme expliqué plus haut, les fois où tout n’allait pas au mieux.

La nuit commençait à peine à tomber lorsqu’Agape se décida enfin à pousser la porte d’un de ses bars qu’elle appréciait. Le genre chic mais sobre ; lumière tamisée, mur sombre et fauteuils en cuir. Elle s’était lentement avancée vers le comptoir, et avait annoncé d’une voix velouté - Un Blue Lagoon s’il vous plait. Agape s’était ensuite assise sur une des chaises hautes, toutes libres, avait croisé délicatement ses jambes sur sa jupe crayon et avait passé une main dans ses boucles brunes en attendant la préparation de sa commande. Ça faisait longtemps qu’elle n’était plus venue ici ; si bien qu’elle en avait presque oublié à quel point elle appréciait l’endroit. Loin d’ici les ivrogne mal famés et le mauvais goût, tout était parfait, même les gens. Discrêts, et distingués. Elle prit un moment pour observer chaque détails de l’endroit: le mobilier, la propreté, le sol, le plafond, les lumières, et, quand son cocktail arriva enfin, elle remercia le serveur de son plus beau sourire, saisit son cocktail de sa main droite, et entreprit de le siroter. Le regard dans le vide, elle n’étais plus là, plus dans le bar, plus au milieu des gens inconnus, plus sur Terre ; non, elle était la haut, ailleurs, dans ses pensées. Elle n’entendait plus rien, ni ne voyait la lumière, ne percevait les odeurs, elle était dans sa rêverie. La Terre aurait pu trembler qu’elle ne l’aurait pas remarquer, quelqu’un aurait pu rentrer qu’elle ne l’aurait pas remarquer. Puis, revenant doucement à la réalité, elle se redressa quelque peu et posa un instant sa coupe.




HJ- bon tu m'excuses hin, les débuts de topic c'est pas trop mon fort Wink
et désolée pour les fautes, je suis sure qu'il y en a >.<
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Dennis Omádios

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MessageSujet: Re: bit of shade   Dim 8 Mar - 2:51

    Ils étaient là, insouciants, jeunes et en transe sur la musique. Heureux, il ne fallait sans doute pas exagérer. Dennis connaissait ce genre de personnages, il en fréquentait plus qu’il ne fallait sans doute le faire quand on était un garçon correct. Ce qui de toute manière n’était pas son cas. Et ces jeunes adolescents à peine sortis des jupes de leur mère se frottaient les uns contre les autres, garçon ou fille peu leur importait, habillés comme si ce soir, c’était le bal de leur vie. Ils étaient dans leur bulle, le sang alcoolisé et les yeux soulignés de cernes qui trahissaient un excès de substances illicites. Et ils dansaient, comme si plus rien autour n’existait. Ils se dévoraient tous des yeux, laissant leurs corps mus par une énergie étrange aller se coller contre n’importe qui. Ils puaient le sexe et le libertinage, comme Dennis. Et ils n’étaient pas heureux, comme Dennis. Ils feignaient de l’être, c’était tout.

    Sur sa banquette, Dennis les observait. Il était encore comme ça il n’y a pas si longtemps, avant qu’il ne se fasse une place dans l’élite de Santorin et ne puisse reprendre les rennes de la boîte de nuit. Depuis, il ne dansait plus et n’avait plus une bande définie. Il n’avait plus cette sorte de joie démente qui avait pu le caractérisait un temps. Mais bon, quand ils les observaient… il se disait que ça n’était sans doute pas plus mal. Tous leurs gestes pouvaient paraître trop érotiques, voire obscènes. La perversion même, la polygamie au grand jour. Il n’était pas contre, mais il ne s’amusait plus à défier la populace en s’affichant en bouche à bouche avec un jeune éphèbe en plein centre-ville comme il avait pu le faire à l’époque.

    Mais bien vite, son attention fut détournée par une ravissante jeune femme, qui vint s’assoir à côté de lui. Il chercha rapidement si elle était une de ses employées, mais elle ne lui revenait pas. Et elle le draguait sans honte. Ca n’était pas pour lui déplaire, et il accepta un baiser farouche que la belle lui donna. Son haleine sentait la fraise, alors que la sienne devait plus donner du côté de la vodka citron. Mais ça n’avait pas l’air de la déranger. Alors autant ne pas la décevoir… en plus, il aimait cet accent d’Europe de l’est qu’elle avait. Une touriste sans conteste. Enfin, il n’avait pas tant que ça envie de l’entendre parler, d’autres choses chez elle l’intéressaient…

    _____

    Il se réveilla la tête embrumée. Décidément, il s’était payé une sacrée cuite la veille, à tel point qu’il ne se souvenait même plus vraiment de ce qui avait bien pu se passer. Il avait vaguement des restes d’images, mais ça n’était pas suffisant pour reconstituer sa soirée. Il remarqua tout de même qu’il était dans ses draps de soie, et non pas dans du linge de maison bon marché. Quelqu’un avait eu la bonne idée de le ramener chez lui. Walter sans doute. Il faudrait qu’il songe à l’augmenter un jour.

    Il jeta un coup d’œil à son réveil. Trois heures, de l’après-midi bien sûr. Ca n’était pas son genre de se lever le matin. Il vivait la nuit. Et il aimait ça. Par contre, ce qu’il aimait moins, c’était de voir qu’une de ses conquêtes n’avait pas levé le camp avant qu’il n’ouvre les yeux. Ce qui était visiblement le cas cette fois-ci. Une bouche avide vint se coller contre son cou avant de descendre un peu plus, et encore, et encore… Dennis n’eut pas la force de l’arrêter. A ce prix-là, elle était pardonnée.

    Une fois qu’elle en eut terminé avec les plaisirs de Dennis, elle sembla ne même pas attendre quelque chose d’autre en retour. Ca tombait bien, il n’avait pas envie de lui rendre la pareille. Après tout, elle avait eu l’honneur de coucher avec le dieu de l’extase et ça, ça n’était pas donné à tout le monde.

    - Mon dieu, je ne sais pas qui tu es, mais jamais on ne m’avait fait l’amour comme ça.

    Ah, comme elle était reconnaissante la petite, appuyée contre le torse de son amant d’un soir. Dennis, flatté bien évidemment, passait distraitement sa main dans sa crinière brune en souriant de l’air du fier. Bien sûr qu’elle avait apprécié. Elles appréciaient toutes. Il allait sans doute falloir un jour que Belen le réalise. Enfin bon, la touriste s’était trompée sur un terme. Ils n’avaient pas fait l’amour. La seule personne qui avait bénéficié de cet honneur, c’était Ariane. A cette pensée, le cœur de Dennis eut un pincement. Il n’aimait pas repenser à sa femme. Car elle l’était encore, bien que les réincarnations successives les aient séparés. Aux yeux des Dieux, ils étaient mariés. Il la trompait chaque jour un peu plus, comme elle devait sans doute le faire de son côté. Sauf que lui était conscient que son âme sœur existait sur cette terre. Elle n’en savait rien. Souvent, elle était beaucoup trop jeune pour lui. Ils n’avaient jamais réussis à se retrouver, et Dennis en était blessé sans rien en montrer. Car il l’aimait toujours, c’était indéniable.

    Il fut sorti de ses pensées nostalgiques par son amante qui l’étirait, révélant dans les quelques rayons du soleil qui filtraient à travers le store quelques morceaux de son corps dont il se délecta. Lorsqu’elle le regarda à nouveau, il lui posa la question fatidique, celle qui revenait à chaque fois, à chaque réveil, après chaque aventure.

    - Veux-tu te souvenir de moi ?
    - Comment pourrais vouloir t’oublier ?


    Comme à chaque fois, la même réponse, peu importait la formulation.

    - On ne se reverra plus.
    - Raison de plus pour garder une image de toi.


    Elle mima de ses mains un appareil photo imaginaire, et prit apparemment une photo de lui mentale. Ca le fit sourire. Celle-ci, il l’aimait bien. Lorsqu’il la mettrait dehors, il n’effacerait pas sa mémoire.

    Dès qu’elle fut partie, Dennis sauta dans une douche. Vu les heures tardives auxquelles il se levait, il avait tout le loisir d’y rester. Héphaïstos, Arès et Hadès étaient souvent sortis, ou en tout cas déjà habillés. Alors il laissait l’eau couler le long de son corps fatigué jusqu’à ce que trop de buée ne vienne se coller contre tous les parois de la salle de bain. C’était le signe qu’il était temps de sortir. De s’habiller, se coiffer, se brosser les dents. Bref, faire toutes ses choses qui étaient les inconvénients des mortels. Car à l’époque, c’était si facile…

    Il choisit dans son immense garde robe un jean simple sur des converses noires basses, avec un t-shirt blanc simplissime et une veste écossaise rouge (ici) Il sentait que la chaleur, en dépit de la nuit qui tombait, écrasait l’île aujourd’hui.

    Lorsqu’il en eut fini, il était 17h30 passées. Il n’avait pas vraiment envie de sortir tout de suite, et il alla dans la cuisine se chercher un verre… d’eau. Ce qui devait arriver arriva, et Héphaïstos lui décocha une remarque cinglante.

    - Ouais bin c’est bon, je bois pas non plus que des saloperies, je m’hydrate correctement parfois.

    Sur ces mots, il but son verre cul sec – une spécialité chez lui – et tira la langue à son ami avant de le provoquer en duel pour une partie d’échec. Trois heures plus tard, ils en étaient à la cinquième partie, et Dennis la gagna. 3 à 2, il fut déclaré grand vainqueur, et avant que son compagnon ne crache du feu par les oreilles, Dennis claqua la porte de la villa Sulfuria direction la ville. Pour une fois, il n’était pas ivre. Mais il s’apprêtait à arranger ça en se dirigeant vers l’un des bars du centre-ville.

    Mais une fois rentré, quelle ne fut pas sa surprise de constater la présence d’une silhouette qui lui était familière. Accoudée, toute seule, au bar, elle semblait attendre… ou bien encore penser, il n’aurait pas très bien su dire. Il ne l’avait encore jamais vu comme ça, la petite Agape. D’ordinaire, elle était pétillante et pleine de vie, entourée de quelques amies. Il semblait que là, elle était plus faible que d’habitude. C’était un moment parfait pour tenter une énième approche.

    Il savait qu’Agape résistait à ses avances en partie à cause de Belen qui le mettait en garde. Elle n’avait pas tort d’ailleurs. Si Dennis s’était intéressé en premier lieu à la jeune femme, c’était pour mieux blesser Belen. Et il était un dieu, alors peu lui importait si dans l’histoire, il blessait une humaine. Ca ne comptait pas. Et quand on lui résistait… il aimait sans doute encore plus ça. L’odeur du défi était sans doute son odeur préférée. Et il sentait bien qu’Agape n’était pas totalement récalcitrante. A cette façon qu’elle avait de le regarder, il décelait une petite envie, comme une étincelle magnifique, qui lui disait qu’il fallait persévérer. De toute manière, il n’était pas homme à abandonner. D’ailleurs, s’il avait voulu, ça aurait été facile. Il lui aurait suffi de lui faire oublier les mises en garde de Belen. Mais dans l’histoire, il aurait endommagé d’autres moments avec Belen et si cette dernière s’en rendait compte, il aurait fini décapité et aurait de toute manière eu la victoire trop facile. Alors il faisait avec cet obstacle, qui n’en était que plus excitant.

    Il vint s’assoir sans bruit à côté d’elle et remarqua qu’elle semblait sortie de ses pensées, mais qu’elle ne l’avait toujours pas remarqué. Son parfum enivrant lui monta à la tête car mine de rien, il s’était pris au jeu. Elle était délicieuse, même si elle n’était qu’un pion sur un échiquier divin. Et il la voulait. Toute entière. Lui faire oublier ses amours lesbiens avec Artémis en lui montrant combien il était meilleur de faire l’amour avec un dieu, surtout avec lui. Il incarnait le sexe et l’extase. Il était le meilleur à ce petit jeu.

    - Si tu pensais un peu plus à moi, tu n’aurais sans doute pas cette mine triste, jolie porcelaine.

    Il commençait à comprendre comment elle fonctionnait. Il évitait maintenant l’humour graveleux qui ne fonctionnait qu’avec les petites pouffiasses de bas étage. Elle était tout de même plus classe que ça. Il misait sur un humour plus soft, même s’il passait toujours pour l’orgueilleux de service. C’était ce qu’il était après tout. Chassez le naturel et il revient au galop.

    Il commanda un cocktail fait maison – le Sea Sex and Sun plus précisément – et ravi d’avoir capté son attention, enchaîna sur quelque chose de moins arrogant. De plus intimiste. Il devait se faire son ami avant d’être son amant, il en était convaincu.

    - Alors Agape, me diras-tu ce qui te rend si tristement belle ?



[Désolée, je suis partie en live total!]
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MessageSujet: Re: bit of shade   Lun 9 Mar - 1:09

Agape s’apprêtait à se ressaisir de sa boisson bleu lorsqu’elle entendit le ténor de Dennis lui résonner dans les oreilles. D’ailleurs, elle faillit presque renverser le contenu de sa coupe sur le comptoir tant il était inattendu pour elle de trouver Dennis - ou quelqu’un d’autre de sa connaissance d’ailleurs- ici, dans ce même bar à la même heure qu’elle ; mais après réflexion, elle remarqua justement qu’il était sans doute plus étonnant de la voir, elle, dans un bar que l’inverse, c’est pourquoi elle ne fit aucune réflexion et se contenta de la regarder s‘asseoir, un peu confuse, un peu gênée. Dennis n’était certainement pas la personne qu’elle aurait voulu croiser, en plus ici. Il était dans son élément, et elle, en position de faiblesse. Elle avait beau mettre toute son énergie à décliner les avances du beau Dennis, il n’en restait pas moins qu’il lui plaisait plus que de mesure. Si elle faisait ne serait-ce qu’un seul pas de travers, Dennis aurait compris, et l’aurait eu. Et même si elle était persuadée qu’il se doutait de cet intérêt qu’il suscitait chez la jeune fille, elle était sûre qu’il n’imaginait pas encore à quel point. Il l’avait toujours fascinée, il avait quelque chose de…de divin. Quelques choses comme Belen, qui forçait l’admiration. En comparaison, Agape était d’une normalité saisissante. Elle avait de beaux cheveux, un visage bien dessiné, une silhouette avantageuse, c’est sur ce n’était pas un laideron parmis les mortels…Mais elle n’avait pas cette chose qui rendait Belen et Dennis si spéciaux. D’ailleurs, Agape n’avait jamais vraiment compris l’intérêt soudain que semblait lui porter Dennis. Pourquoi maintenant ? Pourquoi elle ? Agape était sûre qu’il y avait une cause à tout ça…Un motif qui la dépassait sûrement, et c’est en partie la raison pour laquelle elle se refusait avec application à Dennis. La tâche était pénible, difficile, mais, tout le monde ici savait la réputation qu’il avait, tout le monde connaissait ses écarts, et Agape n’avait pas envie de s’abaisser à tout ça. Être une conquête. Elle valait plus que ça, elle en était sûre. Et si Belen la mettait à ce point en garde, c’était sûrement justifier. Quelque chose chez Belen avait toujours inspiré la confiance chez Agape.

Si tu pensais un peu plus à moi, tu n’aurais sans doute pas cette mine triste, jolie porcelaine
. Il avait changé de tactique, comprenant que la partie ne serait pas aussi simple que prévue…Il avait eu raison. Quelques paroles un peu grasses ne suffiraient jamais à la faire succomber. Et, encrant ses deux onyx dans le regard de Dennis, elle lui répondit d’une voix sardonique.

Tu as raison…Si je pensais toi, c’est que tu aurais enfin abandonné ta petite chasse ; j’aurais gagné et alors, un sourire réjouit trônerait sur mon visage. Mais je crois comprendre que ce n’est pas le cas.

En réalité, elle ne souhaitait pas vraiment qu’il arrête de lui tourner autours. C’était plaisant quand ce n’était pas agaçant. Peu de ses prétendant avait eu la patience de Dennis et en quelque sorte, elle était impressionner par la ténacité dont il faisait preuve. En plus de ça, c’était flatteur. Même si les raisons de cet enjouement restaient toujours obscures, elle avait cette délectable impression d‘être…intéressante.

Agape se radoucit quelque peu en entendant la suite. Alors Agape, me diras-tu ce qui te rend si tristement belle ? Il la flattait…Et ça marchait : elle était flattée. Elle lui esquissa un sourire adorable, puis, bue une gorgée de son cocktail, reprenant une mine plus sérieuse. Elle ne tenait pas à lui narrer tous ses problèmes, car d’une ça ne l’intéressait sûrement pas, et de deux c’était une occasion de trop pour lui d‘avoir un peu plus accès à sa vie. Mais, il avait l’air sincère - même si elle n’était pas persuader qu’il l’étais réellement- alors elle acquiesça et reprit.

C’est mon père. Depuis le divorce avec ma mère, il est…Il est différent. Enfin comme si je…je n‘existait pas…Et il ne comprends pas. Elle bue une gorgée. Et…j’ai quelques problèmes avec Belen en ce moment…Enfin là c’est…c’est compliqué. Elle bue une gorgée. Je…Je crois qu’elle n’aime pas que je parle avec toi.

Agape eu du mal à arrêter son début de tirade à cause des vapeurs d’alcool qui lui montaient délicieusement au cerveau, mais il en savait bien assez pour l’instant. En plus de ça, Agape était ridicule à parler, à buter sur chaque mot. Heureusement pour elle, c’était charmant et touchant plus qu’autre chose, mais elle se sentait humiliée à chaque parole prononcée. Elle releva lentement les yeux qu’elle avait baissés durant son discours et s’attarda un peu sur le visage de Dennis. Il avait dans le regard quelque chose qu’il n’avait pas d’habitude. Sans doute à cause du fait qu’il ait changé sa technique d’approche…Plus intimiste, plus personnelle, ça n’avait pas échapper à Agape. Il était rusé le petit Omadios. Il était rusé…


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