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 Quand on aime... PV

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Belen C. Kalligaris
    e l e c t r i c
    a . d . m . i . n

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Date d'inscription : 19/01/2009
Nombre de messages : 1136

Age : 29
Prénom/Pseudo : Maëva

Divinité jouée : Artémis
Pouvoir/Humanité Développée : communiquer avec les animaux.

Emploi : monitrice de plongée
Humeur : Massacrante


GOT A SECRET
Âge du perso: 3356 ans. Dans cette vie, 27 ans.
Relations:
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MessageSujet: Quand on aime... PV   Sam 16 Mai - 17:24


« Quand on aime, on aime toujours trop. »
Marchal Achard


    Il y avait déjà du bruit dans la cuisine lorsque Belen daigna sortir de sa chambre et descendre au rez de chaussé, comme à son habitude, elle avait mis son réveil mais avait trainé dans son grand lit. Elle aimait ses moments de calme alors que le chant doux des oiseaux lui parvenait par la fenêtre ouverte de sa chambre. Parfois, quelques specimens se permettaient d'entrer et de se poser sur le rebord de son lit ou de son armoire pour chanter ou tout simplement lui parler. Belen s'amusait de ses conversations insolites, alors qu'elle imitait à la perfection les chants de ses animaux et qu'ils lui racontaient leurs mésaventures. S'ils avaient trouvés une compagne ou un ver bien juteux.

      « Tu es prête? J'enfile un chandail et on y va. » entendit-elle alors qu'elle posait le pied sur le seuil de la cuisine.
      « Ai-je l'air d'être prête? » répondit Belen en baillant alors que son jumeau se levait pour nettoyer son bol et terminer de se préparer.

    La jolie blonde poussa un grognement en avançant vers le frigo qu'elle ouvrit d'un air las avant de boire une gorgée de lait à même la bouteille sous le regard désapprobateur de Dorian. Elle haussa les épaules en remettant la bouteille à sa place et lui fit signe d'attendre deux minutes, le temps qu'elle se passe un dernier coup d'eau froide sur le visage afin de se réveiller complètement. C'était toujours comme cela avec la jeune femme, elle avait beau mettre son réveil à sonner, prendre une douche froide, il lui fallait toujours un temps plutôt long pour émerger.

      « C'est bon... » dit-elle en se réattachant ses longs cheveux blonds non coiffés en un chignon lâche.

    La jeune femme s'étira une dernière fois et souria à son frère qui attendait, bien évidemment. Il sortirent alors de la villa, Belen suivant de près Dorian qui menait la cadence. Elle le rejoignit en quelques enjambées légères et Dorian chercha sa main, leurs paumes se frolèrent et leurs doigts s'entrelacèrent en un signe évident d'amour. Amour fraternel et inconditionnel.

      Flash back ; L'adolescence : 15 ans

        « Belen! Belen! Non mais tu es malade ou quoi? »
        « Lâche moi Dorian! »
        « Il en est hors de question... » répliqua Dorian avant de serrer fermement sa soeur par le bras pour l'entraîner plus loin.
        « Ouais... Tiens donc ta furie! Faut les tenir en laisse ses bêtes là » lança le jeune garçon, enhardie, que Belen avait volontairement agressé après qu'il se soit mal comporté avec elle.
        « Enfoiré! »
        « Je sens que je vais finalement la laisser te pêter le nez, et pourquoi pas défiguré cette face de pêteux fils à papa »
        « J'en ai maté des plus gros! » s'époumona la jolie blonde complètement hors d'elle en essayant de se débattre de l'emprise de son jumeau, mais elle savait que cela était peine perdue, Dorian ayant le don de l'apaiser rien qu'en la touchant, sorte de connection fraternelle.

      Belen était impulsive, c'était un fait indéniable. Véritable boule de nerfs et bombe à retardement, le compteur arrivait souvent à zéro et elle explosait sans préavis, dévastant tout sur son passage. Mieux valait ne pas se jouer de la fière déesse pour ne pas avoir à subir son gourou. Mais les adolescents sont cruels et se retrouver dans un corps d'adolescent, c'est se retrouver au milieu de ses railleries et messes basses permanentes. Artémis, refusant de faire un quelconque commerce avec les hommes, refusant surtout de se soumettre, étaient dans cette énième adolescence, un élèment pertubateur. Prise comme tête de turc par certains camarades, Belen entendait les moqueries sans y répondre, les ignorant tout simplement. Bien entendu, elle n'était pas à l'écart mais son franc-parler ne la desservait pas. Et cette époque était celle que la déesse détestait le plus dans toutes ses réincarnations. Et Apollon, toujours là, garçon surement le plus populaire du lycée, tout le contraire de sa jumelle. Il était la civilisation, elle était la nature. Deux opposés complèmentaires.

      Fin du Flash back ; L'adolescence : 15 ans


    C'est à pied qu'ils se rendirent à l'épicerie fine pour trouver les produits les plus fins et succulents dont raffollaient les dieux, de toute façon, la marche à pied était le moyen privilégié pour se déplacer à Santorin, la voiture n'étant utiliser que pour relier les villes entres elles ou l'aéroport. Belen n'aimait pas vraiment aller faire les courses, la jolie blonde préfèrait trainer à la plage ou dans les environs plutôt que de fouler les rues pavées de la ville qui était bien souvent bondé de touristes ou de langues médisantes, comme les trois petites vieilles qu'ils venaient à l'instant de croiser. Belen les avait tout bonnement ignoré, levant le nez en regardant droit devant elle, Dorian, lui, avait fait l'un de ses souries polis en hochant la tête comme à son habitude, marquant une nouvelle fois leurs différences.

    *****


      « Chaque fois que je viens ici, ça me rappelle monsieur Kalligaris »[/color]
      « Mouais... » soupira la déesse en entrainant son frère vers le rayon des confitures et autres, après l'avoir attrapé par le bras.
      « Je ne tiens pas particulièrement à parler de la famille Kalligaris... » ajouta t-elle en mimant des guillemets avec ses doigts.
      « Alors? Confits d'oignons à la figue ou à l'orange? » demanda t-elle pour couper court à la dicussion.

    La jeune femme n'aimait pas vraiment ressasser les choses, particulièrement lorsqu'il s'agissait de Monsieur et Madame Kalligaris, leurs parents dans cette énième vie, cette nouvelle réincarnation. Tout avait été facile au début même si le fait de devoir feindre l'innocence infantine devenait quelque chose de lourd à faire. Belen déplorait d'ailleurs de plus en plus le fait de devoir renaître à chaque fois. Mourir d'une manière ou d'une autre pour revenir encore plus affaiblie que la fois précédente. Intérieurement la déesse était lasse, et parfois en venait à souhaiter que plus aucun humain ne croit en elle pour pouvoir disparaître pour de bon et enfin pouvoir se reposer. Elle n'aimait pas se retrouver entre deux eaux, comme si elle était consciente qu'elle pouvait se noyer à tout moment, mais que cela n'arrivait pas. Bien entendu, cette lassitude ne se faisait pas tout le temps sentir, Belen se contentant de vivre au jour le jour sans se soucier du lendemain. Mais Dorian était si différent d'elle. Il avait cette tendance de tout calculer. Mais malgré cette différence, Belen savait qu'il était l'homme de sa vie. Ils étaient frères et soeurs certes, partageaient le même sang, mais étaient fusionnels à un point que cela en devenait presque gênant pour certains personnes. Les Kalligaris, Belen et Dorian, faisaient plutôt jaser dans l'île, contraires et fusionnels, le paroxysme ayant été atteint l'année de leurs dix-sept ans.

      Flash back ; L'adolescence : 17 ans

        « Alors? »
        « Alors quoi? » demanda Dorian en s'affalant sur le lit de sa jumelle, juste à ses côtés.
        « Tu te l'ai faite? »
        « Belen! »
        « Oui, c'est moi... Alors?»
        « Belen... » soupira le grand brun, légèrement agacé en pinçant le bras de Belen. « Oui, nous avons couché ensembles. »
        « T'es vraiment un con! » s'exclama la blonde en se redressant immédiatement, fusillant son frère du regard. « Cette fille est une salope... Tu pouvais pas trouver mieux non? »
        « Elle n'est pas comme tu le penses... »
        « Ca, c'est toi qui le dit. Et c'est complètement faux! Tu vois le bien partout de toute façon... Même chez les pires personnes pouvant exister sur Terre. »
        « C'est bien pour cela que je prend ta défense depuis plus de trois-mille ans... » répliqua Dorian, sourire en coin.
        « Je ne suis pas l'une des pires personnes existant sur Terre! Et puis ce n'est pas drôle Dorian! »
        « Si... J'aime te voir faire la grimace. »

      Belen tapa son jumeau sans ménagement, furieuse contre lui mais hilare aussi. Elle ne pouvait être en colère contre lui trop longtemps, c'était d'ailleurs bien le seul à réussir à l'apaiser aussi facilement, et surtout à oser se frotter à elle sans prendre de gants. Le jeune homme se débattit sans vraiment y mettre du sien, laissant volontairement sa soeur prendre le dessus malgré sa carrure imposante. Il pouvait très bien la maitriser en moins de deux avec son mètre quatre-vingt treize face à son petit mètre cinquante-cinq. Elle était semblable à une brindille face à lui.

        « Belen... » soupira t-il alors encore une fois, lassé de ce petit jeu alors qu'ils se « battaient » et il retourna sa soeur comme une crèpe, se mettant sur elle en appuyant de tout son poids.

      Belen étouffa un cri, surprise. Il se laissait toujours faire d'habitude et la blonde n'aimait pas qu'il se rebelle pour une fois et fit une moue boudeuse. Dorian émit un petit rire et se baissa déposant un doux baiser sur le front de Belen. Son visage se détendit immédiatement, un sourire se dessinant sur ses lèvres fines et rosées. La jeune adolescente qu'elle était à l'époque se redressa alors sur les coudes et tendit le cou pour pouvoir déposer un bisou sur la joue de son frère, tout près de sa bouche, avant de se reculer en affichant cette fois une moue taquine.

      Fin du Flash back ; L'adolescence : 17 ans

_________________


Oh, mon Egerie,
Quittons ce bitume qui nous rend gris,
Nous abrutit et salit nos plumes.
Oh, toutes ces prairies,
Si près d'où je viens, si loin d'où je suis.
Si loin d'où je suis, si près d'où je viens.
Kaponz & Spinoza - Exil
chamallow - crocodile


Dernière édition par Belen C. Kalligaris le Dim 24 Mai - 0:23, édité 1 fois
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Dorian Phébus Kalligaris
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Divinité jouée : Apollon,
Dieu de la Clarté Solaire, de la Beauté, de la Raison, des Arts et de la Musique.
Pouvoir/Humanité Développée : Pouvoir de guérison.
Je ne peux guérir que des blessures physiques, des plaies, des bleus ou autres brûlures, tant que leur étendue ne dépasse pas le décamètre... Je dois avoir contact avec la zone en question... et l'avantage c'est que je peux l'utiliser sur moi.

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MessageSujet: Re: Quand on aime... PV   Dim 17 Mai - 19:05

- Belen... Belen !

Dorian secoua légèrement sa soeur par le bras pour la ramener à la douce réalité. Il n'était pas rare qu'ils se rappellent mutuellement à l'ordre de cette façon. Généralement, chacun avait son quart d'heure "évasion" par jour... Lui avait trouvé un bon moyen de se laisser porter par son inconscient : la musique... Sa soeur en revanche, avait tendance à laisser revenir son naturel dans des situations qui la mêlaient à un groupe, à la société. Comme là, avec ses deux pots d'oignons dans chaque mains et son air soudain absent. Une petite vieille s'éclaicit la gorge pour indiquer qu'elle aussi aurait bien aimé avoir l'accès à son délice préféré. Avant que Belen ne s'emporte, Dorian la prit par l'épaule et la fit légèrement se déplacer pour permettre à la dame de continuer ses achats. Il s'excusa, la mamie lui fit un sourire conciliateur puis vaqua à ses occupations. Depuis toujours, Dorian avait affiché son air serviable, altruiste... quoique, le dernier terme était un peu fort. Même s'il aimait se mêler aux gens, les aider, il se montrait quelquefois d'un égoïsme surprenant. Hors de question ainsi, de partager sa chambre avec une personne autre que sa soeur ou une conquête ou de laisser quiconque, à part Hermès, pardon... Thimothée, toucher à sa lyre ! Un des derniers exemplaires encore existant ! Et puis mieux valait ne pas l'avoir non plus sur le dos et ne pas lui faire d'ombre. Certes, il était plus aimable que sa soeur, mais pas moins dangereux. Et même s'il avait le souci de l'esthétisme dans sa vengeance, il restait redoutable. Il sentit le regard lourd de reproche de sa frangine. Il leva les yeux au ciel, en signe d'exaspération. On avait parfois l'impression qu'elle faisait tout pour repousser les gens. Impatiente et sauvage, telles étaient les particularités de Belen... ah et si imprévisible.

- Prends les deux, le goût de la figue est quelque chose qui me plait beaucoup, mais l'orange me rappelle également le temps dont nous sommes si nostalgiques. Et puis, tu vas encore te goinfrer d'un des deux, autant que je puisse en avoir pour moi aussi, cette fois.

A son tour de lui faire un reproche... taquin mais reproche quand même. Chaque fois qu'il voulait manger quelque chose, il se faisait avoir... pas assez rapide ! Belen profitait des choses comme elles venaient, mangeait ce qu'elle voulait où, quand et comment elle voulait... Autrement dit, dans son bain ou sur le canapé avec les doigts, si possible en solitaire ! Non vraiment, parfois, il devenait difficile de la suivre. Mais après plus de trois millénaires à ses côtés, Dorian y était habitué. Il avait toujours vécu avec, si bien que malgré l'air réprobateur et parfois courroucé qu'il prenait, il ne l'était pas vraiment. Ils s'avancèrent un peu dans le rayon et il s'arrêta devant des petits pain d'épices au miel. A la vue de ce délice, dont il était plus que friand, son estomac grogna, montrant son vif intérêt. Il regarda autour de lui en espérant que personne n'ait entendu. Cela faisait de ce genre de bruit qui n'étaient pas vraiment dans l'élégance. De tout temps, il avait aimé le miel, mais il devait reconnaître que mélangé à quelques épices de la région d'Argos et parfumé au vin du Pélopponèse... c'était un véritable met divin. Il n'était pas passionné de cuisine mais chaque odeur, chaque son avait son importance. Il prit deux boites métalliques de ces pains d'épices. Il en cacherait une dans sa chambre... histoire de ne pas se faire avoir par sa jumelle ! Il se souvint de son changement de sujet, vis à vis des Kalligaris... Leurs parents humains et donc mortels avaient été de bons parents. En tout cas, jusqu'à leurs dix-sept ans... pouvait-on leur en vouloir ? Un peu mais en même temps, dorian se sentait un peu mal vis à vis d'eux. Ils adoraient cette épicerie... d'ailleurs, c'était eux qui avait fait découvrir aux jumeaux la nourriture dont ils abusaient en tant qu'anciens Dieux, la plus proche de la gastronomie olympienne.

Flashback, Adolescence 17 ans.


    - Dorian ??? Tu peux venir m'aider ?

    Le sus-nommé cessa enfin de regarder sa soeur, en dessous de lui. Trois mille années qu'il la connaissait... et pour la première fois, quelque chose venait de se créer... de plus fort... Il caressa la joue de sa soeur, de sa main douce, à la peau si lisse, sans accroche. Il se redressa et la regarda de toute sa hauteur. Ils avaient du mal à se quitter des yeux... elle, la petite sauvageonne et lui, le grand civilisé. La voix rappela encore, indiquant à Dorian qu'il devait partir aider. C'était celle de son père. M. Kalligaris comme il l'appelait. C'était important ce Monsieur, pour lui, car il marquait un profond respect. Après tout, les deux mortels ne se doutaient pas qu'ils avaient deux anciens Dieux de la mythologie dans leur foyer ! Il descendit les escaliers et se dirigea vers la cuisine où son paternel tentait de réparer la tuyauterie de l'évier bouché. Il frémit intérieurement... il n'aimait pas vraiment ce genre de tâches ingrates où l'eau nauséabonde risquait de salir ses habits.

    - Il faudrait que tu m'aides à revisser, j'ai du mal... Il y avait une fuite à l'arrivée d'eau !

    Il soupira de soulagement. En un tour de clé, ce serait réglé. S'il avait eu ses pouvoirs divins, il aurait pu réparer cet incident sans problème. Il saisit l'outil, s'agenouilla au sol puis commença à tourner. Malheureusement, les choses ne tournèrent pas comme prévu... La soudure que venait de faire son père céda, projetant des gerbes d'eau tout autour. Au bout d'un dur labeur, ils parvinrent à colmater mais ils étaient trempes ! M. Kalligaris prit soin d'aller se sécher, tandis que Dorian épongeait l'eau dans la cuisine. Lorsque son père eut ses vêtements secs, il annonça :

    - Bon, avec ta mère, nous allons chercher de quoi réparer ça... il me faudrait un joint ou deux... vous voulez quelque chose toi et ta soeur, tant qu'à y être ?

    - Non, merci. Je crois que nous avons tout.

    Le paternel hocha la tête et s'en fut avec son épouse. Trempé, Dorian remonta à l'étage et du couloir, il dit à sa soeur qui était restée allongée, l'air furieux, après s'être vu dans le miroir :

    - Non mais regarde ça ! On dirait que je sors d'un torrent après avoir fait exprès d'y tomber dedans ! Je... je ressemble à rien... juste à un animal pouilleux mal lavé ! En plus, ces habits étaient neufs et propres de ce matin !

    Il lança un regard plein d'éclairs à sa soeur qui souriait et enleva son t-shirt, laissant apparaitre sa peau trempée brillant aux rayons de soleil qui traversaient la chambre de Belen. Furieux il entra dans la de bain, essora le vêtement, fit de même avec son pantalon puis sortit, serviette autour de la taille pour récupérer un caleçon sec. Il continua à marmonner entre ses dents :

    - Ris bien, tu verras quand ça va t'arriver... la prochaine fois qu'on va au bord de la mer ou d'une piscine, voire d'une fontaine, tu auras droit à ta douche aussi... glacée en plus !


Fin subite du flashback


Paf !

- Aïe ! Mais ça va bien ?

Dorian massa la marque rouge qu'il avait sur son bras. Belen venait de le ramener à sa manière à la réalité ! Il regarda sa soeur, visiblement ravie d'avoir pu donner les derniers gestes, comme elle aimait avoir le dernier mot. Il en revenait pas ! Quel toupet ! C'était bien sa soeur ça ! Il lâcha quand même, boudeur et moralisateur, en levant les yeux au ciel :

- Tu aurais pu frapper moins fort, quand même... et puis on ne frappe pas les gens dans une épicerie... en plus...
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Belen C. Kalligaris
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MessageSujet: Re: Quand on aime... PV   Dim 24 Mai - 0:48

      « Huuum? » dis simplement Belen alors que Dorian peinait à la ramener à la réalité.


    La jeune femme se plongeait souvent dans ses souvenirs et se retrouvait totalement coupé du monde, ne pensant à rien d'autre. Tel était le cas actuellement et Dorian la secoua légèrement en l'interpellant. La jolie blonde se surprit à apprécier grandement le contact de leurs deux peaux, enfin surprise, pas vraiment. C'était son frère, son jumeau, il était tout pour elle et ils avaient toujours été très proches. Dorian était l'homme idéal, Belen se plaisait à le dire. Pour autant, elle n'aimait pas la façon dont son frère se laissait aller avec n'importe quelle fille. Elle pouvait d'ailleurs se montrer particulièrement méchante à leur encontre, alors qu'elle devenait excessivement possessive, n'hésitant pas même à dire à Dorian qu'il devait la contacter avant de sortir avec qui que se soit. Des paroles en l'air bien évidemment, Dorian ne le faisait nullement et Belen n'y prêtait plus attention mais c'était toujours la même rengaine. Belen sourit à son frère alors qu'un éclaircissement de voix pas très discret se fit entendre derrière elle. La fougueuse déesse s'apprètait à se retourner pour demander séchèment si la vieille avait un problème mais elle n'en n'eut pas le temps, Doriant l'ayant prise par lépaule avant de l'entrainer un peu plus loin pour continuer de discuter des confits d'oignons qu'elle tenait dans ses mains.

      « Prends les deux, le goût de la figue est quelque chose qui me plait beaucoup, mais l'orange me rappelle également le temps dont nous sommes si nostalgiques. Et puis, tu vas encore te goinfrer d'un des deux, autant que je puisse en avoir pour moi aussi, cette fois. »
      « Dis? T'es obligé de dévelloper comme ça? » demanda t-elle d'un ton acerbe en mettant les deux pots dans son panier.
      « Tu fais toujours de longs discours intuiles... » acheva t-elle dans un petit rire.


    Il n'avait fait que la taquiner gentiment mais il fallait, comme toujours, qu'elle ai le dernier mot. Et elle était naturellement douée pour cela. Il était vrai que la fière Artémis n'était pas doté d'un sens inné du partage, si elle le pouvait, la jeune femme faisait tout en solitaire. Dorian faisait partie des rares privilégiés avec qui Belen partageait parfois, sauf pour la nourriture. Belen et les aliments, une grande histoire d'amour. La jeune femme goûtait à tout, n'importe où, n'importe quoi. Elle aimait mettre ses doigts dans les mixtures alléchantes que préparait parfois Anthea, ou grignoter un bout de gâteau avant tout le monde. il n'était pas rare, lors d'une fête quelconque, qu'il manque un bout de la pièce montée avant que cette dernière ne soit montré à tout le monde. Et il n'était pas rare de retrouver Belen dans un coin, loin de tout le monde, entrain de se délecter de la pièce manquante. Elle était comme ça, incorrigible. Et bien que ses semblables s'y étaient habitués, elle réussissait encore à surprendre. Une belle blonde totalement imprévisible.

    L'insoumise soupira lorsque son jumeau s'arrêta devant les pains d'épice, son péché mignon. Elle le trouvait tellement ridicule lorsqu'il voyait quelque chose qu'il lui plaisir. Il arborait immédiatement ce sourire égnigmatique, dévorant des yeux l'objet du désir. Belen se moqua littéralement de lui lorsque son ventre gargouilla, il pouvait faire tellement gamin lorsqu'il voulait. Mais il ne s'en souciait pas à cet instant, Belen passa à côté et s'arrêta un peu plus loin. Elle connaissait son manège parfaitement, il allait regarder autour de lui d'un air suspicieux, elle allait faire semblant d'être complètement absorbé dans la contemplation d'un pot de confiture et il allait en prendre deux. Un qu'il donnerait à ses colocataires, et un qu'il cacherait. Belen le connaissait par coeur et combien de fois elle était rentrée dans sa chambre pour lui subtiliser ses mets favoris avant de les cacher elle-même, de le regarder s'évertuer à chercher, et grommeller avant qu'elle ne se décide à remettre la chose dans sa cachette. Il se faisait toujours avoir, et ce depuis des années, sans se douter un seul instant que sa soeur était derrière tout ça.

    Le jeune femme, quand elle fut sûre que Dorian eut fini, s'approcha de lui. C'était à son tour d'arborer un air absent et Belen s'en amusa. Elle se mit à lui parler de tout et n'importe quoi alors qu'il s'était échappé dans ses songes mais ce petit jeu la lassa bien assez vite et Belen tapa son frère d'un coup sec et bien fort sur son bras, impatiente.

      « Hey, ça va bien? » s'insurgea t-il en massant la zone douleureuse.
      « T'es une vraie chochotte ma parole... »
      « Tu aurais pu frapper moins fort, quand même... et puis on ne frappe pas les gens dans une épicerie... en plus... »
      « Tu peux vraiment te montrer particulièrement bête parfois. Ce n'est pas une raison valable » répliqua Belen en retapant son frère exactement au même endroit où il s'était pris le premier coup.


    Cela dit, Belen ne s'attendait visiblement pas à ce que son frère réplique en lui attrapant le bras pour le tordre de façon à ce qu'elle soit le dos contre le torse de son frère, son bras dans le dos. Heureusement qu'elle avait posé le panier sinon il aurait volé dans le rayon.

      « Ok, Apollon est le plus fort » soupira t-elle, mal à l'aise.


    Artémis n'était pas connu pour cela, elle était sans gêne et sans complexe mais jamais vraiment mal à l'aise. Seulement le fait que son frère prenne le dessus et ne la laisse pas faire était tellement rare qu'il la ramenait immédiatement dans ses souvenirs. Et son coeur se mit à battre plus rapidement.

      Flash back ; L'adolescence : 17 ans

      Le patriache de la famille Kalligaris se fit entendre et Dorian descendit l'aider, rompant le contact visuel intense qu'ils avaient. Belen était mal à l'aise, et le cri de son père sonna pour elle la fin de ce sentiment. Elle se sentit plus lègère quand Dorian passa le pas de la porte pour descendre au rez de chaussé. Belen resta allongé sur le lit, triturant le bas de son tee-shirt bleu. Elle ruminait intérieurement. A cause de son père qui demandait toujours de l'aide à Dorian, et non à elle, qui devait se contenter de la cuisine et du ménage avec sa mère. Belen détestait cela. Elle préfèrait de loin se salir en jouant dans le cambouis d'une voiture, plutôt qu'à cause de pâte à cookie. Mais ça, son père ne le comprenait pas, et il la réprimandait chaque fois qu'elle trainait dans ses pâtes, la congédiant immédiatement pour qu'elle retourne jouer avec les poupées. Combien de fois avez t-elle voulu jeter dans la poubelle toutes les belles poupées de porcelaine qu'on lui avait offert pour ses anniverssaires lors de son enfance ? Mais elle avait fait semblant, comme elle devait. Et même en grandissant, Belen n'avait pas plus le droit de se salir. Dorian, lui, avait le droit. Et ce alors qu'il aurait préféré aider sa mère à faire un bon gâteau avec un tablier. Il était propre sur lui et détestait se salir. Belen le connaissait mieux que quiconque. S'il remontait dans la chambre avec une moindre tâche, il allait râler. D'ailleurs, en tendant un peu l'oreille, elle entendit parfaitement les jurons poussés par les deux hommes alors qu'un bruit d'eau sous pression se faisait entendre. Elle étouffa un rire. Belen avait encore une fois raison, comme toujours.

        « Non mais regarde ça ! On dirait que je sors d'un torrent après avoir fait exprès d'y tomber dedans ! Je... je ressemble à rien... juste à un animal pouilleux mal lavé ! En plus, ces habits étaient neufs et propres de ce matin ! »


      Bingo ! Belen étouffa un rire et fit un grand sourire à son jumeau alors qu'il enlevait son tee-shirt trempé qu'il jeta dans la salle de bains dont la porte était ouverte. Salle de bains des jumeaux qui avait deux portes, l'une donnant dans la chambre de Belen, l'autre dans celle de Dorian. Une communication qui leur servait souvent lorsqu'il se réunissait en pleine nuit parfois pour sortir ou autre. Cela leur évitait de passer par le couloir dont le parquet craquait affreusement. Dorian se déshabilla et mit une serviette autour de sa taille avant de revenir dans la chambre de Belen pour la réprimander. Les rayons dardants du soleil passait à travers sa fenêtre, offrant une douce lumière et la peau de Dorian se mit à briller de mille feux, la lumière se répercutant en éclat contre les gouttes d'eau filant sur son corps. Le coeur de Belen manqua un battement. Pourquoi d'un coup, elle se sentait mal. Son ventre la tiraillait en tout sens et son rire s'étouffa mais Dorian n'en vit rien et dit :

        « Ris bien, tu verras quand ça va t'arriver... la prochaine fois qu'on va au bord de la mer ou d'une piscine, voire d'une fontaine, tu auras droit à ta douche aussi... glacée en plus ! »
        « J'aime l'eau Dorian... » dit-elle mais le ton n'y était pas et elle sentit le regard insistant de Dorian sur elle avant qu'il n'aille dans sa chambre, et ne revienne vêtu d'un caleçon et d'un tee-shirt propres.


      Le géant s'assit à côté d'elle et Belen se releva s'appuyant contre le mur de sa chambre, étant donné que son lit était contre le mur.

        « Qu'est-ce qu'il y a? » demanda t-il, visiblement marqué par le manque d'entrain de sa soeur.


      Elle ne le savait même pas elle-même, comment répondre. Son coeur faisait des bonds dans sa poitrine et elle avait subitement chaud. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ? Pourquoi ? Que se passait-il ? Elle n'en savait rien. Enfin elle savait une seule chose. Dorian était appuyé contre le mure également, tout proche d'elle et Belen se leva rapidement, le regardant avec intensité avant de se mettre à califourchon sur lui, de lui empoigner les cheveux et de déposer un baiser sur ses lèvres charnues. Elle ne pouvait mettre de mots sur ses sentiments mais son coeur était en miettes à cet instant et elle pouvait clairement entendre les battements d'ailes des papillons qui voletaient dans son estomac. Elle recula quelques secondes plus tard, terriblement gênée pour la première fois de sa vie, mais une lueur d'envie irrésistible brillait au fond de ses yeux azurs.

      Fin du Flash back ; L'adolescence : 17 ans

_________________


Oh, mon Egerie,
Quittons ce bitume qui nous rend gris,
Nous abrutit et salit nos plumes.
Oh, toutes ces prairies,
Si près d'où je viens, si loin d'où je suis.
Si loin d'où je suis, si près d'où je viens.
Kaponz & Spinoza - Exil
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