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 Le sport, ce n'est pas pour les faible [Anastase]

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Esteban L. Goerdizös

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Date d'inscription : 01/02/2009
Nombre de messages : 226

Age : 31
Prénom/Pseudo : Steph

Divinité jouée : Arès, Dieu de la Guerre
Pouvoir/Humanité Développée : Force

Emploi : Tavaille dans une salle de sport
Humeur : Dévastatrice


GOT A SECRET
Âge du perso: 3370 années divines -- 27 années humaines
Relations:
Croyance:
100/0  (100/0)

MessageSujet: Le sport, ce n''est pas pour les faible [Anastase]   Mar 19 Mai - 23:27

    Dormir, c'est pour les feignants. Ca, c'était une des nombreuses critiques que pouvait lancer Esteban, jamais content de la vie mortelle, malgré les siècles passés à se réincarner. Toujours ce caractère de cochon, n'aimant pas grand chose à part se battre, la violence, provoquer et la belle Aphrodite. Autant dire que la liste était très courte, il n'aimait pas grand chose d'autre. Voilà, le soleil à peine levé, le jeune homme se tenait assis dans son lit à pousser un long soupir de lassitude. Les journées des mortels étaient d'un monotone les plus affolants. Se lever, ouvrir les rideaux, enfiler un short et un t-shirt pour partir courir sur la plage. Ah si, j'avais oublié cela qu'il aimait aussi. Seul avec le vent s'engouffrant dans sa chevelure aux reflets blonds, traverser la plage à grande enjambée, à l'heure où la plupart des joggeurs se préparaient tout juste pour le rejoindre. Avec son endurance et sa condition physique, il aurait pu facilement courir deux ou trois heures mais une heure suffit pour avoir admiré le ciel changer de couleur, donner vie à Santorin et voir la plage envahi par quelques idiots qui allaient suer pendant une demi-heure alors que lui était presque frais. L'avantage d'être un reste de divinité, il ne suait que très peu. La routine continua par une bonne douche tiède à tendance froide pour se revigorer et puis s'habiller. Un pantalon de sport noir avec un débardeur blanc, en parfaite harmonie avec sa peau légèrement dorée par le climat. Parfois, pour casser un peu la routine, un autre de ses colocataires se levait, ou allait se coucher. Dennis, anciennement Dionysos, rentrait au bras d'une ou deux conquête et Hippolyte, Hadès pour les intimes, faisait régulièrement nuit blanche ou alors était endormi sur le canapé. Et si Kimôn et lui venaient à se rencontrer, les insultes fusaient. Quelques tasses de café ont souffert de cette confrontation … Mais aujourd'hui, personne. La solitude, il en avait l'habitude et cela lui allait très bien. Jamais il n'avait eu d'épouse. La seule qu'il voulait était déjà mariée, bien qu'ils soient séparés, le divorce n'existait pas entre dieux. Ils devraient moderniser leurs lois archaïques répétait-il souvent, sur le ton sarcastique lorsqu'avec son seul véritable ami Hadès, la discussion s'éternisait et dérivait sans cesse sur divers sujets et ils remontaient le temps jusqu'à très loin. A cause de son éternelle dépression, Hippolyte faisait devenir nostalgique un être vacciné contre la honte et la pitié.

    Enfin bref, la journée se poursuivit, comme à l'habitude, prit son sac de sport pour se rendre à son travail, comme un banal mortel. Quoique, ce job avait quelque chose de jouissif, à la lutte en règle général, il donnait aussi des cours aux touristes de lutte grecque ancienne ainsi que de lancers de lance dans des cibles. Aucun d'eux n'étant des guerriers véritables, Esteban passait son temps à hurler et à insulter ses élèves. On le disait peu aimable, brutal et violent parfois. Mais il était le meilleur, voilà pourquoi il restait. Et la plupart qui voulaient l'affronter gardait l'espoir de le battre. A condition d'avoir une force comparable au garçon, ce qui semblait tout bonnement impossible. Il y allait à pied, Santorin n'était pas grand, on ne pouvait pas s'y promener en voiture et la marche était vivifiante, un petit sport mais tellement bon. Il était toujours à l'heure, une qualité qu'on ne pouvait lui enlever et s'échauffait avant de commencer ses premiers cours. Des lâches encore et encore, ils défilaient mais ne savaient pas apprendre. Les gens d'aujourd'hui n'avaient plus de patience de connaître des techniques de combat, ils voulaient se muscler vite et sans se faire mal, ce qu'on ne faisait pas sur ce tapis.

    La matinée était avancée lorsqu'un nouveau groupe. La colère montait au fur et à mesure de la journée, il détestait la lenteur et la mauvaise foi de ces hommes qui ne supportent pas la défaite face à un homme plus fort. Personne n'avait jamais battu Esteban jusque là et ces idiots continuaient d'y croire. Enfin, passons au premier cours où il s'exprimait comme s'il passait une troupe en revue et donnait des instructions en hurlant.

    « Aujourd'hui la leçon portera sur l'agilité à prendre prise sur son adversaire ! La lutte n'est pas un sport de barbares où vos muscles ne font que servir ! Votre tête, si vous en avez une, sert aussi ! Tout est stratégie, dites vous que l'homme en face de vous est un guerrier redoutable qui ne laissera pas tomber le combat ! Vous devez être fort ET intelligent, mais j'en demande sûrement trop ! Toi là, viens sur le tapis ! »

    Il prit un brun sur le côté, plus baraqué que lui mais comme il venait de dire, la force ne faisait pas tout ni la taille du tour de muscle. L'homme portait un regard arrogant sur son professeur de sport qui lui rendit un regard noir, il détestait qu'on le défie de la sorte.

    « Toi, tente de me résister et vous, regardez bien ! »

    Esteban, en à peine quelques seconde, saisit en quelques endroits stratégique la montagne de muscles et le fit tomber au sol lourdement et le laissa ainsi quelques secondes sans forcer. Si c'était le cas, il lui aurait casser la clavicule. Puis il se releva et d'un geste, il intima l'autre de le faire.

    « Vous voyez, la rapidité et la stratégie vaut tous les muscles du monde ! On va faire une autre démonstration. Toi là, le blond style gravure de mode, rejoins moi. »

    Depuis plusieurs cours, il l'avait repéré ce garçon blond et prenait même un certain plaisir à en voir de toutes les couleurs. Il en fallait toujours dans un groupe. Là, c'était lui. Pas sa place dans un tel sport et ce, malgré le courage qu'il avait eu il y a plusieurs millénaires. L'avantage d'être un dieu était de ressentir la présence d'autre et à force de chercher, on trouve l'ancienne identité. Le jeune homme se tenait à présent devant lui et il allait subir une nouvelle humiliation sûrement, à moins d'un miracle, ce qui était peu sur !
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MessageSujet: Re: Le sport, ce n'est pas pour les faible [Anastase]   Sam 23 Mai - 15:29

    Dans un sursaut, je me réveillai, trop habitué pour éprouver un quelconque étonnement. Tout était clair autour de moi, je n’avais jamais besoin d’attendre que mes yeux s’habituent à la lumière. En regardant ma montre, je constatai qu’il était 6h. Je soupirai, il faisait jour vraiment tôt ici. Enfin, tant pis, c’était pas non plus comme si j’étais allergique à la lumière du soleil, même si je préférais l’obscurité.
    Tout en prenant ma douche, je songeai au programme de la journée. Cela faisait un peu plus d’une semaine que j’étais arrivé sur l’archipel et je n’étais toujours pas monté sur le volcan… J’étais vraiment feignant parfois. Enfin bon, il fallait que je contacte un guide touristique, j’étais incapable de m’y rendre seul. Ca ne pourrait donc se faire dans la journée, demain peut être. Oui, demain. J’embauchai à 13h au centre de plongée, j’avais donc la matinée de libre. J’irai sans doute faire un tour au cours de lutte, histoire de faire un peu d’exercice.
    L’eau fraiche me fit du bien, il faisait tellement chaud ici. Une chaleur étouffante. Heureusement, la ville était à proximité des côtes, ainsi il y avait un peu de vent. Mais n’empêche, le soleil était bien plus agressif ici qu’à Los Angeles. C’était même l’archipel tout entier qui était austère. C’était un lieu devenu trop touristique à mon gout, pas assez naturel. Il me semblait que tous les habitants portaient un masque, jouaient la comédie en quelque sorte. Ils n’étaient pas vrais. C’était vraiment dommage, car les paysages étaient magnifiques. Bien que la faune fut rare, la flore était omniprésente, malgré le peu d’eau. Car c’était l’un des problème majeurs de Santorin, il devait pleuvoir deux fois dans l’année, et encore. Pas de nappes phréatiques ni de réserves naturelles donc. L’usine de désalénisation était indispensable, sans elle la vie sur l’archipel devenait impossible.

    Je prit le temps de regarder un film sur mon ordinateur portable, puis sortit. C’était l’heure du cours de lutte. Pas que j’aime réellement ce sport, disons plutôt que ça m’occupait. La lutte était considérée comme très noble dans le coin, selon certains les grands guerriers de l’antiquité s’entraînaient ainsi. Alors bon, quitte à vivre chez l’habitant, autant s’imprégner de cette culture, non ?
    J’entrai dans les vestiaires, et allai me changer rapidement. Pas question de mettre les horribles tenues moulantes réglementaire. Un vieux short ferait l’affaire. J’entrai avec mon groupe. Dans la salle régnait une odeur âcre, emplie de sueur. Bizarrement cette sensation me parue familière, sans que sache pourquoi. Quelqu’un cria, je me retournai. C’était le prof, une véritable enflure ce type là. Il devait passer ses soirées à nettoyer et lustrer son nombril. C’était peut être aussi pour ça que je venais. Bien qu’il prenne un malin plaisir à me ridiculiser, j’aimais l’affronter, je voulais le battre. Pas que j’aime particulièrement le combat, mais avec lui c’était différent. Dès qu’il me touchait je sentais rugir le fauve sauvage à l’intérieur de mon être, comme si ce type était mon ennemi naturel.

    Comme s’il avait entendu mes pensées, il écrasa un grand type sur le sol, sans aucun effort apparent. Je devais lui admettre ça, il était vraiment redoutable à la lutte. Mais l’une des choses les plus formidables chez lui c’était son regard. Intense et profond, il trahissait une expérience formidable du combat. Pas un seul instant il ne paniquait, il appliquait ses prises naturellement, sans réfléchir. C’était à la fois fascinant et troublant.

    - Toi là, le blond style gravure de mode, rejoins moi.

    Je clignai des yeux plusieurs fois avant de comprendre qu’il s’adressait à moi. Un rictus s’empara de ma bouche. C’était moi qu’il qualifiait de gravure de mode ? Alors que lui-même avait l’envergure pour jouer dans une pub pour l’Oréal. Toutefois je ne répliquais pas, inutile d’entrer dans son jeu.
    L’agilité, hein ? Cela faisait maintenant plusieurs secondes que nous luttions, et j’essayais toujours de le soumettre, en vain. J’arrivais certes à glisser et à assurer mes prises. Cependant il était bien trop fort, il résistait à chaque tentative, sans montrer le moindre signe de faiblesse. Pire même, c’est moi qui me faisait mal en forçant. Il était intouchable, et il le savait, voilà pourquoi il prenait tant de plaisir à nous humilier. Une brute, c’était véritablement une brute.
    Essoufflé, je reculai de deux ou trois pas. Je n’étais pas défaitiste, mais je n’étais pas idiot non plus. Je ne pourrais jamais le vaincre ainsi.

    - Rapidité, agilité… ben tiens ! Ca sert à rien si une fois qu’on a la prise on a pas la force de bouger son adversaire...

    Je savais qu’il allait me faire payer cette remarque, mais tant pis. Il m’impressionnait certes, mais ce n’était pas une raison pour partir.
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