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 Des mots qui tombent à l'eau [b.]

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Anthea P. Iordanou
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Date d'inscription : 19/01/2009
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Prénom/Pseudo : Hélène.

Divinité jouée : Athéna.
Pouvoir/Humanité Développée : Influence les esprits.

Emploi : Archiviste à l'office de tourisme.
Humeur : Gueule de bois.


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Âge du perso: 3379 ans ... ouch ! En paraît 22.
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MessageSujet: Des mots qui tombent à l'eau [b.]   Sam 19 Juin - 20:53



Elle mit un certain train à trouver le trou de la serrure et sa clé ricocha à de nombreuses reprises contre ce dernier, refusant de la laisser pénétrer à l’intérieur et retrouver la chaleur réconfortante de son lit. Il faisait noir et malgré l’éclairage des étoiles et des quelques lampadaires d’inspiration romantique le long de l’allée, elle n’arrivait pas à rentrer chez elle. Il fallait dire également qu’elle n’avait pas les idées très claires et que la terre tournait un peu trop vite pour elle, que son cerveau n’avait pas le temps de le suivre et mettait davantage de minutes à analyser la situation. Finalement, un éclair de génie traversa son esprit quand elle décidé de laisser tomber la lutte contre cette porte mesquine. Elle fronça les sourcils et appuya la main sur sa poignée. Bingo ! Cette dernière s’ouvrit et Athéna poussa un profond soupir de soulagement atténué par un rire amusé de sa propre bêtise. Bien sûr, ils ne fermaient jamais leur villa à clé et le trousseau n’était qu’une habitude humaine héritée de leur éducation par leurs parents mortels. Qui se risquerait à venir voler des dieux ? Mais surtout, les dieux avaient-ils un semblant d’intérêt pour des possessions mortelles au point de veiller à ce qu’elles ne puissent leur être dérobées ?

Elle tituba en pénétrant dans le vestibule et se figea lorsque la porte d’entrée claqua brusquement derrière elle. La jeune femme avait déjà oublié que c’était elle qui avait provoqué l’impulsion pour la refermer. Elle laissa tomber son sac à côté de la table et abandonna ses escarpins au fur et à mesure qu’elle pénétrait dans la maison, ne pensant pas à les reprendre. Elle défit sa veste et la jeta négligemment sur le sofa à la couleur virginale avant de passer une main dans ses longs cheveux désordonnés. Il faisait une chaleur au cœur de la nuit comme jamais elle n’en avait connu. Ou bien était-ce l’alcool qui parcourait ses veines pour la première fois de toute son existence. Elle s’appuya sur le dossier du sofa lorsque la terre tenta une nouvelle attaque et clôt les yeux attendant qu’elle cesse de tourner. Mais rien n’y fit.

Lasse, elle se laissa tomber en arrière sur le sofa et atterrit entre les coussins moelleux, manquant de s’étaler par terre et de frapper de manière irrémédiable contre la table basse en verre l’arrière de sa nuque. Ca aurait été terminé de cette vie là, sans qu’elle soit sûre d’en avoir une prochaine. Elle se laissa emportée par le tourbillonnement sans fin qui la berça vers un sommeil agité qui ne prit fin que quelques heures plus tard lorsqu’Hélios perça à travers la grande baie vitrée de ses rayons assassins. Elle grommela lorsqu’un bruit à la limite de trois marteaux piqueurs lui parvint. La douleur était intense et elle ne se rendit compte que ce boucan infernal n’était simplement qu’une démarche légère et fluide sur les escaliers. Elle posa une main froide sur son front brûlant, espérant par là que la douleur s’atténuerait par elle ne savait quel miracle. Fi.

ATHENA - shhhhh.

Fi.

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Sur le fil du rasoir je déambule ma vie. Au fond d'un vieux tiroir, j'accumule mes envies. De la beauté du marbre, j'ai parfois la froideur mais c'est au bout d'un sabre, que j'accroche mon coeur.
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Belen C. Kalligaris
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MessageSujet: Re: Des mots qui tombent à l'eau [b.]   Lun 21 Juin - 19:00

« Qui est là? » appela Belen, méfiante, en s'arrêtant sur la dernière marche. Elle venait de se lever, ouvrant les yeux lorsque les rayons du soleil lui avaient frôlé le visage. Personne n'était censé être à la maison en ce jour et Belen s'apprêta à sévir, qui que soit l'intru. Seul un râle vint en retour et la déesse s'avança alors dans le salon, mains sur les hanches. Quiconque avait osé pénétrer dans la demeure, il devrait subir son courroux. Mais quelle ne fut pas sa surprise quand c'est Anthea qu'elle découvrit à moitié affalée sur le sofa. Ses sourcils blonds s'arquèrent plus qu'ils ne l'étaient déjà au dessus de ses yeux.

« Anthea » s'exclama-t-elle. « Qu'est-ce que t'as foutu? » demanda t-elle en se postant face à sa consœur. Celle-ci daigna à peine lever les yeux vers elle, visiblement mal en point. « Oh! Tu sens comme Dionysos! Et je dis pas à quel point il pue. » cria presque Belen en se penchant sur Anthea, fronçant le nez d'une manière peu délicate. C'était la première fois en plusieurs millénaires que la déesse de la sagesse se retrouvait dans une telle posture et Belen donnait peu cher de sa peau si Zeus venait à découvrir la chose. « Bon, bouge ton cul, tiens toi droite et ouvre ta bouche pour me dire ce qui s'est passé. » insista l'insoumise en poussant son amie pour s'assoir à ses côtés. Elle mit une main sur son nez pour le couvrir avant d'ajouter: « Et parle bien devant toi, ne dirige surtout pas ton haleine nauséabonde sur moi... Seul un ivrogne aurait pu t'embrasser. » sourit-elle.

Elle voyait d'ici les protestations d'Athéna mais pour le belle, il était tout simplement hors de question qu'elle s'en sorte ainsi. Elle préférait travailler le fer tant qu'il était chaud comme disait tout le temps le forgeron de la bande bien que Belen pensait qu'il n'avait pas battu grand chose avec Aphrodite, et les cris qui provenaient de la chambre de cette dernière lorsqu'Arès passait par là ne faisait que confirmer ses dires. Particulièrement lorsque Belen s'amusait à crier aussi fort parce que les deux amants l'empêchait de dormir. Elle se rappelait encore des regards noirs qui s'échangeaient au petit déjeuner ou bien des confrontations avec Arès dans les couloirs de la villa qui se terminaient toujours de la même façon: les bons jours, elle rejoignait son frère qui la calmait et les gémissements reprenaient de plus belle, mais les mauvais, elle continuait son tintamarre jusqu'à ce que le Dieu de la Guerre ne se lasse la traitant de cinglé.

Mais le problème était tout autre en cette belle matinée et Belen se tourna vers son amie dont le regard n'était pas aussi clairvoyant qu'à l'ordinaire. La déesse s'adoucit quelque peu, cela cachait-il quelque chose? Elle n'allait pas tarder à le savoir. La fière Artémis était curieuse.

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Oh, mon Egerie,
Quittons ce bitume qui nous rend gris,
Nous abrutit et salit nos plumes.
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Si près d'où je viens, si loin d'où je suis.
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Anthea P. Iordanou
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MessageSujet: Re: Des mots qui tombent à l'eau [b.]   Mar 22 Juin - 22:13

La voix d’Artémis était douce et agréable à entendre d’habitude. Mais cette fois-ci, elle lui donnait l’impression d’être un marteau piqueur qui causait des dégâts irréversibles dans ce qui lui restait de matière grise. Elle ne désirait qu’une seule chose : qu’on lui ouvre le crâne et qu’on lui retire cette partie du cerveau qui lui provoquer de violents élancements trop insupportable pour qu’elle souhaite continuer de vivre. Malheureusement pour elle, on ne lui accorderait pas ce bénéfice. Elle se sentit projeté en avant et sa colocataire l’installa droite en l’invectivant. Elle ne préférait pas même imaginer le spectacle qu’elle devait offrir. Pour dire la vérité, son esprit était si embué qu’il ne lui était pas même possible, ou même imaginable d’y penser. Elle grommela de douleur en se laissant manipuler par la déesse de la chasse et se sentit au bord des larmes tant les torsions de son estomac provoquait des remous. Pareille souffrance était-elle supportable ? Comment Dionysos faisait-il ? Et ces mortels ? Finalement, ils ne leur étaient pas si inférieurs que ça.

ATHENA – Si …

Elle referma prestement sa bouche, les yeux mis clos. Vacillante, la Terre tournait beaucoup trop rapidement pour elle. Il lui fallait reprendre son souffle avant d’ouvrir la bouche et surtout il fallait permettre aux affres de son estomac de se calmer. Elle prit une profonde inspiration avant de se figer. N’y tenant plus, elle se précipita sur le premier endroit sûr qu’elle trouva et vomit dans le yucca situé à quelques centimètres du sofa. Tout autant que la migraine incommensurable qui lui martelait l’esprit, les spasmes que provoquait son estomac et qui lui brûlait la gorge la faisait souffrir au plus haut point.

Finalement, les spasmes se calmèrent d’eux même quand elle n’eut plus rien à sortir et son corps d’humaine finit par comprendre la leçon, lui donnant un peu de répit. Incapable de se redonner la prestance à laquelle la fière déesse s’était toujours attachée, elle se laissa retombée à côté du yucca – paix à son âme – et clôt les yeux se passant la main sur les yeux puis la maintenant fermement contre le sommet de son crâne qui la martyrisait.

ATHENA – Au cas où on aurait un doute … être mortel, c’est tout sauf drôle.

Elle mit un certain temps à tenter de retrouver les différents évènements qui l’avait amené jusqu’à se vautrer sur le sofa de la villa qu’elle partageait avec certains de ses frères et sœurs et en retirer quelques courbatures. Elle avait véritablement l’impression d’être le dernier déchet humain. Elle se souvint de la discussion houleuse qu’elle avait eue avec Hermès dans l’après-midi. Elle se souvint de sa décision de lâcher enfin prise et de se rendre à la boîte du dieu de l’ivresse pour goûter ce que chacun appelait le délice mortel. Mais du délice, elle avait du mal à l’apprécier. Pourtant, il avait été là. Elle s’en souvenait maintenant et un léger sourire se dessina sur ses lèvres en y repensant. Mais la douleur lancinante, même légèrement atténuée, y mit fin.

ATHENA – J’ai tenté de découvrir la vie de mortelle hier. J’en ai retiré 3 leçons. Ne jamais faire confiance au barman pour t’arrêter. Ne jamais mettre de talons aiguilles pour aller danser.

A nouveau le sourire vint poindre le bout de son museau.

ATHENA – Et profiter de l’instant présent, sans s’intéresser aux conséquences.


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MessageSujet: Re: Des mots qui tombent à l'eau [b.]   Lun 28 Juin - 14:29

Belen n’en revenait pas de tant d’indécence de la part de son amie. Cette dernière ne l’écoutait même pas et la blonde soupira. Qu’est-ce qui lui avait prit ? Après des millénaires d’existence, la fière Athéna ne s’était jamais abaissé à une telle débauche. Elle gardait toujours le contrôle et Belen ne comprenait pas comment un tel degré d’alcool avait pu se loger sous sa faible carrure. Artémis était plus jeune mais sur ce coup-là, elle se dit qu’elle était franchement plus mature et un sourire moqueur se figea sur ses lèvres. Sourire qui ne resta pas très longtemps lorsqu’elle s’aperçut que l’une des plantes qu’elle avait installé dans la maison venait de rendre l’âme parce que cette chère Anthea venait de lui exposer le fin fond de ses entrailles. Ses iris bleus s’agrandirent et Belen s’empêcha de l’étrangler en respirant un grand coup. Au vu de l’état d’Anthea, il fallait mieux qu’elle contrôle ses pulsions.

« Naaan, sans déconner… » répliqua Belen, exaspérée, lorsqu’elle évoqua le fait de leur mortalité. Comme si elle ne le savait pas. Cela faisait des millénaires que les Olympiens se réincarnaient, et revivre toujours les mêmes périodes lassait Belen. Tout ce qui était avant l’adolescence n’était que successions de mensonges et de faux apprentissages. Devoir faire semblant d’avoir 9 mois, ne pas parler, marcher et seulement gazouiller et pleurer. C’était tout simplement insupportable pour Belen et plusieurs fois, elle avait dérogé à la règle en public, se faisant sévèrement réprimander par son jumeau. En même temps, qui n’aurait pas fait un arrêt cardiaque en voyant deux nouveaux nés avoir une discussion purement métaphysique ? Tout ceci n’avait pas de sens.

Celle que l’on nommait autrefois Artémis croisa les bras sur sa poitrine, tapant frénétiquement du pied, par la même occasion, sur le sol carrelé de la villa. Elle attendait des explications, qu’Anthea soit en état ou pas. Et les paroles ne tardèrent pas mais toujours aussi énigmatiques. Anthea avait le don de se défiler et d'éluder les questions lorsqu'il s'agissait d'aborder son cas. Mais elle n'était pas en pleine possession de ses moyens et il serait plus facile de la faire craquer. Un léger silence flotta dans l’air avant que le cerveau de Belen ne fasse la connexion. Elle se leva alors d’un bon et la fustigea du regard. « Qu’as-tu fais d’autre chère Athéna ? » demanda t-elle sur un ton qui n’admettait pas qu’on la mène en bateau. Il y avait quelque chose derrière le sourire qui s’était fixé sur les lèvres de la déesse, et Belen sentait, au fond d’elle-même, que tout ceci n’était pas bon pour son amie. Les Dieux ne se connaissaient que trop bien.




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MessageSujet: Re: Des mots qui tombent à l'eau [b.]   Mer 30 Juin - 20:47

ATHENA – Artémis …

Mais le gémissement plaintif de la déesse de la guerre ne faisait rien et elle ne sembla pas trouver grâce et miséricorde auprès de celle qui était sa plus proche amie. Cette dernière continua de marteler le sol de manière cadencée, s’apparentant à une torture sourde et douloureuse pour Athéna. Malgré tout, un sifflement du nez amusé de celle-ci ne put s’empêcher d’être poussé face à la réaction de la divinité lunaire. Celai faisait trop de siècles qu’ils se réincarnaient et cela commençait à se ressentir sur les nerfs agacés de chacun. Même de ceux qui n’avaient pas été opposés à l’idée de départ. Même de ceux qui avaient décidé de cette décadence volontaire. Mais étrangement, pas sur ceux de l’une des plus farouches opposantes à ce suicide collectif. A force d’avoir été subi le courroux fluvial, la branche ne ressent plus rien et se laisse finalement portée par le courant. Il en était de même pour Athéna. Elle avait lâché prise et ne pouvait plus faire machine arrière. Elle n’en avait même plus envie qui plus est.

Un ange passa entre elles, si tant est que ses pâles copies d’Icare et consorts existent bel et bien comme s’évertuaient à le croire ces stupides monothéistes. L’ange ne fit cependant pas long feu et Athéna ne put s’empêcher de sursauter lorsque la déesse de la chasse se redressa d’un bond furieux et l’invectiva. Mais plutôt que de l’effrayer, cela amusa Athéna au point de la faire éclater de rire, soulevant un peu le poids de la douleur qui disparut un quart de seconde. Avant de retomber lourdement sur le sommet de son crâne. Ouch. Elle rentra les épaules et plaqua sa main sur le sommet de son crâne, de manière futile. Fantasmant par la même que cela atténuerait la peine. Dionysos avait inventé l’alcool des millénaires plus tôt et ces imbéciles de mortels n’avaient toujours pas trouvé de cure adéquate dans l’intervalle pour la gueule de bois. Désespérant pour l’espèce humaine si on ne l’était pas encore.

ATHENA – Mmmh, disons qu’Aphrodite a partiellement raison. Les hommes peuvent être des muffles mais il est bon de temps en temps de se retrouver dans le rôle de la princesse secourue par le prince sur son blanc et fidèle destrier. … Enfin en l’occurrence, chaussé de mocassins blancs.

Elle lui envoya un nouveau sourire mystérieux avant de se redresser et de retrouver une attitude plus digne et à son image. Elle se rendit dans la cuisine et se fit couler un verre d’eau afin de retirer le goût amer de sa bouche. Deux-trois goutte de grenadine et le dégoût partirait pour laisser place aux souvenirs sucrés de la fin de soirée de la veille. Elle s’humecta les lèvres et retourna auprès d’Artémis. Elle savait qu’elle allait passé un sale quart d’heure auprès d’elle. Après tout, elles avaient prêté le même serment, à peu de chose près. Si l’une des deux le rompait, l’autre se sentait trahie. C’est ce qu’elle avait ressenti lorsqu’Artémis avait failli craquer. Elle avait oublié le nom de ce géant. Artémis allait très certainement lui faire la leçon sur le principe mais s’acharnerait davantage en apprenant l’identité du prince. Athéna avait pris sa décision cependant. Elle l’avait laissé retourner auprès de sa femme la première fois. Cette fois-ci, elle n’abandonnerait pas l’homme qu’elle aimait à une autre.

ATHENA – Stefanos m’a sorti d’un mauvais pas hier soir. Tu m’avais caché que c’était aussi plaisant d’être proche de quelqu’un de cette manière …

Mutine, elle planta son regard vert dans celui d’Artémis. Autant la choquer pour de bon. C’était si rare. Il fallait faire les choses biens.

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