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 Quelqu'un m'a parlé que ce monde est terminé [Arès]

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Dennis Omádios

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Date d'inscription : 19/02/2009
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Divinité jouée : Dionysos, dieu de la vigne, des opposés et des excès en tout genre.
Pouvoir/Humanité Développée : Suppression d'éléments précis de la mémoire

Emploi : Despotique patron de "La bleue et blanche"
Humeur : Agacé par le fait de devoir être sage.


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MessageSujet: Quelqu'un m'a parlé que ce monde est terminé [Arès]   Mer 7 Juil - 0:14

    Lorsque Dennis se réveilla ce matin-là, il fut surpris de ne sentir aucune présence à ses côtés. Les yeux encore clos, il chercha à tâtons un corps qu'il ne trouva pas et des bribes de sa soirée de la veille lui revinrent petit à petit. Bien évidemment qu'il n'aurait su passer la nuit en compagnie d'une fille facile après ce qu'il avait vu. Il se roula dans les couvertures, se retrouvant sur le ventre, le bras dans le vide, à la recherche d'un sommeil qui ne viendrait pourtant pas. Oublier, encore une fois, plonger dans des rêves obscurs pour ne plus se rappeler de ce moment pénible. Si seulement il avait pu utiliser son pouvoir sur lui, ça aurait été tellement plus simple. Mais non, il ne pouvait façonner que la mémoire des autres. Quelle injustice.

    Doucement, il émergea des limbes de son esprit encore saturé de l'alcool de la veille. Il posa les pieds au sol et le froid le tira encore un peu plus de son état brumeux. Il songea à la flasque de vodka dans sa table de chevet pour effacer son souvenir à tout prix mais son estomac le rappela vite à l'ordre et il était encore trop tôt pour qu'il aille mettre la tête dans les toilettes. D'ailleurs, quelle heure était-il? Le rouge agressif de son radio-réveil lui asséna le coup de grâce. Dix heures du matin. Il avait drôlement dû être perturbé pour se réveiller tout seul avant midi. Grommelant, il se traîna juste que sa douche et alluma une eau tiède qui finit de le réveiller totalement. Et la soirée lui revint totalement à l'esprit.

    Il la revoyait, étincelante, au milieu de la piste. Insouciante, pleine de vie, presque trop innocente pour se trouver dans cet endroit. Il avait envie de lui hurler de s'enfuir d'ici, qu'elle méritait mieux, tellement mieux. Mais il ne pouvait pas passer pour un fou, pas à ses yeux. Les autres ils s'en moquaient mais elle... Non. Il l'avait observée de longues minutes. Elle était tellement belle qu'il avait oublié un instant sa condition d'humain, repensa aux moments heureux sur l'Olympe. Ariane. Son amour, celle qu'il n'avait jamais su oublier au fil de tous ces millénaires. Et elle, qui ne se rappelait de rien. C'était une malédiction, la plus cruelle de toute, qu'il avait été forcé de lui infligé comme à tous les autres. Leurs réincarnations successives ne leur avait jamais permis de se retrouver, et là, elle semblait à peine plus jeune que lui, toujours aussi magnifique, ses longs cheveux d'or encadrant un visage qui ressemblait toujours un peu à celui d'antan.

    Il avait été sorti de sa rêverie par une silhouette qu'il identifia automatiquement comme un rival. Le corps étranger se colla doucement contre elle, ses lèvres cherchaient celle d'Ariane. Les yeux du dieu déchu s'assombrirent un peu sous l'effet de la colère. Il devait avoir tout juste 20 ans et il était trop beau pour être honnête. Dennis n'eut pas à réfléchir longtemps qu'il trafiquait déjà sa mémoire. Il remonta à une semaine, pas plus et ce fut suffisant. A voir l'air déconcerté du jeune homme, il ne la connaissait pas depuis plus longtemps que ça. Paniqué, il ne comprenait rien à sa situation et Ariane - quelle que fut son prénom sous cette apparence - était visiblement dans le même cas. Dennis se rapprocha de la scène de son propre carnage et croisa le regard de celle qu'il considérait toujours comme son épouse. Le temps se figea une demie-seconde, et il crut qu'elle le reconnaitrait. Il l'espéra tellement fort que ce ne pouvait être autrement. Pourtant, elle détourna la tête et sortit de la boîte vitesse grand V en soutenant son éphèbe, visiblement très touchée par le sort d'un type qu'elle connaissait depuis quelques jours que par son grand amour passé. Ensuite, le néant. Il y avait eu de l'alcool à flot, bien sûr. Et de la solitude, un long moment.

    Il arrêta brusquement le jet de la douche et se sécha avant d'enfiler une chemise propre et un jean. Il marcha pied nu jusqu'au lavabo où il fit le nécessaire pour être présentable - un peu de gel, du dentifrice, un zeste de parfum - puis fila en direction du salon. Vide. Hadès devait faire un footing et Héphaïstos travaillait, comme d'habitude. Il lui semblait que son autre frère était de repos, mais il n'aurait pas su en jurer. Sans se soucier s'il dormait ou quoi que ce soit, il alluma la télé et tomba sur une chaîne de films adultes. Etonné, il se demanda mentalement qui avait bien pu regarder une telle chose à part lui ici, puis zappa avant d'éteindre le poste. Il n'aimait pas la télé en réalité. Il préféra aller à la chaîne hifi et y glissa un CD des Doors en se dirigeant vers la cuisine américaine au son de la voix de ce cher Jim. Peu habitué des petits déjeuners, il se servit un jus d'orange - sans vodka! - et attrappa un croissant qui n'avait pas l'air tout jeune, mais qui semblait comestible. C'était bien une villa de mecs...

    Et effectivement Dyonisos avait eu raison. Son troisième colocataire n'était pas en train d'apprendre aux touristes le self defense, mais bel et bien dans l'encadrement de la porte. Bien qu'il n'était pas spécialement de bonne humeur, Dyonisos décida de ne pas se défouler sur son frère et tenta même d'être aimable et compatissant.

      « J'ai su que la garce avait renouvellé la provocation. Et que ta gifle avait fait des emules. Tu sais mon frère, je suis fier de toi. Si j'avais été là, je t'aurais sans nul doute applaudi! »

    Dyonisos n'avait jamais eu d'affinités particulières avec son frère ainé. A vrai dire, il adorait le voir partir au quart de tour et s'amusait souvent à le chatouiller pour le voir démarrer en trombe. C'était un passe-temps qui lui avait valu une fois un bras cassé mais ça avait valu le coup. Sauf qu'aujourd'hui, il avait un point commun avec Arès. Ils s'acharnaient tous les deux contre l'enfant modèle. Et ça, c'était quelque chose que les frères savaient toujours drôlement bien faire!
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Esteban L. Goerdizös

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Date d'inscription : 01/02/2009
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Emploi : Tavaille dans une salle de sport
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MessageSujet: Re: Quelqu'un m'a parlé que ce monde est terminé [Arès]   Sam 31 Juil - 19:44

Le soleil se levait à peine lorsque deux grandes prunelles bleues s'ouvrirent. Esteban n'avait plus sommeil, se tournait et retournait en vain. Il devait se résoudre à se lever. Depuis quelques jours, impossible de faire une nuit complète alors il rusait en se couchant plus tard ou alors, comme aujourd'hui, à se lever beaucoup trop tôt. Le jeune homme avait ses habitudes matinales lorsqu'il n'avait pas encore faim pour se poser à la cuisine ni l'envie de dormir pour rester dans son lit. Un passage rapide sous la douche suivi d'un habillage express avec un jean et un marcel blanc avant de s'en aller. Rien de mieux qu'une promenade matinale, sans personne dans les rues pour se sentir bien. Enfin bien, c'est un grand mot pour un coléreux et colérique notoire comme Esteban. Depuis toujours, il ne vivait que dans la haine, de vengeance et de guerre. C'était son crédo, sa raison d'être. Se battre le mettait en joie, davantage lorsqu'il gagnait une bataille. Mais jamais il ne se reposait sur ses lauriers, toujours et encore continuer à lutter, à gagner et à recommencer. Ses pas lui fit longer la plage où le rouge du soleil levant se refletait dans l'eau. Cela ressemblait à une immense mare de sang … Comme ceux des combats ou des hommes qu'il avait tué. Jamais de scrupules, le Dieu déchu esquissa même un sourire cruel en y repensant. Beaucoup, en regardant ce paysage rougoyant y verrait du romantisme, de la beauté, de la magnificence. Lui repensait à ses morts. Chacun sa vie.
Il continuait son chemin d'un pas tranquille mais en même temps très droit, presque à la militaire. On ne peut renier des siècles de guerre. Il est le Dieu de celle-ci mais dans la plupart de ses vies précédentes, il s'était engagé dans les plus grands combats de l'histoire mais ne le faisait plus. Il n'y avait rien d'intéressant de tirer à distance, du haut d'un avion ou planquer comme des pleutres derrières des collines. Les guerres au corps à corps n'éxiste plus, tout est trop moderne, pas assez humain. Les machines domineraient le monde un jour. Heureusement qu'elles ne peuvent pas tout faire : les robots ne peuvent pas aimer. Arès soupira lorsqu'il passa près de l'Astartes, le coin restaurant était encore fermé. Personne n'avait cru cela possible, il n'avait pas assez de coeur pour aimer quelqu'un d'autre. On sait à peine s'il s'aime déjà lui-même. Et pourtant, des millénaires auparavant, il était entré dans une colère noire quand son père avait refusé qu'il l'épouse. Qui ? La belle Aphrodite bien sûr ! Qui d'autre que la déesse de l'Amour et de la Beauté pouvait lui faire tourner la tête ? Tant d'années sont passées, à ses yeux, elle était toujours la plus parfaite des femmes en ce monde et il n' avait jamais cessé de l'aimer. Attention, jamais il ne le dira de vive voix à cause de sa fierté ! Pourtant, il suffisait simplement de le regarder quand Cypris, son nom dans cette vie là, apparaissait dans une pièce ou qu'ils se retrouvaient tous les deux. Plus rien ne comptait aux yeux du guerrier. « On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser » est la parfaite citation pour résumer l'être complexe qu'est Arès. Violent, impulsif, destructeur … mais amoureux qui n'a jamais osé se déclarer. A l'époque, il n'en voyait pas la peine. Puis elle a poursuivi son humain, leurs vies étaient différentes. Mais à présent qu'elle est revenue, séparée de son mari affreux, tout était possible. Aussi fallait-il avoir le courage.

Dans ses pensées, Esteban se baladait dans les rues de Santorin sans savoir où aller. Quelques commercants avaient ouverts et quelques courageux se trouvaient dans les rues mais rien de comparable aux après midi remplies de touristes. Son estomac se serra : il avait enfin faim. Donc il devait retourner à la villa pour prendre son petit déjeuner et boire son café. Une fois n'est pas coutume, il est même allé chercher des viennoiseries à la boulangerie. C'était d'abord pour en manger en chemin et s'il en restait, ce serait pour les autres. Son retour fut plus rapide, il parlait peu sans son café, petite addiction du matin tellement humaine, une des rares qu'il s'accordait. En effet, grand sportif, il buvait peu, ne fumait pas, ne touchait pas à la drogue et faisait un peu attention à ce qu'il mangeait. Mais cette boule de nerfs perdait tout ce qu'il ingurgitait. Le jeune homme se demanda si quelqu'un serait à la maison. Hyppolite peut être, son oncle et meilleur ami de toujours. L'affreux était parti travailler sans aucun doute. Quant au débauché … Qui sait où il se trouvait ! Dans son lit, dans son établissement sous une table, avec une, deux, trois filles ! Tellement imprévisible ! Pourtant, c'était le seul debout dans la cuisine lorsqu'il arriva. L'air assez sobre et surtout seul, Dennis prenait son petit déjeuner avec un croissant datant de quelques jours. Sans prononcer la moindre parole, il lui arracha sa viennoiserie des mains – en même temps qui résisterait à sa force – et la mit à la poubelle avant de jeter le sachet sur la table où il restait cinq beaux croissants dorés, il n'en avait mangé que deux et un pain au chocolat sur le retour. Ce n'est qu'à cet instant qu'il tilta sur les paroles de son frère.

« J'ai su que la garce avait renouvellé la provocation. Et que ta gifle avait fait des emules. Tu sais mon frère, je suis fier de toi. Si j'avais été là, je t'aurais sans nul doute applaudi! »

Devait-on parler de leur soeur en cette matinée ? Après une sorte de grognement, Esteban leva les yeux en élevant un sourcil. Dennis, celui qui se moquait de tout et tout le monde, prenait son parti ? Cela méritait bien un léger rictus sur le coin des lèvres. Décidemment, Anthéa n'était pas la plus aimée de la famille. Les deux rejetés ne pouvaient pas l'encadrer. Pour Arès on le savait, mais l'autre … Puis le souvenir de cette brève victoire bascula en cauchemar. Tous ces gens qui l'avaient regardé et elle qui lui répondait d'une même gifle. Leur guerre ne se finira donc jamais.

« Tu serais passé pour un fou au milieu de ces idiots qui me regardaient comme si j'avais assassiné leur mère sous leurs yeux. Nous aurions été deux fous puisque toucher une femme ou la voir souffrir est un crime de bienséance. Bande d'abrutis, elle la méritait amplement ... »

Puis il se tourna pour se servir un café. Enfin la journée pouvait commencer lorsqu'il s'assit et but sa première gorgée. Il leva à nouveau son regard azur sur son frère. La relation de ces deux là ressemblait au caractère d'Arès : très fluctuant. Parfois, tout se passait bien mais il suffisait d'une taquinerie de Dennis pour que tout bascule et qu'Esteban veuille lui mettre son poing dans la figure. Cela commençait bien en cette matinée, autant en profiter.

« Mais elle ne démord jamais, elle m'a frappée à son tour. Et j'ai senti qu'elle avait les gens de son côté. Elle n'a fait ça que pour une chose : qu'on l'apprécie, l'admire. Heureusement que nous deux, nous connaissons son vrai visage de petite peste arrogante. La digne fille de son père tiens … »
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