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 Suis moi, je te fuis |Dorian|

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Chrysí K. Patrikareas

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Date d'inscription : 23/06/2010
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Age : 31
Prénom/Pseudo : Steph

Divinité jouée : Daphné
Pouvoir/Humanité Développée : Endurance.


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Âge du perso: 3026 ans ... enfin 24 ans
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MessageSujet: Suis moi, je te fuis |Dorian|   Dim 1 Aoû - 1:56


On s'est connus, on s'est reconnus.
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus de vue
On s'est retrouvés, on s'est séparés.
Dans le tourbillon de la vie.

Courir. Un souffle derrière elle. Le coeur battant la chamade, la respiration rapide, elle courait sans s'arrêter. Si elle le faisait, qui sait ce qui lui arriverait … Une voix derrière elle se fait entendre en fond mais aucun mot n'est compris. Qu'importe, il ne faut pas qu'elle se fasse attraper. Ses foulées sont précises et jamais elle ne cèdera. Mais pour cela il faut courir encore, jusqu'à cette clairière où coule ce fleuve. Elle y arrive et …

TUT TUT TUT

Le réveil. Ce rêve était étrange. Souvent, Chrysí ouvrit les yeux. Il n'était pas rare qu'elle rêve de cette course, mais la jeune femme était spectatrice, pas celle qui courait. Là, c'était différent, elle était cette première silhouette. Elle resta quelques minutes dans son lit à reprendre ses esprits. Puis il fallait bien se lever et débuter cette journée sans se préoccuper des bizarreries nocturnes qu'elle pouvait bien vivre. Si elle savait … Daphné autrefois, elle était cette demi-déesse qui, après avoir reçu une flèche de plomb en plein coeur par Eros, dut fuir Apollon dans une course effrénée et finit par être transformée en laurier par son père, le Dieu-fleuve Pénée. Elle a oublié cette courte vie, comme toutes les autres qui se sont déroulées au court des millénaires. Elle ne sait pas non plus qu'un homme, enfin un Dieu sous la forme humaine, l'aimait depuis tout ce temps et ne l'a jamais oublié. Ce même homme qu'elle fuit depuis tout ce temps. A cause de cette foutue flèche de plomb. Mais d'après ses cours de chimie, le plomb fond sous haute température. Le soleil grec fera t'il franchir cette peur ancestrale … Elle n'en savait rien, n'y pensait même pas. Son coeur s'était calmé grâce à la douche tiède qu'elle prenait pour se réveiller.
Son petit déjeuner ne ressemblait pas au traditionnel café mais un mélange de tout avec jus d'orange, céréales au chocolat, fruits de saison … Le tout picoré devant les émissions du matin ou les clips. Dans son petit short de nuit rose et top blanc, elle se dandinait sur les musiques entraînantes devant son armoire. Il faisait assez beau pour se découvrir mais pas trop pour aller travailler. Fleuriste n'était pas un métier strict mais elle n'allait pas faire du strip-tease ! Elle se décida pour un jupon blanc et d'un petit chemisier corail dont elle remonta les manches et fit un noeud pour éviter qu'il ne pende ou le rentrer dans la jupe. Evidemment les chaussures assorties ! Un peu de maquillage, léger et comme il fallait : du mascara, un peu d'enlumineur pour avoir bonne mine et une petite touche de gloss rosé. Elle flouta ses cheveux chatains et ondulés. Voilà, elle était parée pour travailler.
Fleuriste était un travail sympathique, pas fatiguant et discret. Parfois physique lors de certaines livraisons, la jeune femme savait s'y accomoder et avait assez d'imagination pour les bouquets, les compositions florales. Cela lui faisait plaisir de composer pour des amoureux, la fête des mères ou encore pour le plaisir. Pourtant, Chrysí n'avait pas l'âme romantique, ne croyait pas vraiment en l'amour et ses histoires de coeur se comptaient sur les doigts d'une main. Et encore, certains doigts étaient inutiles. Mais quand c'était les autres et pas trop cucul la praline, la demoiselle trouvait cela touchant. Et puis, intérêt non négligeable, elle adorait les fleurs. Il y en avait partout dans son appartement et sur son balcon, elle élevait un laurier. Chrysí ne savait pas vraiment pourquoi elle avait acheté cette plante, elle s'était sentie attirée inexorablement et l'arrosait avec amour, lui parlait parfois. Bref, elle avait la main verte !
Aujourd'hui, Ismène, sa patronne, avait fait l'ouverture mais devait s'en aller en début d'après midi et laissait la boutique à son employée qu'elle savait modèle. Chrysí savait recevoir la clientèle, remballer les gros lourds et faire comme il se doit son travail. Il faut avouer que les journées ne sont pas chargées, encore moins aujourd'hui. Un amoureux voulant un bouquet de rose, une jeune femme venue pour l'anniversaire de sa grand mère et un enfant venu acheter une rose pour sa maman parce qu'il « l'aime énormément ». Et voilà, depuis plus d'une heure, la demoiselle tournait en rond, feuilleta un catalogue de décoration qui traînait, remit les fleurs en place dans leurs vases, rangea les cactus mais décidemment, le temps ne passait pas vite. Assise derrière son comptoir, le regard dans le vide, elle attendait patiemment un client. Soudainement, un homme entra. Un quadragénaire pâle de peau et à l'allure d'un touriste. Un client comme beaucoup d'autre. Ou presque. Car il ne voulait pas de fleur mais un renseignement ! Voilà maintenant qu'elle jouait les offices de tourisme ! Au moins, elle avait perdu cinq minutes de son temps. Puis elle décida de faire un tour à la remise pour ranger un peu, histoire encore de voir les minutes défiler un peu plus vite. Elle s'attacha les cheveux avec un chouchou de fortune pour ne pas avoir la vue gâché par ses longs cheveux.

C'est à ce moment là que la clochette retentit. Un autre client. Les bras encombrés par les sacs de terraux à ranger dans le bon coin, elle ne pouvait l'acceuillir de suite.

    Chrysí ; J'arrive !

Elle se dépêcha, elle n'aimait pas faire attendre et avait toujours peur que quelqu'un touche aux fleurs. Un accident était si vite arrivé … Heureusement, il y avait toujours une trousse de secours dans le magasin. Une fois les paquets posés, elle se lava rapidement les mains et retourna au magasin. Tout en passant la porte, elle retira le chouchou et secoua légèrement les cheveux pour qu'ils reprennent consistance normale. Chrysí s'arma d'un beau sourire pour accueillir son client.

    Chrysí ; Bonjour et désolée je …

Elle bloqua lorsqu'elle ressentit cette sensation étrange, cette peur insensée au fond d'elle-même. Et lorsqu'elle vit l'homme dans la boutique, tout ceci ressurgit. Elle ne l'avait jamais vu, ne le connaissait pas mais avait peur de lui. Pourtant, il n'avait pas l'air inquiétant, plutôt beau garçon même. Elle ne contrôlait pas ce sentiment étrange mais il le fallait bien et bafouilla le reste de sa phrase avec beaucoup de mal.

    Chrysí ; Je … Heu … Vous avez besoin de moi … Pardon, de … De quelque chose ?

Stupide, stupide, stupide. Voilà ce qu'elle pensait d'elle même. Mais son esprit était surtout accaparé par cette peur, ses jambes voulaient courir. Loin de tout, loin de cet homme dont elle voyait le visage pour la première fois. Là non plus, elle ne savait pas qu'un lourd passé les unissait …

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Dorian Phébus Kalligaris
Apollon ¤ The Ardient
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Date d'inscription : 04/05/2009
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Prénom/Pseudo : Alex

Divinité jouée : Apollon,
Dieu de la Clarté Solaire, de la Beauté, de la Raison, des Arts et de la Musique.
Pouvoir/Humanité Développée : Pouvoir de guérison.
Je ne peux guérir que des blessures physiques, des plaies, des bleus ou autres brûlures, tant que leur étendue ne dépasse pas le décamètre... Je dois avoir contact avec la zone en question... et l'avantage c'est que je peux l'utiliser sur moi.

Emploi : Euh... Joker ! XD
Humeur : Bonne !


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MessageSujet: Re: Suis moi, je te fuis |Dorian|   Dim 1 Aoû - 17:12

Les nuits de Dorian n'étaient pas spécialement agitées. Au contraire, il dormait d'une sommeil de plomb comme souvent depuis qu'il existait. Belen pétait parfois les plombs lorsqu'il s'agissait de le réveiller. C'est que le Dieu de la Lumière avait pris de sales habitudes. Autrefois, il devait se lever tôt pour escorter le soleil Hélios avec son char. Paresseux et gâteux le Dieu du Soleil était un sacré enquiquineur. Aussi, quand il avait disparu pour laisser place à un phénomène physique, Apollon avait eu ça de moins à faire et il avait pu profiter de sa couche et du repos plus longtemps. La terre pouvait s'écrouler, il ne se réveillait pas. Il dormait à poings fermés jusqu'à ce que les rayons de l'astre du jour viennent doucement lui lécher la peau. Il n'était pas spécialement matinal, il détestait la nuit, tout simplement parce qu'elle était triste, silencieuse, sans couleur, sans vie. Bien évidemment, Artémis était tout l'inverse, fêtarde invétérée, et noctambule... Ce matin là, elle ne semblait pas être rentrée, en tout cas il n'y avait pas cette odeur caractéristique de femme pas très fraîche. Oui, bon d'accord, Belen ne sentait pas spécialement mauvais, mais son frère ne supportait pas que des filets étranges viennent lui titiller ses narines délicates. Maniaque ? Sans aucun doute. Pouvait-il concevoir de sentir mauvais, de trimballer avec lui un fumet de transpiration, d'alccol, de tabac froid et de parfums mélangés ? Non, ô grand Zeus non ! Lui, Apollon, se devait d'avoir une hygiène et un physique irréprochable pour ne pas ternir son éclat. Au fil des vis mortelles qu'il avait eu, il avait développé un comportement pénible, et faisant souvent le ménage. Il se lavait deux fois par jour, au moins, s'inondait de parfum et de savons, passait des heures dans la salle de bains. Tellement bien que Belen devait parfois prendre un ticket pour attendre. Ou alors elle défonçait la porte... oui, finalement c'était plutôt ça, qu'elle faisait.

Dorian entrouvrit un oeil, pour émerger de son sommeil. Les rayons doux du soleil pénétrait dans sa chambre très bien rangée par la fenêtre ouverte et caressait avec une douceur extrême le haut de sa poitrine et son visage. Délicieux astre qui tel une femme, ou un homme d'ailleurs, Dorian se contentant agréablement des deux sexes, venait le sortir de sa nuit sans rêve, avec une grande subtilité et une douceur parfaite. Le jeune homme regarda le réveil qui avait du sonner plusieurs fois dans la nuit. Il fut fort étonné de voir que ce dernier était explosé, éventré et réduit en miettes. Il se redressa dans son lit et lança, en direction du couloir :


- Bien ! Vraiment très intelligent Belen, je te remercie ! C'est sûr que je vais encore mieux me réveiller maintenant que tu as fracassé mon réveil !

Une grognement en écho lui indiqua que ça soeur avait entendu. Il crut y déceler un "ta gueule" étouffé par un oreiller. Toujours aussi charmante... Dorian leva les yeux au ciel et regarda la malheureuse machine. Elle ne lui servait à rien, il n'entendait même pas l'alarme ! Mais ça n'était pas une raison ! C'était sa chambre après tout ! Son domaine à lui ! Et puis, quelle plaisir éprouvait-elle à venir exploser son réveil ? Ou même mieux, tout lui casser dans sa chambre ? Elle adorait venir mettre le désordre. Elle était une plaie, du moins c'est ce qu'il se dit sur le moment. A force de vivre avec elle, il la connaissait par coeur, il savait traduire les borborygmes agressifs qu'elle envoyait. Le "ta gueule" ne faisait donc aucun doute. Il soupira... comme bien souvent il la laissait avoir le dernier mot, refusant de tomber à un bas niveau auquel elle arrivait toujours à aller. Même dans les relations charnelles qu'ils avaient, elle trouvait le moyen de l'emporter et de le manipuler à son aise. Dorian y repensa et son visage se radoucit. Il la connaissait tellement bien, ils étaient si complémentaires que l'inceste ne l'affectait même pas. Et de toute façon dans leur famille, les choses étaient ainsi. Entre frères et soeurs, on faisait même des enfants ! Un peu plus ou un peu moins... et puis même, les deux jumeaux partageaient des points. Le fait de vouloir emmerder le monde et de ne pas se laisser dicter sa conduite ou sa vie en était un. L'Olympe n'avait pas son mot à dire et le fait même qu'on leur reproche leurs gestes pouvait déclencher une colère mémorable. Les dieux étaient tous plus ou moins d'accord. Mieux valait éviter d'avoir Apollon et Artémis sur le dos... en même temps... ou l'un et l'autre séparément, car ils étaient suffisamment complices pour s'allier et attaquer à deux.

Dorian se leva avec entrain. Il était prêt pour une nouvelle journée. Comme à l'accoutumée il s'étira devant sa fenêtre, se moquant royalement du fait qu'il soit nu et visible des potentiels voisins. Après tout il était chez lui et la pudeur n'était pas quelque chose qui le retenait plus particulièrement ! Il s'en moquait en fait. Ce fut tout naturellement qu'il se dirigea vers la cuisine, exhibant attirail, muscle et cheveux décoiffés. Son premier geste le matin, c'était de manger... impérativement ! Il ne pouvait pas envisager sa journée autrement. Il ouvrit donc le frigo, eut un sourire et prit la bouteille de nectar de fruits. C'était ce qui ressemblait le plus au nectar qu'ils buvaient sur l'Olympe... et qui lui manquait sérieusement. Il eut un air étonné en sentant le poids très léger de la bouteille. Il l'ouvrit et regarda à l'intérieur. Elle était vide ! Belen ! Encore elle ! Il lâcha un soupir exaspéré et referma le frigo. Il chercha dans les buffets, il n'y avait plus de nectar... génial ! Son visage se durcit... il aimait bien sa frangine mais elle trouvait même le moyen de lui pourrir sa matinée ! Il se mit en quête de la bouteille de lait dans le frigo... il en trouva un petit fond, le bouchon avait disparu. Nouveau soupir exaspéré, il sortit la bouteille et la posa sur la table et se mit en quête de quelque chose à manger... plus de pain, plus de confiture, plus de céréales, plus de gâteaux, plus de fruits... juste... 3 biscottes ramollies par le fait qu'elle ait été laissé à l'air libre... Génial... Dorian explosa :


- Belen ! Flûte à la fin ! Je t'ai déjà dit de pas remettre les bouteilles vides au frigo mais à la poubelle, d'acheter du nectar, des céréales ou de la confiture quand tu vois qu'il n'y en a plus, pareil pour les fruits ! Et bon sang, arrête de jeter le bouchon de la bouteille de lait parce que ça te freine quand tu bois au goulot ! Les verres ou les bols ça existe, tu sais ! Et ça s'appelle la civilisation !

La réponse ne tarda pas à répliqué, de la chambe de sa soeur, le laissa désabusé :

- Tu me fais chier Dorian ! Je dors ! Tu veux bouffer va dehors et ferme-la. Et oublie pas de t'habiller au passage !

Dorian sortit un verre, se servit les quelques gouttes de lait qu'il restait et les but d'une gorgée... Le silence était retombé dans la maison. Il jeta tout ce qui était vide, nettoya et partit prendre une douche. En plein milieu de celle-ci, il n'eut plus d'eau chaude. Encore enfoui sous le savon, il pesta une nouvelle fois contre sa soeur. Belen ne pensait vraiment qu'à elle. Il s'essuya sans pouvoir se rincer parfaitement, refusant d'avoir une douche glacée, il se coiffa, se passa parfum et petit coup de rasoir sous le menton, puis s'habilla. Il portait toujours des choses classe, une belle chemise, un pantalon léger, le plus souvent en toile et de belle chaussures brillantes. Quand il eut fini, il alluma le téléviseur et coupa le son. Il récupéra ses clés et se dirigea vers la porte. Il la claqua sèchement et bruyamment et eut un sourire en entendant les jurons étouffés de Belen. Il se dirigea vers la fenêtre du salon de l'extérieur, et mit le son de la télé à fond, avant de fourrer la télécommande dans sa poche. Face à une telle cacophonie il entendit sa soeur beugler et partit avec un sourire satisfait sur le visage. Elle l'avait bien cherché ! On ne l'appelait pas le Dieu Vengeur pour rien, non mais... bon, il le savait, ce soir, il allait retrouver sa chambre en désordre voire même brûlée... Il s'arrêta soudain inquiet. Il n'avait pas fait son lit ! Bon ok... le mec moyen qui fait pas son lit, il s'en fout à la rigueur, ça l'empêche pas de vivre. Sauf qu'on parle pas du mec moyen mais d'Apollon... ou l'art de se prendre la tête avec la proprété et le civisme... Il continua à marcher jusqu'au café du coin, où il commanda son petit-déjeuner. Autant dire qu'il combla son estomac. Il se mit ensuite en route à son travail.

En tant que médecin, il n'avait pas souvent l'occasion de s'ennuyer. Pourtant ce matin là, à part quelques gastros, il n'y avait rien eu d'intéressant... Aux alentours de midi, il se rendit dans un restaurant, qu'il avait inconsciemment choisi parce qu'il était en face d'un fleuriste... Ce n'était pas un hasard. Depuis un long moment il savait pourquoi il aimait venir ici. Daphné y travaillait. Pas n'importe quelle Daphné, SA Daphné ! La splendide nymphe dont il était tombé éperdument amoureux qui qu'il n'avait même pas pu enlacer... Elle était magnifique, splendide dans cette vie encore. Mais à chaque fois, il repensait à leur amour malheureux... Cette fois, il espérait ne pas la tuer... ce serait trop douloureux à revivre. Et la malédiction d'Eros, allait être vaincue... enfin il en émettait le souhait. Il suivait et observait la splendide jeune femme de lui, la faisant paniquer parfois. Il n'osait pas l'approcher. Pourtant en la voyant arriver à son travail, Dorian sentit son coeur s'emballer. Elle était inaccessible. Si jamais il s'approchait d'elle, aucun doute, elle s'envolerait comme une hirondelle [Dédicace à ton titre, j'adore nos références ! XD]. Sauf que cette fois, il en avait oublié la prudence... c'était son coeur qui parlait. Comme souvent, ses sentiments l'emportaient sur sa raison. Il fallait qu'il l'approche, qu'elle ne le fuie pas. Elle était magnifique, comme toujours, mais il n'aimait pas que son corps, il était amoureux de son âme. Epris comme il l'était, ce désir était difficile à contrer et à ignorer. Il tint un peu plus d'une heure en regardant la boutique sans oser y entrer. Finalement, comme si le vent l'avait fauché, il s'élança vers l'entrée et pénétra chez cette délicieuse fleuriste, qu'il aimait depuis des millénaires.

Elle était à l'arrière-boutique mais lorsque leurs regards se croisèrent, Dorian sentit ses joues le brûler. Quel sourire ! Quelle beauté ! Il détourna le regard pour retrouver ses esprits... surtout ne pas paniquer, ne pas la faire partir, lui faire peur. Il la trouvait terriblement attirante, terriblement charmante à bredouiller et à se perdre dans ses propres phrases. Mais quand il parla ça ne donna pas quelque chose de mieux :


- Oui... non... enfin... je suis là pour... euh... et bien pour... euh... pour acheter des fleurs... pour euh... pour v... ma soeur, voilà... c'est ça... Elle est.... tellement euh... adorable... que... je me suis dit... enfin, je me suis dit que j'allais vous acheter des fleurs... euh... je veux dire vous les acheter... pour elle...

Comme pour joindre le geste à la parole il fit mine de s'intéresser à des fleurs et dans un geste compulsif, il empoigna plusieurs roses rouges pour les sortir dégoulinantes d'eau de leur seau en plastique. L'eau coula légèrement sur sa chemise mais il ne s'en inquiéta pas. Il sursauta. Il n'avait pas pensé aux épines !

- Aïe !

Et il laissa tomber les fleurs au sol, regardant sa main lacérée en plusieurs endroits. Rien de grave... il allait guérir tout seul... Il allait lui dire qu'il était désolé, lorsque sang s'écoula de ses blessures. Le souffle coupé, les yeux agrandis et stupéfaits, il regarda le liquide écarlate continuer à sortir. Il ne saignait pas abondamment, pourtant, il pâlit et sans prendre garde s'exclama :

- Mais... mais... je saigne... je saigne ! C'est, c'est... c'est impossible ! Non... c'est du sang... c'est mon sang !

Il lança un regard si paniqué à la jeune femme, qu'il en oublia même qu'il était sensé ne pas l'effrayer. Il semblait comme foudroyé sur place ce qui n'avait rien de rassurant, soit dit en passant...
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