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 A l'Amour comme à la Guerre... | Esteban

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MessageSujet: A l'Amour comme à la Guerre... | Esteban   Mer 4 Fév - 23:50

A L'AMOUR COMME A LA GUERRE...
Ft. Esteban L. Goerdizös.

    Bientôt, la vue fût tout simplement époustouflante. Ce n’était absolument pas la première fois qu’Hippolyte mettait les pieds au sommet de ces falaises, mais il ne tarissait jamais de fascination devant ce spectacle vertigineux à en vouloir chuter. Maintes fois, il s’était lui-même leurré en approchant du bord, tout au sommet du précipice qu’il était ainsi, il se sentait invincible, de nouveau immortel, tout puissant. Cette approche de l’hostilité naturelle était conjuguée à la beauté majestueuse de l’endroit. Les dizaines de mètre le séparant alors du sol étaient d’un attrait insoutenable ; il se sentait irrémédiablement attiré par cette chute, à laquelle il tendait toujours moralement sans s’en enjoindre physiquement. C’était une sorte de suicide émotionnel comme on en faisait très certainement peu chez les Olympiens. Hadès savait qu’il en détenait l’ultime secret, et il ne se serait jamais aventuré à en souffler mot auprès de ses pairs. Il était déjà le dieu marginal par excellence, il refusait d’être condamné de la même manière qu’un simple mortel en outre. Pourtant, qu’il nie ses songes ou non, il n’en demeurait pas moins qu’il était séduit par cette idée de vivre à son tour ce qu’il avait toujours gardé : La Mort.

    A force de voir défiler les âmes des mortels, il s’était interrogé sur ce que ces êtres faits désormais de néant pouvaient éprouver, vivre. C’était là des réponses que même lui, seigneur des morts, n’avait pu obtenir. Et bien que ce fût terriblement frustrant pour lui d’y songer encore et toujours, il ne pouvait empêcher son esprit de flirter avec ces interrogations excessives et si communément mortelles, finalement. Perséphone elle-même avait disparu, mais était-ce réellement cela que l’on nommait « mourir ». Hadès n’y croyait pas. Aucune âme n’était jamais ressortie de son royaume, et Perséphone lui reviendrait, il en demeurait fermement convaincu. Insatiable dans sa foi, oscillant dangereusement entre la terre ferme et le vide extrême, il sombra davantage dans ses souvenirs que dans ses songes.

    Etant mes jours et mes nuits, Elle ne sortait de mon esprit qu’en temps si troublé qu’il me fût impossible de m’y soustraire ; qu’importe le rayonnement du Soleil, des dieux, des mortels, si, sans son souffle, je vivais une poignée de secondes, il m’était plus doux de souffrir la Torture que la Solitude. J’aurais sans doute condamné des milliers d’âmes dans le seul espoir qu’elle me revienne, mais il n’en fût rien. Mon corps et mon esprit s’affaiblissaient quand mon cœur n’était déjà plus.

    Hippolyte ne l’admettait et ne l’admettrait jamais, mais il demeurait sans doute le plus brisé des dieux. Qu’il perde de sa superbe, de son pouvoir, n’était qu’un moindre tribut quand il pensait à la perte de son épouse. Son terrible monde tournait autour d’elle ; chacun de ceux le connaissant ne le savait que trop bien. Perséphone était devenue le tabou du dieu des Enfers, ne tarissant d’aucune violence devant la moindre offense faite à ce sujet. C’était certainement pire que toutes les maladies mentales imaginées par les mortels, mais lui, Hadès, préférait vivre dans ce châtiment infini sans oublier, que perdre la seule chose lui permettant encore d’exister dans le souvenir de la déesse des Enfers. Il en avait fait sa reine, et elle le demeurerait à jamais, pour toujours. Ce que beaucoup auraient qualifié de « masochisme » n’était pour lui que sa seule échappatoire devant le pathétique et le fatalisme de son existence, qui n’était plus une question de vie ou de survie, mais seulement d’attente inexorable.

    Quand, enfin, Hadès crut sombrer dans le vide, sa conscience électrifia ses sens ; la seule cause probable d’une telle réaction était sa disposition à identifier les peurs des individus l’entourant. Quand la défaite perfora totalement son esprit, il ne douta pas un seul instant de son visiteur. Ce pouvoir n’était qu’une moindre partie de ce dont il avait été le capable, et le premier souci était qu’il ne parvenait plus à fermer son intellect aux peurs d’autrui se trouvant à proximité. Il était sans cesse accabler par des phobies, des craintes, des doutes, plus ou moins poussés et qu’il pouvait illusionner à volonté. Le plus délicat, en fait, était la possibilité qu’il avait d’identifier également les peurs de ses pairs, les dieux. Comme ceux-ci pouvaient user de leurs capacités propres à son encontre, il en allait de même pour le Maître des Enfers, qui, sans nier son restant de pouvoir, s’en serait quelques fois bien passé. Cette fois-ci, sans même avoir à se retourner, il pût, au moins, identifier son visiteur sans trop de difficultés.

    « Arès, déclara-t-il sobrement (Hadès prenant toujours grand soin dans un cadre d’intimité de n’utiliser que leurs patronymes originels). Je ne suis pas d’humeur à chercher le conflit. »

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Esteban L. Goerdizös

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Date d'inscription : 01/02/2009
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Divinité jouée : Arès, Dieu de la Guerre
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MessageSujet: Re: A l'Amour comme à la Guerre... | Esteban   Ven 6 Fév - 2:42


    Comme toujours la solitude l’accompagnait dans ses promenades. Heureusement qu’il faisait beau sinon la journée n’aurait pas pu être pire. Un jeune homme se promenait, l’air droit et ses yeux azur fixaient un point imaginaire devant lui, l’air ailleurs, dans de mauvaises pensées à voir son visage fermé, son regard plissé et cette indifférence totale à ce qui l’entourait. La jolie ville, le grand soleil, les jolies filles avec de charmants sourires à son égard. D’habitude, il aurait tenté de séduire, pas toujours avec finesse mais il était le Dieu de la Guerre et de la destruction, ces choses-là ne se font pas dans la dentelle. Avant, il aurait pu faire tourner ces deux hommes discutant avec passion à se monter l’un contre l’autre, tourner à la rixe générale et laisser le gagnant savourer sa victoire. Les hommes sont d’une colère inouïe dans cette époque, ils ont une haine en eux qu’ils répriment car c’était politiquement incorrect, que la loi les pressait à restait dans le bon chemin et ils s’enfonçaient dans des vies peu enclin à en profiter. Esteban disait toujours qu’une bonne bagarre apaisait plus que mille discussions, cela libérait plus rapidement les sentiments négatifs et en cas de victoire, on se sentait tellement mieux. A présent, les humains préféraient ruminer dans leur barbe, jouer les hypocrites et les rares à se laisser aller son considérer comme des fous dangereux, bons à enfermer. En tant qu’Arès, il aurait surement été considéré comme une sorte de sociopathe avec volonté de destruction d’autrui. Bref, un fou de plus à mettre sous camisole.

    « Les humains ne comprennent rien … » se disait-il intérieurement, continuer de marcher sans but après sa journée de travail. La salle de sport était l’endroit où il espérait rencontrer des athlètes, des hommes dans la force de l’âge, vifs et rapides. Quelle déception de ne voir que des amateurs, des poltrons ne supportant pas les coups, voire se faire battre par des femmes ! Et lorsqu’il montait lui-même pour une démonstration, personne n’osait l’affronter. Trop fort selon certains. Bien sur qu’il était fort, il se considérait comme le meilleur et c’était le seul réel pouvoir qui lui restait alors il le mettait en pratique régulièrement. Comme à cet instant. Il traversa la rue sans faire comme tous les gens, c'est-à-dire regarder à droite et à gauche et une voiture manqua de peu de l’écraser. Le conducteur se mit à l’insulter, sortir toute sorte d’insultes que nous ne retranscrirons pas ici mais eut pour fait de mettre irrita le Dieu qui, de rage, donna un violent coup de pied à la portière passager et cette dernière s’enfonça comme de la pate à modeler. Son visage s’empourpra dans sa colère et ses jolis yeux bleus devinrent sombres comme une mer en pleine tempête, il se serait bien charger de son cas, lui refaire le portrait mais l’homme démarra sans demander son reste, la peur se lisait dans ses yeux. Avant, il lui aurait couru après et refait le portrait mais il se retint et serra les poings avant de continuer sa route où les personnes le regardait en coin. Il entendait des bribes de paroles sur le fait qu’il n’était pas aimable. Non, et alors ? Ni la finesse ni l’amabilité ne faisait parti de son caractère. On ne demandait pas à la Destruction incarnée d’être sympa et tout sourire. Alors il continua, sans réellement penser mais animé d’une colère indéfectible, une habitude chez lui que rien ne pouvait calmer, mis à part une victoire de guerre et un moment avec la jolie Aphrodite. C’était quoi son nom de mortel à la belle ? Ah oui Cypris … Cela lui allait bien. A sa pensée un petit sourire vint naitre son visage. Il faut avouer que la Déesse de l’Amour avait eu de l’emprise même sur lui. Autant il y a trois millénaires qu’il y a trois mois, c’est dire son joli pouvoir pouvait avoir de l’étendu !

    Sans s’en rendre compte, il avait quitté la ville, approchait des rochers et là seulement, Esteban contempla le paysage. Cette mer d’un bleu indescriptible tant il était beau, une nature tellement parfaite que c’était à se demander pourquoi les humains s’amusent à la détruire. Et une chose retint son attention. Une silhouette, en haut de la falaise, tout au bord. Un suicidaire. Mourir devant un tel paysage, jolie dernière vue. Alors le jeune homme s’arrêta et attendit le saut fatidique … qui ne vint pas. La patience ne faisait pas parti non plus de ses qualités alors il la perdit et décida de monter jusqu’en haut, s’il pouvait aider quelqu’un mettre fin à ses jours, il aura fait une bonne action dans sa vie. Rien de plus pitoyable que les indécis. A la guerre, il y a les guerriers et les lâches. Les premiers se jettent à corps perdu dans la bataille, mourir durant celle-ci est un honneur alors que les autres prient pour revenir vivant et tremblent à chaque flèche évitées. Les premiers faisaient la fierté du Dieu et les deuxième son courroux. Mais plus il s’approchait, plus une sensation l’envahit. Une aura particulière, familière aussi. Il ne s’agissait d’un mortel, un Dieu ? Il ne l’avait pas reconnu, vu la distance en même temps. Et lorsqu’il arriva tout en haut, la voix le fit hocher de la tête ainsi que le dos du jeune homme, jeune était un bien grand mot mais bien conservé pour plus de trois mille ans d’existence. Son plus vieil ami, le seul réel pour tout avouer. Hyppolite, Hadès de son vrai nom, le plus maudit d’entre tous, avait perdu son épouse dans toute cette descente aux enfers. Sans jeu de mot pourri, bien sur. Alors il était ici une sorte d’artiste maudit, à moitié suicidaire vu la proximité des pieds au bord, mais plutôt sympathique. Il supportait le plus insupportable des hommes alors il avait bien du mérite. Esteban s’approcha un peu plus, sa chemise flottait à cause du vent ambiant.

    « Je te rassure, si je dois avoir conflit ce n’est pas avec toi, mais avec l’un de ses stupides mortel sans aucun respect ni pour les autres ni pour eux-mêmes. Ils s’entretueraient pour une raison inventée, voire même sans. Ce serait sublime à voir. »

    Il voyait des possibilités de guerre partout, les hommes de cette époque canalisaient leur colère et feraient d’excellents soldats. Avec assurance, il s’avança vers le bord mais resta en retrait par rapport au Maitre des Enfers, presque avec l’envie de le pousser et un rictus démoniaque se dessina au coin des lèvres.

    « Si tu veux sauter, je serais un spectateur attentif, je t’ai repéré d’en bas, j’espérais un magnifique plongeon. Si tu veux, je te pousse un peu, tu évites les rochers, ça doit faire mal. Les pierres, ça me connaît. »

    Une douleur au coin de la bouche se réveilla légèrement. Blessure de guerre mêlée à querelle familiale, ca reste gravé dans les esprits.
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