AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Phaedra C. Ôridanos __

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Phaedra C. Ôridanos __   Ven 6 Fév - 22:01


ÔRIDANOS; Phaedra Cassiopée
24 ans
étudiante en arts

ONLY HUMANS




Découvrez AFI!


« KISS MY EYES AND LAY ME TO SLEEP. »


      « Maman ? ... MAMAN ? »
    J'étouffai un sanglot. Mes genoux se cognèrent violemment contre le sol froid. Si je pouvais encore ressentir la douleur, j'aurais certainement poussé un petit hurlement. Mais je ne ressentais plus rien. Absolument rien. Le néant. Si il n'avait pas été, je promets.. je jure que je me serais déjà tuée. Que j'aurais donné fin à mes jours. Pour rejoindre celle qui m'avait donné la vie. Celle qui m'avait élevé. Ma mère. Je refusais de croire qu'on me l'avait enlevé. Elle était tout pour moi. Je ne pouvais vivre sans elle. Bien sûr, j'avais toujours su qu'elle mourrait avant moi. Mais j'espérais qu'elle ne mourrait pas avant que j'atteigne mes cinquante ans. Évidemment, ce que je souhaitais, on s'en foutait complètement. Dieu ou je-ne-sais-qui là haut se fichait de ce que je puisse ressentir. On ne pensait qu'à soi. Comme si, chaque année, il fallait récolter plus de morts que l'année précédente. Une sorte de concours. Stupide concours. Pourquoi fallait-il qu'on me prenne ma mère ? J'avais besoin d'elle. Je ne me sentais pas.. capable de vivre sans elle. En réalité, j'étais complètement effrayée. Effrayée devant le monde qui s'offrait à moi. Je savais que mon frère, Xanthus, serait toujours là pour m'épauler. Mais il fallait bien que j'apprenne à me débrouiller seule. Bizarrement, je ne me sentais pas prête. Je baissais les yeux vers le sol, indifférente à ce qui se passait autour de moi. Je relevais ensuite le regard jusqu'à pouvoir m'observer dans le miroir face à moi. Je me dégoûtais en découvrant les marques noires sur mon visage, suite aux larmes qui avaient fait couler mon maquillage noire. Je me trouvais hideuse. J'étais hideuse. Et cela me répugnait. Je levai le menton. Ma lèvre inférieure tremblait tandis que, dans un murmure, j'appelai ma mère. Je l'appelai comme si elle était dans la pièce voisine, et qu'en m'entendant, elle allait débarquer dans ma chambre froide. C'est ce que je voulais. Je partais dans une sorte de délire complet. J'étais bien trop fragile pour surmonter une épreuve pareille. Le bruit d'une porte qui s'ouvrait me parvint aux oreilles. Pourtant, je ne tournai pas le regard. Je savais, je sentais, qui entrait dans ma pièce. Il arriva derrière moi, posa ses mains sur mes épaules. Je contemplai son portrait dans la glace. Il me sourit faiblement, comme si sourire de toutes ses dents ne feraient qu'augmenter sa douleur. Je me reculai pour sentir son corps contre le mien et je fermai les yeux.
      « Calme-toi... Je suis là.. »
    Sa voix mélodieuse me rassura et les battements de mon coeur ralentirent peu à peu. Mes larmes s'arrêtaient progressivement de couler. Xanthus s'assit à mes côtés, entoura mes hanches de son bras tandis que je me blotissais contre lui. Je fermais les yeux, sécurisé par son odeur. Tant qu'il était à mes côtés, rien ne pourrait m'arriver. Tant que nous étions ensemble, nous survivrions.


Dernière édition par Phaedra C. Ôridanos le Sam 7 Fév - 17:03, édité 25 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Phaedra C. Ôridanos __   Ven 6 Fév - 22:01

« Comme un enfant que l'on prend par la main, et qui soudain comprend que son histoire est loin, qu'il ne sentira plus la chaleur de ses mains, se cache dans des jeux interdits. »




    Le vent froid soufflait sur mon visage dénué de tous sentiments. Je ne ressentais rien. Le regard des hommes sur mon corps presque parfait ne me procurait aucun effet. Je me fichais complètement qu’ils aient envie de me déshabiller et de me faire l’amour, directement sur ce comptoir. Pourtant, dans quelques minutes, j’allais réaliser une partie du souhait de l’un d’entre eux. Nous allions faire l’amour sauvagement, mais pas sur le comptoir. Une part d’honneur gisait encore au plus profond de mon être. Je faisais distraitement tournoyer le verre de whisky que je tenais entre les mains. Les filles de mon âge passaient leur temps à s’amuser, à voyager, à faire du shopping et à passer des soirées entières dans les bras de leur petit ami. C’était ce que j’étais censé faire. Mais je ne le faisais pas. Ces passe temps ne m’amusaient guère. J’étais bien trop renfermée sur moi-même depuis quelques temps pour avoir envie de sortir et de me trouver un petit ami. Pour le moment, les aventures d’un soir me convenaient parfaitement. Enfin, j’agissais comme tel. Je ne pouvais pas prétendre ne jamais avoir de désir, ne jamais prendre de plaisir. Pourtant, après les folles nuits d’amour, j’osais à peine me regarder dans le miroir, comme si l’image que le reflet allait me renvoyer pourrait me donner envie de vomir. Je détestais ce que je devenais, mais c’était comme si je n’avais guère le choix. Le sexe, l’alcool, et même la drogue étaient mes délivrances après la mort de ma chère mère. Je sentis le souffle d’un homme derrière moi. Il se rapprochait du comptoir et je sentais qu’il n’arrivait pas à détacher ses yeux de mes longs cheveux blonds. Il s’assit à mes côtés et ne se gêna absolument pas pour me contempler, avec désir. Je tournai le regard vers lui et je fronçai les sourcils avec impatience. Je savais qu’il voulait me parler. Il n’attendait que ça. Entendre le ton sensuel de ma voix. Mais je ne faisais jamais le premier pas. J’avais appris que pour attiser leur désir, il fallait les laisser venir seul. Leur montrer que rien n’est jamais acquis. Je vidai d’un coup sec mon verre d’alcool, donnant ainsi la possibilité à l’homme de m’offrir un autre verre et donc d’engager la conversation. Évidemment, il saisit l’occasion à bras ouverts. Il me lança un sourire mi-charmeur mi-radieux et me demanda, en s’approchant de moi, laissant ainsi dévoiler, à la lumière tamisée, ses yeux noirs :
      « Puis-je vous offrir un autre verre, mademoiselle ? »
    J’haussais les épaules, lui montrant que cela m’importait peu. Il prit cela comme un ‘oui’. Il fit alors signe un barman et commanda deux autres whisky, bien frappé. Le jeune homme glissa le verre jusqu’à moi et en profita pour poser sa main sur ma cuisse. J’eus un mouvement de recul mais je ne retirais pas sa main. Après tout, il faisait ce que je recherchais en venant ici. La rapidité de son geste m’avait juste surprise. D’ordinaire, les autres hommes attendaient au moins une bonne demi-heure avant de me proposer de m’emmener aux pays des cieux. Celui-là semblait savoir ce qu’il faisait, et il semblait aussi, vu son assurance, qu’aucune femme ne lui avait jamais résisté. Et je n’avais pas envie d’être l’exception, pas ce soir. À nouveau, il s’approcha de moi, remontant doucement sa main jusqu’à ma courte jupe. Je frissonnai à ses caresses. Il murmura à mon oreille, me tutoyant déjà.
      « Tu es très belle. »
    Je me tournai fugacement face à lui et j’attrapai ses lèvres. Surpris, il se recula afin de me contempler - il n’avait sûrement pas l’habitude que les filles prennent le premier pas. J’haussais les sourcils comme si ce que je venais de faire n’avait rien d’anodin, et pour la première et dernière fois, je lui laissais entendre le son de ma voix :
      « Arrêtez vos flatteries, je déteste quand on parle trop. »
    Il me sourit, dévoilant ses dents blanches, certainement ravi que je prenne les commandes. Cette fois-ci, ce fut lui qui attrapa mes lèvres. Nous échangeâmes un baiser passionné puis nous nous levâmes, indifférents aux regards des clients du bar, et, m’attrapant par la taille, l’homme me ramena chez lui et me fit découvrir son ciel.


Dernière édition par Phaedra C. Ôridanos le Sam 7 Fév - 16:37, édité 11 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Phaedra C. Ôridanos __   Ven 6 Fév - 22:02

« Mother says I was a dancer before I could walk. She says I began to sing long before I could talk. »





      « Où étais-tu, hier soir ? »
      « Ça te regarde ? »
      « Tu pourrais me regarder quand je te parles. »
      « Je suis occupée, » soupirai-je.


    Je ne pouvais guère supporter qu’il soit toujours derrière mon dos. Depuis la mort de notre mère, il se montrait beaucoup plus protecteur. Il l’était déjà avant, mais ça ne me dérangeait pas. Il me laissait encore faire ce que je voulais. Mais le mode de vie que j’avais adopté depuis peu - ma « débauche » comme il l’appelait - ne lui convenait pas. Et j’en avais marre. Marre ! Je me jugeais assez grande pour prendre les décisions que j'avais envie de prendre seule. Il était l'ainé, certes, mais ce n'était pas une raison pour qu'il épie mes moindres faits et gestes et qu'il veille jusque tard la nuit pour voir si je rentre ou si je ne rentre pas. Je continuai de danser dans la salle que m'avais aménagé ma mère, et je laissai mon frère grommeler tant qu'il le pouvait. Mais, il arrêta la musique. Je me retournai sauvagement. Il savait que je détestais qu'on m'interrompe pendant que je dansais, pieds nus, dans ma salle de danse. Mon endroit préféré. Celui où je me sentais le plus en sécurité, quand j'étais seule. Je m'approchais de lui d'un air menaçant - comme s'il pouvait avoir peur de moi ! - et en le soutenant du regard, j'appuyai sur le bouton 'play' de la chaîne hifi. Il m'attrapa par le bras d'une telle force que je faillis chanceler. Il me jeta un regard noir et je frissonnai. Je connaissais mon frère et je savais que s'il le voulait, il pouvait se montrer trés méchant et même violent. Pourtant, je continuai de soutenir son regard en espérant, secrètement, que je l'exaspérai. Il soupira et desserra l'étreinte sans pour autant me lâcher. S'il lâchait prise, il savait que je m'enfuirais en courant.
      « Je déteste la façon dont tu te comportes en ce moment. Ce n'est pas parce que maman est morte que tu dois te laisser aller comme ça. »
    J'haussai les épaules avec désinvolture. Je me fichais complètement de ce qu'il pensait. Du moins, c'est ce que je lui faisais croire. Son avis m'avait toujours importé, mais aujourd'hui, j'avais seulement besoin qu'on me laisse de l'air. J'avais besoin de paix. Et je voulais faire le deuil de ma mère comme je le souhaitais. Même s'il fallait, ainsi, que mon physique et mon moral souffre. Je voulus me dégager mais Xanthus serrait encore mon bras trop fort pour que je puisse le combattre. Il soupira, posa sa main libre sur ma joue et avoua avec regret :
      « J'ai honte pour toi. »


« Now I'm so sick of being lonely. This is killing me so slowly. Don't pretend that you don't know me 'cause thats the worst thing you could do. Now I'm singing such a sad song. These things never seem to last long, something that I never planned on. Help me baby I'm so sick of being lonely. »


    J'ouvris de grands yeux, touchés par ce qu'il venait de dire. Il savait trés bien que cela me toucherait au plus haut point. C'est à ce moment là qu'il se décida à me lâcher tandis que mes yeux bleus se remplissaient de larmes. Il s'éloigna de moi et au moment où il s'apprêtait à ouvrir la porte et à m'abandonner, je couru vers lui. J'attrapai son bras et le forçai le regarder. Des larmes coulaient sur mes joues mais je n'y prêtais pas attention, comme mon frère. Nous avions tellement l'habitude, ces derniers temps, de me voir pleurer que cela ne nous étonnait guère. Je nouai ses doigts aux miens et murmurai, en chevrotant :
      « Excuse-moi.. Excuse-moi.. Reste, je t'en prie.. »
    Je ne lui avouai pas ce que j'avais fait la nuit dernière. Je ne lui demandai pas non plus de m'aider à sortir de cet enfer dans lequel je m'enfonçais progressivement. Je n'en avais pas envie. Et surtout j'étais trop fière pour ça. Mon frère hôcha lentement la tête et daigna s'assoir sur une des chaises tandis que je me mis à danser, laissant mon corps parler pour moi-même. Je me délivrais. Non. J'essayais de me délivrer.


Spoiler:
 


Dernière édition par Phaedra C. Ôridanos le Sam 7 Fév - 17:02, édité 9 fois
Revenir en haut Aller en bas
Belen C. Kalligaris
    e l e c t r i c
    a . d . m . i . n

avatar

Date d'inscription : 19/01/2009
Nombre de messages : 1136

Age : 29
Prénom/Pseudo : Maëva

Divinité jouée : Artémis
Pouvoir/Humanité Développée : communiquer avec les animaux.

Emploi : monitrice de plongée
Humeur : Massacrante


GOT A SECRET
Âge du perso: 3356 ans. Dans cette vie, 27 ans.
Relations:
Croyance:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: Phaedra C. Ôridanos __   Ven 6 Fév - 22:10

Bienvenue ici. Wink

_________________


Oh, mon Egerie,
Quittons ce bitume qui nous rend gris,
Nous abrutit et salit nos plumes.
Oh, toutes ces prairies,
Si près d'où je viens, si loin d'où je suis.
Si loin d'où je suis, si près d'où je viens.
Kaponz & Spinoza - Exil
chamallow - crocodile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anthea P. Iordanou
    c o m b a t i v e
    a . d . m . i . n

avatar

Date d'inscription : 19/01/2009
Nombre de messages : 918

Age : 34
Prénom/Pseudo : Hélène.

Divinité jouée : Athéna.
Pouvoir/Humanité Développée : Influence les esprits.

Emploi : Archiviste à l'office de tourisme.
Humeur : Gueule de bois.


GOT A SECRET
Âge du perso: 3379 ans ... ouch ! En paraît 22.
Relations:
Croyance:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: Phaedra C. Ôridanos __   Ven 6 Fév - 23:22

Bienvenue parmi nous.
Bon courage pour la suite de la fiche. Wink

_________________

Sur le fil du rasoir je déambule ma vie. Au fond d'un vieux tiroir, j'accumule mes envies. De la beauté du marbre, j'ai parfois la froideur mais c'est au bout d'un sabre, que j'accroche mon coeur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Phaedra C. Ôridanos __   Sam 7 Fév - 17:03

    Merci (:
    Ma présentation est terminée.
Revenir en haut Aller en bas
Anthea P. Iordanou
    c o m b a t i v e
    a . d . m . i . n

avatar

Date d'inscription : 19/01/2009
Nombre de messages : 918

Age : 34
Prénom/Pseudo : Hélène.

Divinité jouée : Athéna.
Pouvoir/Humanité Développée : Influence les esprits.

Emploi : Archiviste à l'office de tourisme.
Humeur : Gueule de bois.


GOT A SECRET
Âge du perso: 3379 ans ... ouch ! En paraît 22.
Relations:
Croyance:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: Phaedra C. Ôridanos __   Sam 7 Fév - 19:19

On voit ça entre admin et on te dit quoi. Wink

_________________

Sur le fil du rasoir je déambule ma vie. Au fond d'un vieux tiroir, j'accumule mes envies. De la beauté du marbre, j'ai parfois la froideur mais c'est au bout d'un sabre, que j'accroche mon coeur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Belen C. Kalligaris
    e l e c t r i c
    a . d . m . i . n

avatar

Date d'inscription : 19/01/2009
Nombre de messages : 1136

Age : 29
Prénom/Pseudo : Maëva

Divinité jouée : Artémis
Pouvoir/Humanité Développée : communiquer avec les animaux.

Emploi : monitrice de plongée
Humeur : Massacrante


GOT A SECRET
Âge du perso: 3356 ans. Dans cette vie, 27 ans.
Relations:
Croyance:
100/100  (100/100)

MessageSujet: Re: Phaedra C. Ôridanos __   Dim 8 Fév - 0:22

Validée. Wink
Très bon RP, et Xanthus a dit ok. =)

_________________


Oh, mon Egerie,
Quittons ce bitume qui nous rend gris,
Nous abrutit et salit nos plumes.
Oh, toutes ces prairies,
Si près d'où je viens, si loin d'où je suis.
Si loin d'où je suis, si près d'où je viens.
Kaponz & Spinoza - Exil
chamallow - crocodile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Phaedra C. Ôridanos __   Dim 8 Fév - 0:26

    Merci beaucoup =D
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Phaedra C. Ôridanos __   

Revenir en haut Aller en bas
 
Phaedra C. Ôridanos __
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
God Only Knows :: « Ouverture » :: S'inscrire dans l'imaginaire :: — Présentations refusées ou non terminées-
Sauter vers: