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 Round 1 [ Anthea ]

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MessageSujet: Round 1 [ Anthea ]   Lun 16 Mar - 15:31

Anthea P. Iordanou. & Olympià Stephanidis
. .
ROUND 1
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    Le soleil avait déjà amorcé sa descente et teintait le ciel de couleur orangé. La journée s'achevait et l'astre nocturne ne tarderait pas à prendre la relève. L'air marin s'engouffra dans mes poumons au moment où j'eus posée le pied dehors. Les rayons chaleureux du soleil caressèrent ma peau et je fermai les yeux afin de mieux profiter de cette sensation. Je détestais mon travail pour ça; je ne pouvais que très rarement quitter le hall d'entrée et je profitais de chacun de ces moments pour prendre l'air. Le reste du temps, j'étais confinée derrière un comptoir, à toujours répéter les mêmes mots de bienvenue. C'en était lassant. Heureusement que ces aspects ne m'apparaissaient guère couramment, car je crois que j'aurai quitté ce poste il y a longtemps. Ces journées où tout me semblaient ennuyant étaient, elles aussi, exceptionnelles. Et aujourd'hui faisait partie du lot, faisant ainsi paraître mes huit heures de travail encore plus longues qu'elles ne l'étaient déjà. Après avoir fait le plein de vitamine D, je me remis en route. Mes escarpins noires martelaient le sol et un bruit rythmée s'en dégageait à chaque pas. Je pressai quelque peu le pas, augmentant les claquements de mes souliers. Les passants étaient pratiquement tous armés de leur appareil photo et s'émerveillait devant tout. Les touristes étaient si impressionnables qu'il suffisait que je prononce quelques mots en grec pour obtenir des regards admiratifs, ce qui était loin de me déplaire. Je bifurquai à une intersection et m'engageai dans une petite rue déserte. Elles étaient rares, autant profiter du silence que cela m'apportait. Cette avenue n'était pas fréquentée pour la simple et bonne raison qu'elle était loin d'être accueillante. Le pavée était couvert de trou et les maisons était petites et en mauvais état comparativement aux belles villas les entourant. Bien qu'elles entachaient le magnifique paysage de Santorin, elles faisaient parti de mon décor. J'empruntai assez souvent ce raccourci pour me rendre à la Villa Théra, demeure de Thimothée. Le trajet me prenait moins de temps et il m'apaisait. Les vieilles habitations effrayaient les étrangers et les maintenaient éloigné de l'endroit. J'étais donc seule à déambuler dans cette allée.Bien vite, j'aperçus la villa,en partie camouflés derrière des arbres . Elle était imposante, mais d'une élégance remarquable. Elle se distinguait des autres maisons. D'autres villas étaient érigées aux alentours, mais elle en restait la plus belle. Je n'étais sans doute pas objective, mais ma perception n'était pas parfaite. Thimothée n'était pas le seul à habiter cette maison et la présence des autres occupants, l'une d'entre elle plus précisément, m'irritait au plus au point. Anthea P. Iordanou. Je me demandais souvent comment on pouvait être aussi bête qu'elle. Elle s'apprêtait à briser un mariage et ne semblait même pas s'en apercevoir. Et pas n'importe quel couple, celui de Psamathée, une amie plus que chère à mes yeux. Serrant les points inconsciemment, je grimpai rapidement le chemin qui menait à la villa. J'étais parfaitement consciente de la réciprocité de ma haine. Elle me détestait, tant mieux. Si l'agacement que je lui procurais pouvait l'amener à me haïr ainsi, je m'interrogeais sur les effets qu'aurait une véritable confrontation. Celle que j'attendais et que je souhaitais. Je connaissais suffisamment Psamathée pour savoir qu'elle n'en viendrait jamais aux poings avec cette garce, mais moi, je ne me gênerais pas. Avant même que je m'en aperçoive, j'étais sur le porche de la maison. L'ascension de la colline avait été aisée et, perdue dans mes envies de combattantes, je ne m'étais absolument pas rendu compte de la distance que j'avais parcourue. Je frappai à la porte et une voix dégoûtée, hargneuse, me pria d'entrer sans trop d'enthousiasme. J'ouvrai le battant, affichant un sourire plus qu'ironique.

      Heureuse de pourvoir te saluer maintenant, Anthea, car, enfin, tu sais, je serai sans doute trop occuper tout à l'heure.


    Je haussai les épaules de manière à lui démontrer que ma présence ici était dû à ses désirs à lui. Bien sûr, le miens pesaient également dans la balance, mais ça l'enragerait d'autant plus si elle savait que ce dont il avait envie, c'était moi. Mon sourire feignant la sérénité toujours bien encrée à mon visage, je me dirigeai vers la chambre de Thimothée sans prêter attention à sa repartie. Je l'entendis soupirer et espérai l'avoir exaspérer. J'avais la ferme intention de ne pas lui laisser la chance d'oublier mon existence. J'ouvrai la porte sans cogner comme à mon agaçante habitude et je la refermai beaucoup plus fort que nécessaire, laissant entendre le craquement du bois.

    ○○○


    L'obscurité nocturne avait envahi Santorin lorsque je décidai de sortir enfin de la chambre de Thimothée. Je n'avais pas eu l'intention de rester tard et pourtant, il avait réussi à me convaincre en évoquant des arguments plutôt convaincants.. Du lit, il me gratifia d'un sourire au moment où j'ouvrai le battant, puis le fermai. En me retournant, je vis Anthea ainsi que ses yeux curieux qui me scrutait de la tête aux pieds. J'avais les cheveux légèrement décoiffés et ça ne lui avait pas échapper visiblement. Elle savait en quoi consistait mes rendez-vous avec Tim', elle n'était pas stupide à ce point. Je vis un éclair de fureur passer dans ses prunelles, à moins que ce ne soit de la jalousie. Dans un cas ou dans l'autre, ça me réjouit. Un sourire arrogant se dessina tranquillement sur mes lèvres et je la fixai dans les yeux ce qui l'obligea à arrêter son examen de ma tenue et de plonger également son regard dans le mien.

      Alors, Anthea, passer une bonne soirée ?

    Comme elle était consciente des sentiments haineux que j'éprouvais envers sa personne, la carte de l'hypocrisie était une arme on-ne-peut-plus agaçante et j'en savais quelque chose. J'aimais bien l'irriter de la sorte, un divertissement plus qu'amusant selon moi. Elle cachait mal ses émotions et ses réactions étaient toujours trop visibles à son goût. Je fini par croiser les bras sous ma poitrine et relevai la tête.


[ désolée pour le titre, j'avais pas d'inspiration x) si t'en a un, t'as qu'à le changer =) ]


Dernière édition par Olympià Stephanidis le Jeu 19 Mar - 15:17, édité 3 fois
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Moĩrai

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MessageSujet: Re: Round 1 [ Anthea ]   Lun 16 Mar - 19:20

    BAM !! Voilà-t'y pas que Miss Athéna perd son pouvoir alors que selon toute vraisemblance, il aurait été fort utile.
    C'est con ça.
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Anthea P. Iordanou
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MessageSujet: Re: Round 1 [ Anthea ]   Mar 17 Mar - 16:32

    Elle qui ne supportait plus la présence des êtres humains, ces infâmes traîtres, ceux pour qui elle avait tant fait et qui l’avait laissé pourrir sur son mont Olympe sans l’honorer, elle considérait que sa villa qu’elle partageait avec quelques autres dieux déchus était le sanctuaire qu’ils avaient dû fuir la queue entre les jambes quelques siècles plus tôt. C’était une place où elle n’avait pas à supporter les mortels, ces lâches, ces sangsues qui vous prenaient jusqu’à la moelle de vos os. Où elle pouvait être elle-même, sans faux semblant, sans jeu d’acteur. Certes, il est vrai qu’à l’extérieur elle ne faisait pas beaucoup d’effort, écrasant de son arrogance et de sa supériorité n’importe quel être vivant osant venir l’approcher. Mais elle devait se forcer à se taire alors qu’elle avait envie de crier sur les toits sa qualité divine, à secouer les mortels pour qu’ils retrouvent foi en ceux qui avaient fait de leur misérable existence, rampante sur le sol aride de Grèce, une vie améliorée. Au sein de la villa Théra, elle pouvait être enfin elle-même, se laisser aller et sans crainte de révéler son existence. Dans la limite toutefois de la présence d’Hermès qui ne cessait de la pousser dans ses retranchements sans même s’en rendre compte.

    Ce dernier était dans sa chambre tandis qu’elle était en train d’analyser un reportage consacré au cataclysme qu’avait connu Pompéi. Cela la faisait presque sourire malgré le fait qu’à l’époque elle en avait versé quelques larmes. On changeait quand ceux sur lesquels on veillait vous tournaient le dos sans une once de remords. Les théories scientifiques et logiques exposées par le journaliste ne faisaient qu’accentuer sa malice. Savait-il que cela n’avait rien à voir avec la couche terrestre ? Que c’était juste une maladresse d’Héphaïstos qui avait laissé tomber son marteau dans cette lave en fusion ? Malheureusement, de brefs coups frappés contre la porte de la villa assombrirent immédiatement son humeur. Inévitablement, c’était un humain. Les dieux ne se formalisaient pas de ce genre de politesse pour pénétrer chez les uns et les autres. A force de vivre ensemble pendait près de cinq millénaires faisaient tomber toutes les frontières.

    « Entrez. » maugréa-t-elle malgré la volonté de laisser à l’extérieur cet inconnu qu’elle n’avait certainement pas envie de voir. Le seul humain dont elle pouvait supporter la présence et bien plus encore n’aurait jamais osé venir ici. Et elle l’aurait-elle voulu ?

    Mais lorsque la personne invitée pénétra la demeure à la classe et la modernité qui faisait envier de bien nombreux touristes richissimes, l’agacement profond d’Athéna se mua en une rage indéfectible. Nul n’ignorait la profonde inimitié qui existait entre les deux jeunes femmes. Alors que durant sa première existence, Penthésilée malgré son ascendance paternelle avait pu forger l’admiration de la déesse de la guerre, sa vie en tant qu’Olympià Stephanidis l’avait fait descendre en flèche dans son estime. Il était bien loin le temps où elle bataillait contre les hommes, ne les traitant qu’avec un mépris sans borne et aucune considération pour leur vie. Cela avait eu le mérite d’éveiller l’intérêt de la déesse à la vertu légendaire. Aujourd’hui, elle était une banale et pitoyable croqueuse d’homme. Elle ne démontrait plus aucune habileté guerrière si ce n’était dans le regard de flammes qu’elle lui lançait dès l’instant où elles avaient le malheur de se croiser, comme à cet instant même.

    Du moins c’était la thèse officielle qu’elle fournissait à ses proches. La vérité était qu’outre le fait qu’Olympià ne l’appréciait pas non plus, il s’agissait sûrement d’une pure jalousie. Mais pour qu’elle le reconnaisse, elle devait se lever de bonne heure. La relation que la demi-mortelle entretenait avec Hermès était exactement le genre de chose qu’elle ne comprenait ni ne supportait pas. Le simple désir de chair ne menait jamais à rien de bon, si ce n’était la décadence la plus pure. La jeune femme se contenta de jeter un regard glacial à la mortelle sans faire la moindre réflexion sur les performances de sport en chambre de celui avec qui elle vivait. Pensait-elle réellement la choquer ? Mettre en avant leur relation face à celle plus complexe qui unissait les dieux déchus ? Pensait-elle le connaître ? Avoir des droits dessus ? Assurément, elle prenait ses désirs pour des réalités. Et outre le fait qu’elle en avait envie, elle était bien résolue de se rapprocher davantage de l’employeur de la demoiselle. Histoire de lui rendre la monnaie de sa pièce sans s’abaisser à son rang.

    Et elle monta le son de la télévision.

    ***


    La nuit ne fut pas de tout repos. Comme d’habitude, elle avait du mal à trouver le sommeil. Elle mit ceci sur le compte de ses craintes pour le futur peu reluisant dont disposait les dieux déchus. Mais la vérité était qu’elle avait guetté le moindre bruit, effrayée à l’idée de l’entendre résonner à ses oreilles, provenant de la chambre proche d’Hermès. Finalement alors que le soleil n’avait pas encore décidé d’illuminer de ses rayons bienfaiteurs l’île de Santorin, elle s’était levée. Elle avait revêtu une large chemise blanche sur son short et avait ouvert la large baie vitrée qui offrait une vue vertigineuse jusqu’à l’océan. Installée sur la table de la salle à manger, elle était en train de grignoter des raisins blancs tout en parcourant les lignes noires de caractère du journal local.

    Le mouvement issu de la chambre d’Hermès lui fit redresser la tête pour poser son regard peu amène sur la jeune femme qui en sortait. La détaillant de bas en haut, sa tenue négligée, ses cheveux dans un désordre post-coït, elle émit un petit son méprisant face à sa réflexion et reposa à nouveau son regard sur le journal qui s’étalait sur la table, comme si elle n’était même pas présente, du moins comme si elle n’était pas digne d’intérêt pour que sa divine personne daigne lui adresser la parole.

    « Toujours meilleure que la tienne, dans tous les cas. » répliqua-t-elle avec un mépris sans borne.

    Elle tourna la page avant de relever la tête vers la banale mortelle. Qu’est ce qu’il pouvait bien lui trouver ? Elle n’avait rien de bien éblouissant. Un peu trop masculine. Et bien trop petite. Athéna plongea son regard dans celui de la jeune femme et y mettant tout son pouvoir de persuasion, ne souhaitant pas devoir subir la conversation et la présence de cette donzelle, lui murmura :

    « Mais ce qu’il y a de bien c’est que tu vas prendre tes affaires et partir de chez moi … tout de suite. »

    Mais rien. Allait-elle devoir encore attendre quelques instants pour qu’il ne pose et influence sans possibilité de résister l’humaine ?

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MessageSujet: Re: Round 1 [ Anthea ]   Jeu 19 Mar - 15:11

    Habituellement, les actes des autres ne représentaient aucun intérêt pour moi. Leur vie m'importait peu et ce qu'ils en faisaient les regardaient. Habituellement, leurs décisions ne m'affectaient que si elle me concernait directement. Leur destin était insignifiant tant et aussi longtemps qu'il ne se mettait pas en travers du mien. Seulement, cette fois, c'était tout autre chose et mon indifférence ne m'était plus permise. Psamathée méritait d'être heureuse et je ne pouvais me résigner à laisser les choses se régler d'elles même, sachant que la fin avait cinquante pourcent de chance de mal se terminer. Cléanthe et elle étaient faits l'un pour l'autre et personne ne pouvait contester cet amour dès lors qu'on les avait vu agir en présence de l'autre. Ils bougeaient en fonction de leur époux, de manière synchrone. Un seul corps n'aurait pu être aussi coordonné. Ils gravitaient autour de leur âme-soeur de façon tout à fait naturelle. Cléanthe la couvait de yeux aimants et la chérissait sans doute plus que sa propre vie et Psamathée ne rayonnait autant que lorsqu'il répondait présent auprès d'elle. Toutes ces preuves évidentes me suffisaient à croire que rien ne devait empêcher cet amour d'être . Absolument rien et surtout pas une grande brune colérique. Dans cette histoire, rester à l'écart signifiait laisser ma meilleure amie sans défense devant Anthea et je ne pouvais le tolérer. La seule idée de voir la petite Psamathée, si calme et si discrète, confrontée à la femme envers qui je nourrissais une haine incalculable m'emplissait d'une rancoeur encore plus incandescente.

    Même si je détestais avoir son expression hautaine sous le nez, la satisfaction de l'embêter en valait la peine et mes visites à la villa trouvaient une deuxième raison d'être. Je ne m'étais pas aperçue que la nuit était si avancée. À cet instant, seule la faible lueur du plafonnier éclairait la cuisine. Anthea ne leva la tête de son journal que pour s'assurer de l'identité de la personne qui venait à elle. Elle parut visiblement déçue et irritée de me voir toujours sous son toit. Je ne m'étais pas départie de mon sourire innocent et la fixai toujours. Mon sourire s'étira un peu plus lorsqu'elle affirma avoir passer une meilleure soirée que la mienne.. Elle pouvait bien se mentir si ça lui permettait de dormir paisiblement . Et par en juger sa tenue, elle n'avait pas trouver le sommeil. Ou nous avions été trop bruyants, ce que je souhaitais.

      Je ne parirai pas là-dessus à ta place. Tu pourrais être surprise.


    Je lui adressai un clin d'oeil mesquin. Elle tourna violemment la page et je souris. La voir ainsi était si divertissant que je ne me lassai jamais de lui lancer des flèches, sachant que tôt ou tard, elle devrait réagir et peut-être même en venir aux mains, et qu'à ce moment là, ce serait elle la perdante. Je cherchais la bataille et j'attendais patiemment de trouver le sujet qui la ferait sortir de ses gonds une bonne fois pour toute. Ce n'était pas seulement un petit jeu dans le but d'emmerder quelqu'un. J'espérais qu'elle comprenne mes motivations et qu'elle saisisse que s'immiscer dans le mariage des Odusseùs réduisait considérablement ses jours dans notre monde. Elle me détaillait des yeux, une fois encore. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien chercher ? Je ne tardai pas à avoir la réponse.

      Chez toi ? Je crois savoir que tu n'es pas la seule à habiter ici et qu'une personne que tu connais bien aimerait me voir rester. D'autant plus, je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi contrairement à ce que tu semble croire.


    Elle avait exprimer son souhait de me voir partir avec une sorte d'étrange éclat dans les yeux, comme si elle était persuader que j'allai obéir à ses ordres et obtempérer sans broncher. Le fait que je n'ai toujours pas bouger la déstabilisait visiblement. Contrairement à ce que j'avais eu l'intention de faire quelques minutes plus tôt, il n'était plus question que je quitte ces murs. Elle se croyait si supérieure à moi que j'aimais lui prouver qu'elle avait tord. J'aurai très bien pu sortir de la maison et rejoindre ma demeure, mais Anthea m'avait servi une excuse sur un plateau d'argent que je ne pouvais refuser. Ses yeux parurent interrogés et je remarquai une pointe de panique traverser son regard. Elle ne se préoccupait plus de son journal et avait plonger son regard marron dans le mien. Je le soutenais. J'eus l'étrange sensation qu'elle essayait de pénétrer dans mon crâne, recherchant sans doute pourquoi je restai ici alors que plus rien ne m'y obligeai, mis à part l'orgueil. Intéressant. Cette conversation allait être distrayante, je le sentais.


[ Désolée, c'est plutôt court, mais je m'en voulais de te faire attendre. Je me rattraperai au prochain post, promis. & au passage, bonne fête (L) ]
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Anthea P. Iordanou
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MessageSujet: Re: Round 1 [ Anthea ]   Ven 20 Mar - 17:53

    Un beau gâchis. Voilà la manière dont elle n’envisageait plus que l’ancienne amazone. De ses instincts guerriers, ne lui restait que la sauvagerie de son père qu’elle retrouvait dans le regard de feu que cette dernière était en cet instant précis en train d’incendier les traits toujours aussi calmes et impassibles de la déesse de la sagesse. Dans cette vie, elle avait davantage pris de sa mère dans son affection qui la liait aux hommes, une forme d’amour basique et sans sens véritable autre que la satisfaction des besoins primaires et animaux. Elle aurait pu devenir une mortelle, enfin une demi-mortelle intéressante plutôt que ce ramassis des pires défauts de ses créateurs. Quoique Athéna ne leur ait jamais trouvé une quelconque qualité officiellement, il fallait avouer qu’Arès démontrait une vaillance et un courage qui ne s’abaissait jamais à des coups bas, contrairement à son alter ego guerrier pour qui la fin justifiait les moyens, y compris la traîtrise. Tandis qu’Aphrodite, la déesse déchue commençait à peine à la connaître et devait reconnaître qu’elle n’avait pas son pareil pour illustrer la kyrielle de sentiments qui pouvaient assaillir les mortels. Et les dieux aussi. Elle en avait l’illustration ravivée dans cette existence précise. Ravivée ou renforcée ? Etant donné le regard noir qu’elle lançait en cet instant précis à la partenaire occasionnelle d’Hermès, il ne s’agissait sans doute plus de la seconde solution.

    Elle pourrait être surprise. Mais bien évidemment. Anthea roula des yeux vers le ciel en ne dissimulant pas le soupir condescendant, preuve des sentiments méprisants qui l’assaillaient face à cette affirmation. Un tel acte était tout bonnement répugnant. L’imbrication des êtres dans un désordre inextinguible sans possibilité de deviner qui était où et quoi était qui la laissait de marbre et ne provoquait en elle que vaguement un haut de cœur. D’accord pour préserver la misérable espèce humaine à la mémoire bien trop courte, mais pour le plaisir on repassera. Rien ne valait la satisfaction d’une victoire. L’extase délicieuse dans laquelle on venait à bout d’une solution difficile et que beaucoup s’était complu à définir comme sans issue. La jouissance de la découverte d’une nouvelle invention qui révolutionnerait l’existence. Non à côté de ça, les soi disant plaisirs de la chair ne valait pas le poids.

    « Je suis chez moi. Et tu n’y es pas la bienvenue. » gronda-t-elle sans accorder plus d’attention au reste de ses affirmations. Du moins, en s’efforçant de ne pas les entendre. Elle n’avait pas besoin d’écouter une fois de plus les liens qui reliait l’ancienne amazone à l’ancien dieu. Comment cela avait-il pu arriver ? Elle comprenait aisément que certains puissent se retrouver dans d’autres vies. Qu’il était quelque peu logique qu’Asclépios gravite autour de son père. Qu’Harmonie n’éveille à nouveau l’intérêt de ses parents. Que le descendant d’Ulysse n’éveille en elle-même des sentiments qu’elle pensait avoir consciencieusement enfouie à l’abri de la curiosité d’Aphrodite et de l’intérêt d’Hermès. Mais Penthésilée n’avait jamais eu aucune sorte d’affaire avec le dieu messager que ce soit dans la première vie ou dans les suivantes. Alors qu’est ce qu’il l’avait poussé à tenter l’expérience, si ce n’est l’ennuyer ? Alors même qu’il ignorait que ce genre de relation l’horripilait plus que celles que pouvait avoir Appollon. Le mystère demeurait.

    Tout comme demeurait la frustration de ne pas la voir s’exécuter. Elle en conçut une rage plus violente, plus mûre encore que ce qu’elle n’avait jamais ressenti à l’égard de la demi-mortelle. Elle n’y était pour rien après tout si la déesse et ses comparses perdaient chaque jour de leur force et de leur pouvoir. Mais elle en était la résultante immédiate. Athéna n’appréciait pas ce mouvement de rébellion. Son pouvoir d’insinuation allait-il encore mettre quelques temps avant de se mettre en place plutôt que de s’imposer immédiatement. C’était véritablement fâcheux. Mais plus qu’étonnant, alors qu’Athéna donnait toute la force toute la puissance à ce que était le seul trait d’union, non seulement Olympià ne s’exécutait pas mais qui plus est prenait une attitude de défi, bien décider à rester ancrée ici même. Les sourcils froncés, la colère l’entoura d’une aura dévastatrice mais n’étant pas entièrement tourné vers la jeune mortelle, Anthea se redressa et s’approcha menaçante, grommelant avec une intensité digne d’une conversation avec le père légendaire de la jeune femme :

    « Sors de chez moi. »

    A cet instant précis, le soleil se levait doucement mais sûrement de l’autre côté de la villa, opposée à la vue plongeante et étourdissante vers la mer. Il frappa de ses rayons encore timides mais francs les deux jeunes femmes, posant un halo dorée sur elles et fit cligner des yeux la déesse déchue. Cette dernière ne lâcha pas du regard la demoiselle avant de se figer en se rendant compte de ce qu’il s’était passé. Le cœur battant à tout rompre, elle coula un regard sur l’ombre de sa silhouette projetée au sol, à côté de celle d’Olympià et soudain réalisa que le temps d’incubation de ses ordres était passé depuis longtemps. Même pour cette vie. Il ne pouvait pas se déliter en aussi peu de temps tout de même. La panique s’empara clairement de ses traits et elle ne fit plus attention à la misérable humaine, focalisant cette dernière sur cette ombre qui la terrifiait et qu’elle n’avait même jamais vu jusqu’à présent en plus de 4000 ans d’existence.

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